Les poissons – Les grands oubliés de l’océan

Les poissons – Les grands oubliés de l’océan

10 janvier 2019 0 Par Elodie Marziac

Trop différents de nous, trop silencieux, trop poissons.. Ces animaux sont victimes de la cruauté et du productivisme humain et n’ont pas la chance d’intéresser autant que les animaux terrestres. Zoom sur ces êtres magnifiques et méconnus.

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Un écosystème magnifique

D’après Peta, les océans sont les poumons de notre belle Terre. Ils fournissent 70% de l’oxygène vital à notre survie en absorbant 2.2 milliards de tonnes de C02/an grâce aux phytoplanctons.

Au delà de « l’utilité des océans », ce sont aussi des écosystèmes magnifiques et complets composés de milliers d’espèces marines. Beaucoup sont encore inconnues car on ne connait pas les profondeurs des océans. Seulement 274 000 espèces ont été recensées jusqu’à maintenant, reste à en découvrir le reste des beautés de ces mondes aquatiques.

Océan écosystème magnifique

 

Un carnage nommé pêche intensive

Malheureusement l’homme ne sait pas respecter la beauté et la grandeur des habitants des eaux. Selon la FAO, 91,6 millions de tonnes de créatures marines sont capturés chaque année, à cela s’ajoute entre 13 et 28 millions de tonnes de pêche illégale ou non déclarée. Bien-sûr ces chiffres ne comptent pas les animaux péchés par « erreur » et qui n’étaient pas voulus dans les filets, cette pratique s’appelle le Bycatch. Ces derniers sont rejetés à la mer morts ou agonisants. Parmi eux ont retrouve des phoques, des crabes, des tortues, des oiseaux, des requins, des dauphins…

Vous noterez que les poissons ne sont pas vus comme des individus mais bien comme une masse, on en dit pas « tant d’animaux marins sont mort » mais « ce poids d’animaux marins est mort »… Cela montre aussi à quel point ce carnage est terrible..

D’après de nombreux scientifiques en 2050 la pêche intensive aura exterminé les animaux marins et il y aura plus de plastique dans l’océan que de poissons. Cela donne froid dans le dos.

Paul Watson, fondateur de Sea Sheperd dit même : « Si nous n’arrêtons pas de dégrader nos océans, les systèmes écologiques marins commenceront à s’effondrer et quand ils seront détruits, les océans mourront. Et si les océans meurent, alors la civilisation s’effondrera et nous mourrons tous. »

Un triste bilan s’expose donc à nous (source viande-info.com) :

  • Plus de 90 millions de tonnes de poissons sont pêchés chaque année
  • Soit plus de 1000 milliards de poissons, tués par décompression et suffocation
  • À cela s’ajoutent les prises accessoires (rejetées en mer) : 7 à 20 millions de tonnes
  • 29 % des ressources marines sont surexploitées
  • 40% des espèces de poissons seraient menacée d’extinction
  • Seule 3 espèces sur les 54 les plus pêchées sont capables de se régénérer assez vite pour reconstituer le stock chaque année

Pêche intesive

 

Des meurtres « accessoires »

Les prises accessoires se sont tous les animaux marins qui ont été pêchés par erreur alors qu’ils n’étaient pas ciblés. D’après la FAO, cela représenterait environ 7,3 millions de tonnes par an (Kelleher K., 2005). La WWF donne le chiffre de 38,5 millions de tonnes d’après un rapport de 2009 (Davis et al., 2009).

Le fait que ces deux chiffres soient différents montre bien la difficulté d’estimer clairement le nombre de meurtre accessoires. Cela varie en fonction des pays, des périodes, des techniques de pêche…

La pêche à la crevette serait responsable à elle seule de 27 % de l’ensemble des prises accessoires de la pêche commerciale. Pour un kilo de crevettes, il peut y avoir jusqu’à 20 kilos de prises accessoires rejetées en mer. (Eayrs et FAO, 2009)

Ce sont des centaines de milliers d’animaux marins  qui meurent emmêlés dans les filets de pêche.. On retrouve des poissons, mollusques, crustacés, baleines, dauphins, marsouins, requins…

La FAO à déclaré en 2009 :
« Aujourd’hui, les filets maillants sont sur le banc des accusés. L’extrémité du filet est ancrée au fond de la mer et des bouchons sont attachés au sommet. Ainsi, il forme un mur vertical sous-marin long de 600 à 10 000 mètres, dans lequel vont se prendre toutes sortes d’animaux. Si un filet maillant est abandonné ou perdu, il peut continuer à pêcher tout seul pendant des mois – parfois, pendant des années – et tuer sans distinction poissons et autres animaux. Dans la baie de Chesapeake aux États-Unis, environ 150 000 pièges à crabes sont perdus chaque année sur les 500 000 déployés. En Guadeloupe, les 20 000 pièges qui sont posés chaque année se perdent lors de la saison des ouragans. »

Destruction des océans

 

L’agonie des poissons

La mort des animaux marins n’est pas rapide et n’est pas sans douleur. Les poissons peuvent rester prisonniers des filets plus de 20h et mourir étouffés par leurs compagnons d’infortune. Certaines techniques de pêche leurs mettent les flancs à vifs lors des remontées, la décompression en venant des fonds océaniques fait éclater leur vessie natatoire, sortir les yeux de leur orbite, et l’oesophage et l’estomac par la bouche.

Ils sont ensuite jetés en vrac comme de vulgaires objets sur le pont du navire, crochetés pour être triés, parfois congelés vivants (ce qui prolonge leur agonie) ou vidés vivant.
La durée de l’agonie est différente en fonction de l’espèce, du traitement et de la température. Elle varie souvent de 25 minutes à 4h.. Pour un bovin c’est généralement de 14 minutes (ce qui est déjà inacceptable).

Vous imaginez-vous à leur place?

Cela va totalement à l’encontre des concepts de bien-être animal. Parce que oui les poissons sont des animaux sentients.

Souffrance des poissons

 

Des êtres sensibles

Les poissons sont des êtres sensibles, intelligents, affectueux, ayant une vie sociale.

« Chacun de ces poissons est un individu à part entière. » – Dr Sylvia Earle (biologiste marine de renom)

Ils ont des capacités cognitives et des liens sociaux, ils éprouvent de la douleurs et de la peur. Ce sont des animaux sentients à part entière. Ils ont peur quand on les pourchassent et possèdent les mêmes récepteurs de douleurs que nous.

Lorsqu’un poisson est attrapé devant un autre, celui qui a été témoin apprend à se méfier des hameçons. Pourtant cela n’empêche pas que des amitiés poissons sauvages/humains existent.

Ils se reconnaissent entre eux et vivent pour la plupart dans des groupes stables et organisés.

Poissons sauvages

 

Une solution simple

Que faire face à toute cette violence, ces massacres ?

La réponse est toute simple : Arrêter de manger des poissons.

Le fait de consommer du poisson n’est qu’un choix pour nous, mais c’est une question de vie ou de mort pour eux.

 

Pour aller plus loin

 

 

Que pensez-vous de tout cela ? N’hésitez pas à nous donner votre avis en commentaire !

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