Recette – Cannelés bordelais

Un petit délice que j’ai découvert il y a quelques mois et que j’ai voulu reproduire à la maison.

Après plusieurs tests pour THE cuisson. Suite à de délicieuses dégustations, voici LA recette !

Les ingrédients

Ingrédients pour 30 petits cannelés :

  • 2 cuillères à soupe de rhum
  • 1 cuillère à soupe (peu remplie) de vanille en poudre ou 3 gousses de vanille entière
  • 62 cl de lait d’avoine
  • 3 œufs entiers Poulehouse
  • 3 jaunes d’œufs Poulehouse
  • 125 g de farine
  • 312 g de sucre en poudre
  • 62 g de beurre demi-sel

La recette

  1. Faites chauffer le lait, le beurre et la vanille dans une casserole jusqu’à ébullition. Cela va permettre de bien diffuser la vanille et de faire fondre le beurre.
  2. Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre, les oeufs entiers et les jaunes d’oeufs.
  3. Incorporer petit à petit le lait, la vanille et le beurre à la préparation précédente dans le saladier. Une fois que vous avez obtenu un mélange homogène, laisser refroidir.
  4. Ajouter ensuite le rhum puis réserver au frais pendant au moins une heure.
  5. Bien beurrer les moules, puis les réserver au frais pour le que le beurre saisisse.
  6. Une fois que tout à bien pris au réfrigérateur, préchauffer le four à 220°C pour des moules en silicone. Remplir les moules à cannelé à la moitié. Ils ont besoin de place pour grandir !
  7. Enfourner 15 minutes à 220°C (moules en silicone) sans ouvrir le four. Cela va permettre d’obtenir une belle croute croustillante.
  8. Baisser ensuite le four à 160°C et laisser cuire 50 minutes de plus.
  9. Démouler les cannelés tout juste sortis du four et laisser refroidir. Oui, je sais, pas simple de se retenir de les dévorer après autant d’attente…
  10. Dernière étape, mais pas des moindres, DEGUSTER !

Bon appétit !

Délicieusement vôtre

La (sur) pêche, des chiffres hallucinants et méconnus

Entre 31 700 et 79 270 poissons sont tués par seconde, vous l’aurez compris, aujourd’hui nous allons parler de la pêche.

Quand je vous dis ça, vous avez surement l’image calme et paisible du pêcheur qui a fixé ses cannes à pêche sur le sol, en attendant que ça mordre. Quelqu’un de passionné et proche de la nature qui vient presque plus pour profiter du cadre que pour attraper un poisson.

La pêche, celle qui vous nourri et qui rempli les étales des supermarchés, ce n’est pas du tout (mais alors pas du tout) cela.

Commençons par le commencement, les chiffres de la pêche et la réalité qui se cache derrière.

Les chiffres de la pêche

D’après le rapport de la FAO (Organisation mondiale des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) intitulé La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture datant de 2020,

96.4 millions de tonnes de poissons ont été pêchées en 2018, soit entre 1 000 milliards et 2 500 milliards de poissons, tués par décompression et suffocation. Ce qui m’a choqué lors de l’étude des chiffres, c’est que les calculs sont faits en tonnes et non pas en nombre d’individus, ce qui montre une volonté d’occulter le vivant.

Ce ne sont que les chiffres officiels, qui ne prennent pas en compte :

  • les poissons capturés illégalement,
  • les poissons capturés accidentellement et jetés,
  • les poissons morts après s’être échappés des filets,
  • « la pêche fantôme » par des engins de pêche perdus ou abandonnés,
  • les poissons capturés comme appâts pour l’usage personnel des pêcheurs mais non enregistrés,
  • les poissons capturés pour servir de nourriture, entiers ou en morceaux, dans les élevages piscicoles ou de crevettes, mais non enregistrés,
  • toutes autres captures non enregistrées ou non déclarées. (source : cahier anti-spécistes)

Planetoscope estime que 7,3 millions de tonnes de poissons ont été rejetés à la mer, la WWF elle estimait en 2009 38.5 millions de tonnes. Il faut ajouter à cela entre 13 et 28 millions de tonnes qui sont pêchées de manière illégale ou non déclarée. Soit presque 1/3 de la pêche légale dans le monde.

La revue Science a exploité des données satellites et en a conclu que minimum 55% de la surface des océans dans le monde était ratissée à cause la pêche. La couverture satellite mondiale n’étant pas parfaite, on estime que la réalité est plutôt autour des 73%.

Répondre à la demande des consommateurs

Les raisons de ces chiffres hallucinants sont simples : la loi de l’offre et de la demande.

On note une croissance de 5.4% du nombre de poissons pêchés par rapport à la moyenne des trois années précédentes. En effet, en 2018, la consommation de poisson est estimé à 20.5kg par habitant et par an.

Les pays les plus friands de pêche de masse sont respectivement :

  1. La Chine,
  2. L’Indonésie,
  3. Le Pérou,
  4. L’Inde,
  5. La Russie,
  6. Les États-Unis
  7. Le Viet Nam

Ils représentent à eux 7, 50% de la pêche de capture dans le monde.

Définition pêche de capture : Prélèvement de ressources vivantes présentes naturellement tant dans des environnements marins que d’eau douce. (source : Green Facts) Elle s’oppose donc à l’élevage.

Toujours d’après la FAO, 82% des navires de pêche mesurent moins de 12 mètres, 67 800 navires mesurent plus de 24m mais ce sont eux qui approvisionnent nos étals. (source : FAO)

En Chine un ancien pétrolier nommé Lafayette mesure 229m et compte 300 employés à son bord.. (source : Comment j’ai arrêté de manger des animaux – Hugo Clément)

En gros, 1% des navires pêchent 50% du poisson mondial. L’image trop largement véhiculée par nos industriels, du petit pêcheur qui brave vents et marées pour ramener quelques dizaines de poissons, est complètement fausse.

D’ailleurs, la FAO alerte les consommateurs concernant la pêche intensive qui ne permet pas un renouvellement de la biomasse. Elle met en garde contre des mesures politiques et règlementaires insuffisantes.

Les techniques de pêche

Passons les histoires de pêche à la dynamite, à la cyanure ou encore électrique. Si ces techniques existent toujours, elles sont marginales et vouées à disparaitre car interdites. Je vais rester très factuelle et vous délivrer du contenu pour mieux comprendre la cruauté des techniques de pêche.

Pêche à la palangre : La pêche à la palangre est une technique dite dormante car une fois installée, les pêcheurs n’ont plus qu’à attendre que le poisson soit appâté. Suivant les espèces recherchées, la palangre peut être calée à différentes profondeurs: palangre de fond ou à proximité du fond (démersale), en pleine eau (pélagique) ou mixte. Sa longueur totale peut varier de quelques dizaines de mètres à plusieurs kilomètres, et le nombre d’hameçons peut atteindre plusieurs milliers. Autant dire que n’importe quel animal marin peut tomber dans le panneau..

Par exemple : une palangre à espadon capture également plusieurs espèces de thon et de requins.
Selon les mers fréquentées, des tortures peuvent mordre aux hameçons. Dans certaines conditions, les palangres de fond peuvent prendre des oiseaux marins, attirés par les appâts lors de la mise à l’eau de la palangre.

Les filets maillants : Les filets maillants sont constitués d’une nappe rectangulaire déployée verticalement dans l’eau. Lorsque le filet reste sur le fond, on parle de filet calé. Celui-ci est mis à l’eau depuis le navire en plusieurs sections de quelques kilomètres. La longueur totale peut atteindre cinquante kilomètres.

Lorsque le filet est positionné à proximité de la surface, on parle de filet dérivant. Mis bout à bout, les filets peuvent atteindre plusieurs dizaines de kilomètres. Cette méthode est dite passive, ce sont les poissons qui viennent se prendre dans les filets.

Les filets peuvent être perdus sur le fond. Ils deviennent alors des filets fantômes. S’ils sont perdus à de plus grandes profondeurs, ils peuvent continuer à pêcher pendant plusieurs mois voire plusieurs années.
Des cétacés (marsouins, dauphins, etc.) peuvent aussi être capturés par ces filets.

Le chalutage pélagique : C’est un filet remorqué qui évolue en pleine eau, entre la surface et le fond. Comme pour le chalutage de fond, il existe des chaluts pélagiques simples remorqués par un seul navire et des chaluts-bœufs tractés par deux chalutiers. Le chalut pélagique est, en général, beaucoup plus grand que le chalut de fond. Sa partie antérieure est faite de simples cordages ou de très grandes mailles, qui rabattent les bancs de poisson vers la partie postérieure du filet. Des dommages collatéraux peuvent avoir lieu (évidemment), notamment les cétacés qui peuvent être capturés.
Cette technique participe aux risques de surexploitation.

Le chalutage de fond : Les chaluts sont de grands filets de pêche coniques en forme d’entonnoir, remorqués soit par un navire (chalut simple) ou deux navires (chalut en bœuf). Un chalut peut faire jusqu’à 150 mètres de large pour les navires-usines et capturer 60 tonnes de poissons en 20 minutes. Les bateaux peuvent les traîner jusqu’à 3 heures et racler jusqu’à 1 500 m de profondeur et détruire les fonds marins.

D’après l’Ifremer, cette technique :

« manque de sélectivité. Dans la majorité des pêcheries, cet engin capture simultanément plusieurs espèces de dimensions et de morphologie différentes. Même s’il ne pénètre pas le sédiment, le chalut de fond détériore les habitats et les organismes posés sur le fond. »

Ifremer

Les sennes : Ce sont des filets rectangulaires utilisés en surface pour encercler des bancs de poissons. Les sennes tournantes peuvent dépasser une longueur d’un kilomètre pour une hauteur de 100 à 200 mètres. Le principe est d’encercler le banc de poissons préalablement détecté au sonar. A la fin de l’encerclement et pour éviter la fuite des poissons par le fond, le filet est fermé par le bas. Si les espèces capturées ne sont pas les bonnes et que la pêche est interrompue, la mortalité des poissons stressés, voire blessés, peut être élevée. Ce problème, baptisé en anglais « slipping », correspond en fait à une forme de rejet.

Sources : IfremerL’ExpressPavillon FranceFAO

Les poissons ressentent la douleur

Je ne vais pas m’étendre trop sur le sujet, je profiterais d’un prochain article pour entrer dans le détail mais il est important d’apporter un peu d’éclairage.

La pêche n’est régie pas aucune loi ou convention traitant du bien-être animal. Non seulement la capture des poissons peut aller de quelques heures à quelques jours en fonction de la technique de pêche mais en plus leur agonie est lente et douloureuse.

La plupart des poissons vont mourir écrasés par leurs compagnons de malheur, asphyxiés, parfois congelés ou éviscérés vivants. Les captures provoquent du stress et de nombreuses blessures. Une fois les poissons remontés sur les bateaux ils ne sont pas assommés et leurs agonie peut durer de 25 minutes à 4h.

S’il faut encore le préciser, je vais le redire : Les poissons sont des êtres sensibles, qui ressentent la peur et la douleur. Ce sont aussi des êtres complexes et intelligents, dotés de mémoire à long terme, de mémoire spatiale et de mémoire des événements. Ils créent des liens sociaux et se reconnaissent entre eux, il existe une hiérarchie et ils apprennent les uns des autres.

Les espèces de poissons chasseurs peuvent d’ailleurs coopérer inter-espèce pour attraper leurs proies et faire preuves d’intelligence machiavélique.

Ils ne méritent pas le sort qu’on leur réserve et ils ne méritent pas qu’on les réduisent à de la nourriture qu’on pèse en tonne, ce sont des individus que l’on massacre.

Il est urgent de réagir

D’après la communeauté scientifique, 1/3 des stocks mondiaux de poisson est prélevé des océans à un rythme insoutenable. (source : Global fishing watch)

80 % des stocks de poisson pour lesquels on a des estimations, sont pleinement exploités ou surexploités. Un chiffre pour le moins inquiétant.

Les poissons ne sont pas présents dans les mers et rivières uniquement dans le but de finir dans nos assiettes. Ils ont un rôle dans l’écosystème dans lequel ils vivent et la dérégulation entraine forcément des réactions en chaîne.

Les experts de l’Université de Kiel ont mené une étude sur la pêche et la désertification en cours des océans. Leur constat est que (seulement!) 3 espèces de poisson sur 54 ont un « stock » à la taille requise, permettant de reconstituer ou maintenir une population de poisson. La conclusion : Si on arrête tout de suite la surpêche, une pêche durable ne sera pas possible avant 2040… (source : planetoscope)

Comble de l’illogisme (et toujours d’après la FAO), chaque année 35% des poissons élevés ou pêché dans le monde sont perdus ou gaspillés.

Les océans absorbent la moitié du carbone présent dans l’atmosphère via les puits de carbone, grâce aux planctons, aux poissons, aux coraux et aux cétacés.. Les puits de carbones sont des entités qui permettent de piéger le CO2 et ainsi de limiter l’effet de serre. D’après une étude parue dans Science, les poissons contribueraient entre 3 et 15% à ces puits de carbones (certaines études disent plus). La surpêche et la surexploitation des ressources naturelles vont donc de paire avec le réchauffement climatique.

J’espère que cet article vous aura éclairé et permis de mieux comprendre les enjeux éthiques et climatiques liés à la pêche. Si vous voulez allez plus loin je vous propose une émission sur la surpêche diffusée par Arte.

Dahl de lentilles

Envie de partie en voyage ? Voici une jolie recette qui transportera vos papilles en Inde !

Temps de préparation : 15 minutes

Temps de cuisson : 20-25 minutes

Ingrédients

Cette recette est calculée pour 2 personnes

  • 125 g de lentilles corail
  • 100 g de riz
  • 100g de concentré de tomates ou sauce tomate (c’est le moment d’utiliser les pots qui trainent)
  • 10cl lait de coco
  • 2 oignons
  • 3 gousses d’ail
  • Gingembre
  • Coriandre
  • Cumin
  • Curcuma
  • Piment
  • Sel, poivre

Recette

  1. Faites tremper les lentilles corail dans de l’eau froide le temps d’éplucher et de couper les oignons et les gousses d’ail.
  2. Faites revenir les oignons et l’ail dans une casserole (ou une poêle profonde) avec de l’huile de cuisson jusqu’à ce qu’ils dorent.
  3. Egouttez les lentilles.
  4. Ajoutez à votre préparation la sauce tomate, les lentilles et les épices (je vous conseille d’en mettre une une cuillère à soupe de chaque pour commencer puis d’ajuster en fonction de votre goût – moi qui aime manger épicé je mets entre 2 et 3 cuillère à soupe de chaque)
  5. Ajoutez deux fois le volume d’eau des lentilles et portez à ébullition. Comptez environ 20 minutes de cuisson. Vous pouvez retirer la casserole du feu dès que la préparation aura réduit et que les lentilles auront bu. Ajustez les épices selon vos goûts.
  6. En parallèle faites cuire votre riz.
  7. Une fois prêt, versez un peu de lait de coco sur votre riz et servez avec vos lentilles.

Bon appétit !

Délicieusement votre

L’impact des associations de protection animale sur la consommation de produits issus d’animaux en France : le cas L214

Récemment diplômée d’un Master d’école de commerce, j’ai eu l’occasion d’écrire un mémoire sur la consommation d’animaux en France et sur l’impact que les associations peuvent avoir sur les consommateurs.

Cet article sera donc, vous l’imaginez, plus long que d’habitude mais il pourra surement rassasier les plus gourmands sur la question de l’évolution des modes de consommation.

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Recette : Caramel beurre salé

Une recette rapide et simple (oui oui, c’est promis!) pour réussir à tous les coups cette spécialité bretonne.

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Leçon du jour – Bonheur simple

Aujourd’hui il fait beau et je décide, après un bon repas, de me poser sur ma terrasse au soleil. Je me suis préparé une bonne infusion d’aloé vera et me suis installée confortablement sur le canapé extérieur.

Évidemment je suis vite rejoins par mon chien qui s’est fait sa place sur le canapé et par le chat qui s’est étalé de tout son long sur la petite table basse.

J’ai tout de suite le réflexe de prendre mon portable et de trainer dessus, sans raison particulière, juste à cause de cette habitude malsaine qui s’est installée au fil des années. Absorbée par mon écran je ne vois rien d’autre.

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Le militantisme au quotidien

Récemment j’ai eu une amie au téléphone, à la base c’était un appel de courte durée qui s’est transformé en deux heures passionnantes sur le militantisme au quotidien.

Nous sommes toutes deux très impliquées dans diverses causes qui nous tiennent à cœur, et avons rapidement été identifiées par notre entourage comme des militantes.

Un rôle pas forcément simple tous les jours parce qu’on est sans cesse challangé.e.s sur nos choix, nos connaissances et nos motivations.

Supporter les questions incessantes

Etant végétarienne, pas un repas en société ne se passe sans que l’on me demande le pourquoi du comment. Que je me soit faite toute discrète, ou que j’ai demandé spécifiquement un plat végétarien.

Alors je ne sais pas vous, mais je ne trouve pas cela facile d’avoir tout le temps l’impression de devoir se justifier. Cela va des questions plus ou moins indiscrètes, aux provocations; de la part de ma famille, de mes amis ou de parfaits inconnus.

  • Pourquoi es-tu végétarienne ?
  • Tu n’aimes pas la viande ?
  • Et le lion, tu vas lui dire de ne pas manger la gazelle dans la nature ?
  • C’est naturel de manger de la viande, on le fait depuis le début de l’humanité !
  • Regarde ce bout de saucisson, il te donne pas envie ? Allez mange !
  • Pourquoi tu te marginalises ?
  • Et les carences alors ?
  • De toutes façon on les élève pour ça !

Bon, vous aurez compris, et vous avez surement été dans le même cas, mais cela n’est vraiment toujours simple à gérer.

J’ai pris l’exemple du végétarisme parce que l’alimentation est jugée comme sacrée et le fait que je ne fasse pas comme la « norme » (actuelle) est source d’interrogations. Tout militantisme en est la cible.

La réaction des autres est à la fois fatigante (et presque décevante : la négativité, parfois même les absurdités et les provocations), et une belle opportunité.

En effet, même si une cause nous tient à cœur, on n’a pas forcément envie de se la ramener tout le temps. Quand les autres nous ouvrent une porte, c’est l’occasion pour nous de nous y engouffrer. Les questions peuvent permettre d’ouvrir le débat et d’échanger les points de vue de chacun, ce qui peut être source de changement.

Mon petit conseil

Rester ouvert.e, essayer de répondre au maximum sans s’énerver et s’avoir ironiser pour détendre uen atmosphère parfois tendue. Par le dialogue et l’écoute on peut tous y gagner.

Surtout ne pas répondre quand on ne sait pas, et ne pas hésiter à rediriger les gens vers des sources fiables et chiffrées qui rassureront par leur légitimité. Nous ne sommes pas expert.e.s, nous sommes militant.e.s, et surtout humain.e.s nous avons le droit à l’erreur. Nous avons le droit de ne pas connaitre. Les personnes en face sont bousculées par nos discours, il faut garder la tête froide et faire de notre mieux pour défendre notre cause dans le respect de chacun.

Représenter la perfection à tous points de vue

Je ne sais pas vous, mais depuis que j’ai pris en main mon impact sur le monde qui m’entoure, j’ai l’impression que les autres ont des attentes irréalistes envers moi.

Au début de mon végétarisme, je mangeais encore du poisson. J’ai eu besoin de faire les choses par étapes, c’était mon rythme. Visiblement, les autres n’étaient pas du même avis. Je n’avais pas le droit de ne faire les choses qu’à moitié : si je ne mange plus de viande, je ne mange plus de poisson, c’est tout, sinon je ne suis pas logique.

Maintenant que je ne mange ni viande, ni poisson, je réduit petit à petit les produits laitiers (source de souffrances pour les animaux exploités). Encore une fois, que n’ai-je pas fais en n’arrêtant pas tout d’un coup !

Quand j’y pense, je trouve cela injuste parce que j’avance à mon rythme vers mes idéaux. Je fais de mon mieux pour la planète et pour les animaux en adoptant des habitudes alimentaires et de vie plus écologiques et éthiques. Comme on dit Rome ne s’est pas faite en un jour !

Mon analyse, c’est que mes actions bousculent mes proches, et que pour éviter de se remettre en question et de commencer à changer les choses, ils contre-attaquent en me montrant tous les illogismes de mes actions. Un mécanisme de fuite.

Je sais bien que je ne suis pas parfaite, et je ne le serais jamais, mais j’aspire à m’améliorer chaque jour et à avoir un mode de vie plus respectueux de ce(ux) qui m’entoure(nt). Si je peux inspirer le changement chez les autres j’en serais très contente mais je ne souhaite pas me positionner comme un model à suivre.

Mon petit conseil

Ne pas se formaliser de ce qu’on peut nous dire mais se remettre en question. Si on nous fait remarquer qu’il nous reste pleins de choses à améliorer, c’est une vérité. Peut-être que sans s’en rendre compte on se la raconte un peu aussi, tout n’est pas de la faute des autres. Il faut rester humble et avancer chacun son rythme vers ses idéaux.

Etre frappé.e par le syndrome du messie

Je vais reprendre encore et toujours mon combat pour le bien-être animal comme exemple.

Les conditions d’élevage et d’abattage des animaux dits de rente sont horribles, mais cachées au maximum pour que le grand public continue à consommer sans se poser de questions. C’est surtout grâce à des associations de protection animale que le débat à pris place dans l’espace médiatique.

Le jour où j’ai enfin ouvert les yeux (le jour où j’ai réussi a vaincre cette saleté de dissonance cognitive), j’ai tout de suite eu envie d’ouvrir ceux de mon entourage.

Pourquoi ? Parce que j’ai eu l’impression que j’avais perdu trop de temps, tué trop d’animaux avant de m’en rendre compte. L’élevage intensif étant aussi lié à l’écologie, il y a urgence.

Je voulais aider mon entourage, les réveiller de ce sommeil, de cet état de semi-conscience dans lequel j’étais. Parce qu’une fois avertie, je me suis sentie bête, coupable, triste et dans l’incompréhension. Pourquoi je ne m’étais pas rendue compte de mes actes avant !

J’ai voulu les « sauver », leur éviter de continuer à « mal faire » et donc j’informais le maximum de gens de tout ce que j’avais appris en les pressant. Parce toutes les 10 secondes, 5 000 animaux terrestres et marins sont abattus, rien qu’en en France, et qu’il faut changer ça vite. Parce que chaque seconde la Terre s’étouffe un peu plus et qu’on n’a pas le temps d’attendre que ça devienne irréversible.

Sauf que, détail important, tout le monde n’est pas prêt à changer du jour au lendemain, à entendre et processer ce qu’on leur dit.

Pour que j’assimile ce que j’avais appris et que je change, il s’est passé de longs mois.

Certains change tout du jour au lendemain, certes, mais moi il m’a fallut du temps, que j’avance à mon rythme. C’est aussi le cas des gens autour de nous.

Souvent c’est source de conflit et notre entourage nous fait comprendre qu’on n’a pas le savoir absolu. On peut être qualifié de M. ou Mme Je sais tout.

Mon petit conseil

Chacun sa route, même si on a envie de tout changer tout de suite, que l’urgence climatique, les discriminations et la souffrance animale n’attendent pas.

Chacun son rythme, oui il faut bousculer les gens, oui il faut leur donner toutes les clefs pour changer, leur exposer les problématiques mais aussi et surtout les solutions pour évoluer. Mais une fois tous ces outils transmis il ne faut pas s’attendre à un changement immédiat. C’est un travail de longue halène. C’est à eux de se remettre en question.

Nous ne sommes pas le messie. Nous pouvons sensibiliser (nous devons sensibiliser), mais nous devons prendre en compte que nous aussi on a pu être sceptique, que nous aussi on a fait notre route pour en arriver là.

Il faut être tolérant.e, disponible et accessible.

Se questionner sur nos modes d’actions

Une fois sensiblisé.e à une cause, on veut tout changer : soi-même, son entourage, les autres, les institutions, le monde.

Ca fait un gros chantier mais on ne comprend pas pourquoi rien ne bouge et on se dit qu’il est temps.

Et c’est vrai, il faut changer les choses, on doit évoluer.

Je ne sais pas vous, mais de mon côté ça ne va pas à la vitesse souhaitée…

Alors oui, je sais bien que je ne vais pas changer le monde d’un coup, que les abattoirs ne fermeront pas leurs portes demain. Cependant je pensais pouvoir influencer, au moins mon entourage proche, de manière plus efficace.

Cela fait deux ans que je suis avec mon compagnon, nous vivons ensemble. Je lui cuisine des petits plats végétariens en donnant le meilleur de moi-même, je le sensibilise. Il connait les chiffres, la souffrance des animaux, pourtant il n’est pas végétarien.

Amoureuse des animaux et de la nourriture, j’ai pris le parti de beaucoup cuisiner pour les autres pour leur montrer qu’une alimentation non issue d’animaux est possible. Mon objectif : ne pas culpabiliser les gens.

Je sensibilise sur la souffrance animale, j’informe sur les chiffres, je fais découvrir une autre cuisine, je donne des solutions concrètes et réalisables. J’ai toujours été tolérante et ouverte à la discussion.

Mais ce mode d’action et ses résultats ne sont pas à la hauteur de mes attentes. J’ai l’impression de ne pas faire avancer la cause que je défend, de ne pas être à la hauteur.

Est-ce que je devrais être plus « agressive », est ce que je devrais montrer des images plus « percutantes » ?

Chacun se demande si sa technique de sensibilisation est la bonne. Je ne pense pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise technique. Je pense qu’il n’y a que des déclics. J’espère y contribuer.

Mon petit conseil

Ne jamais se décourager. Il faut toujours rester respectueux et se souvenir qu’avant notre déclic, on était comme eux. Il faut se souvenir du chemin qu’on a parcouru.

Lorsque l’on partage aux autres nos combats, qu’on les informe, on plante une graine.

Nous ne sommes pas inutiles, et même si on a l’impression qu’il y a un immobilisme ambiant alors qu’on veut provoquer une révolution, il faut continuer. Parce qu’on impacte les gens, même un peu, et c’est déjà ça.

Abandonner n’est pas une option, il faut rester motivé.e. N’hésitez pas à échanger avec d’autres militants pour partager vos astuces, vos victoires et vos difficultés.

Savoir qu’on ne sait rien

Quand on s’investi dans une cause, on cherche à en apprendre le maximum pour convaincre au mieux.

Plus on en apprends, plus on se rends compte qu’on ne connait rien au sujet.

On se rend compte que le champs de connaissance est extrêmement vaste et que malgré les heures passées à décortiquer les sources d’informations, on ne pourra jamais tout savoir.

Savoir qu’on ne sait pas, est encore plus compliqué quand on est sans cesse challengé.e par ses proches.

Si tout au long de cet article je vous ai demandé d’être indulgent envers les autres, je vous demande ici d’être indulgents envers vous-même.

On ne pourra jamais tout connaitre, surtout qu’un sujet en amène un autre, c’est infini.

Chaque connaissance acquise permet d’avancer. Si vous avez du mal à retenir les informations principales, n’hésitez pas à vous faire un document regroupant les informations les plus importantes ainsi que leurs sources.

Cet article arrive à sa fin, j’espère qu’il vous aidera à vous sentir moins seul.e.

N’hésitez pas à partager ici vos astuces, ou certains points que je n’aurais pas abordés. A vos claviers !

Recette : Raclette végétarienne

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Une recette aussi gourmande que réconfortante pour se faire plaisir en deux temps trois mouvements !

Temps de préparation : 15 minutes

Temps de cuisson : 10-15 minutes

Ingrédients

Cette recette est pour 4 personnes

  • 125g de chocolat au lait
  • 125g de chocolat noir
  • 175 g de beurre demi-sel
  • 125 g de sucre
  • 75 g de farine
  • 5 oeufs
  • Une cuillère à soupe de pâte à tartiner ou crème de marrons

Recette

  1. Faire fondre le beurre demi-sel et le chocolat
  2. Séparer les blancs des jaunes d’œufs
  3. Monter les blanc neige et réserver
  4. Battre les jaunes d’œufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse
  5. Dans un saladier, mélanger les jaunes d’œufs et le sucre, la farine, le chocolat et le beurre jusqu’à obtenir un mélange homogène
  6. Ajouter les blancs en neige à la préparation et mélanger bien sans casser les blancs
  7. Verser la préparation dans des petits moules individuels et mettre au four à 180°C pendant une dizaine de minutes
  8. Sortir les moelleux du four dès qu’ils gonflent un peu, il ne faut pas hésiter à les enlever même si le dessus ne semble pas cuits. Vous obtiendrez des petits gâteaux hyper moelleux voir coulant à cœur !
  9. Laisser refroidir un peu puis démouler et bon appétit !

N’hésitez pas à les accompagner de caramel beurre salé et de crème Chantilly !

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