Pourquoi les vegans ont tout faux – Un pamphlet sans arguments

Pourquoi les vegans ont tout faux – Un pamphlet sans arguments

8 novembre 2018 0 Par Elodie Marziac

Grande fan d’apéro j’en fais tous les mardis et jeudis après mon sport. Mes ami.e.s sont très ouvert.e.s à mon régime alimentaire (végétarien) et adaptent même parfois ce qu’elles ramène pour que je puisse goûter. Nous avons souvent des échanges intéressants, cette  fois-ci le débat portait sur le véganisme. Suite à cela ma partenaire d’apéro m’a envoyé cet article de Libération, intitulé : Pourquoi les vegans ont tout faux.

Je ne l’ai lu qu’il y a peu, et je me suis demandé comment trois cerveaux réputés comme « brillants » ont pu écrire un ramassis de conneries pareil. J’ai essayé de trouver des mots moins forts mais je n’ai pas pu. Les arguments sont fallacieux, bêtes, fondés seulement sur leurs à priori et pleins de jugements. Je ne m’attendais clairement pas à quelque chose d’aussi nul. Bref revenons sur ce torchon pour démonter arguments après arguments.

Veganisme

Même l’image est stéréotypée et donne une image mauvaise des vegans.

« L’article » – ou le torchon

Par Paul Ariès, politologue Frédéric Denhez, journaliste, chroniqueur («CO2 mon amour» sur France Inter) et Jocelyne Porcher, sociologue, directrice de recherches à l’Inra

Ils prônent une rupture totale avec le monde animal (1), alors que manger de la viande a toujours fait partie de l’histoire humaine (2), un moment essentiel de partage (3). Cette relation doit reposer sur un élevage raisonné et bio, respectueux des sols (4) et des terroirs. La meilleure façon d’échapper à l’alimentation industrielle.(5)

2. Manger de la viande à toujours fait partie de l’histoire humaine : Faire appel à la tradition n’est en aucun cas un argument. La tradition fait que la femme n’est pas l’égale de l’homme. La tradition veut que la corrida soit encore acceptée alors que c’est ignoble et sadique. La tradition a rendu de nombreux peuples esclaves ou asservis. Pourtant nous avons abolit l’esclavage, nous tentons d’abolir le sexisme et le racisme, beaucoup (la majorité des gens) sont contre la corrida. Alors je ne comprends pas la légitimité de cet argument.
3. Manger de la viande est un moment essentiel de partage : Je suis tout à fait d’accord pour dire que l’art de la table est convivial et permet un moment de partage. Cependant l’art de la table n’inclut pas nécessairement la mort. On peut tout à fait partager un délicieux repas sans qu’il n’inclut des produits issus d’animaux. J’ai plusieurs fois convié des amis et de la famille autour de plats végétariens ou végétaliens que j’ai cuisiné (pâtes bolgnaise vegan, burritos végétariens, lasagnes aux épinards..). Le fait qu’il n’y ait pas de viande n’a pas rendu le repas moins convivial, au contraire. Ils ont découverts de nouvelles saveurs et nous avons échangé des astuces végé’. Ils se sont même lancés le défis de me cuisiner des petits plats sans viande !
4. Un élevage raisonné, bio, respectueux des sols : Connaissent-ils réellement leur sujet ? Savent-ils à quel point l’élevage pollue les sols et les détruits ? Et si on regardait le nitrate qui infiltre le sol et l’eau ? Le CO2 rejeté ? Avec la population grandissante il me semble utopique de parler d’élevage raisonné, on va rechercher de plus en plus la quantité et la productivité. Bio ne change rien à la maltraitance animale, comme de nombreuses vidéos L214 l’ont prouvé. Les animaux souffrent et sont effrayés comme partout..
5. La meilleure façon d’échapper à l’alimentation industrielle c’est le raisonné et le bio : Non c’est de boycotter l’alimentation industrielle. Choisir les industriels que l’ont soutient ou non. Ils existent parce que nous achetons pas l’inverse. A nous de voter avec notre argent de manière consciente et intelligente.
Pourquoi les vegans ont tout faux

Ils sont peu nombreux, mais ils ont une audience impressionnante. Comme ce qu’ils disent semble frappé au coin du bon sens, celui de l’émotionnel et d’une morale binaire, le bien, le mal, c’est que ça doit être vrai. D’où le succès de la propagande végane, version politique et extrémiste de l’abolitionnisme de l’élevage et de la viande, que l’on mesure simplement : aujourd’hui, les opinions contraires, pourtant majoritaires, doivent se justifier par rapport à elle. Nous dénonçons d’autant plus le mauvais coup que porte le véganisme à notre mode de vie, à l’agriculture, à nos relations aux animaux (1) et même aux courants végétariens traditionnels, que nous sommes convaincus de la nécessité d’en finir au plus vite avec les conditions imposées par les systèmes industriels et d’aller vers une alimentation relocalisée, préservant la biodiversité et le paysan, moins carnée, aussi. L’Occident et les riches des pays du Sud consomment trop de viandes, et surtout de la mauvaise viande. Au Nord comme au Sud, les systèmes industriels ont changé l’animal en machine à transformer la cellulose des plantes en protéines bon marché pour le plus grand profit des multinationales et au détriment des paysans, des consommateurs, des sols, de l’eau et des animaux. (2) Le bilan sanitaire et écologique de ces rapports de travail indignes aux animaux est tout aussi mauvais que celui du reste de l’agriculture productiviste : on empoisonne les consommateurs avec de la mauvaise viande, de mauvais légumes et fruits, en dégradant l’environnement et la condition paysanne. Ceci étant dit, regardons un peu les arguments avancés par les végans.

Réponse 

1.Mauvais coup que porte la cause vegane à l’agriculture, au mode de vie et à la relation aux animaux : Les vegans veulent rétablir la vérité. Montrer des pubs d’animaux s’ébrouant librement et profitant d’un bain de soleil dans un champs rempli de marguerites est faux. C’est donc rétablir le rapport véritable que nous avons avec les animaux aujourd’hui. C’est créer les bases d’un rapport sain ou les animaux ne sont pas des steaks ni des machines. 96 % des porcs et 68 % des volailles sont élevés de manière intensive, ces chiffres augmentent chaque année dans le monde. On ne tends pas vers une amélioration mais une intensification. L’agriculture paysanne des spots TV est alors une magnifique « propagande » pour reprendre les termes de l’article.. Le but n’est pas de s’opposer aux paysans mais de leur trouver de nouveaux moyens de vivre dignement et sans meurtres. Le but n’est pas de nuire à un mode de vie mais de montrer sur quoi repose notre mode de vie actuelle : du mensonge et de la manipulation.

2. Animal transformé en machine : C’est aussi ce que la cause vegane défend. L’animal ne doit pas être une machine utilisée pour générer du profit aux dépends des consommateurs, des paysans et de l’environnement. Mais cette utilisation de l’animal-machine n’a t-elle pas été révélée par les vidéos L214 entre autre ?

 

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Les végans vont sauver les animaux

Depuis douze mille ans, nous travaillons et vivons avec des animaux parce que nous avons des intérêts respectifs à vivre ensemble plutôt que séparés (1). Les animaux domestiques ne sont plus, et depuis longtemps, des animaux «naturels» (2). Ils sont partie prenante du monde humain autant que de leur propre monde (3). Et, grâce au travail que nous réalisons ensemble, ils ont acquis une seconde nature qui fait qu’ils nous comprennent, bien mieux sans doute que nous les comprenons (4). Ainsi est-il probable qu’ils ne demandent pas à être «libérés». Ils ne demandent pas à retourner à la sauvagerie. Ils ne demandent pas à être stérilisés afin de peu à peu disparaître, ainsi que le réclament certains végans. Ils demandent à vivre avec nous, et nous avec eux, ils demandent à vivre une existence intéressante, intelligente et digne. (5)

Réponse

Ok je vous avoue que sur ce paragraphe j’ai failli m’étouffer. Bref restons sérieux et remettons en place ces soit-disant intellectuels.

1. Des intérêts respectifs à travailler ensemble plutôt que séparés : Brian Fagan dans son livre : La grande histoire de ce que nous devons aux animaux, nous raconte que les chiens et les chats se seraient rapprochés des hommes par intérêts. Mais pour les autres, ils ont clairement été exploités par l’homme et pour l’homme. Il n’y a pas de « travail ensemble » il n’y a que l’homme qui fait « travailler » les animaux pour lui. C’est une vision anthropomorphiste de dire que les animaux ont un travail. C’est un travail de mourir ? Bref, les animaux auraient tout intérêt à vivre une vie de liberté et de mourir naturellement aussi vieux que possible, plutôt que de (sur)vivre entassés dans des conditions insalubres en attendant de mourir dans la terreur.

2. Les animaux domestiques ne sont plus des animaux « naturels » : Avant d’être domestiqués, tous les animaux étaient sauvages, c’est-à-dire libres et indépendants de l’homme. L’animal sauvage se reproduit et se procure de la nourriture en suivant son seul instinct. Il est soumis à la sélection naturelle de la vie sauvage. La seule différence avec l’animal sauvage est que l’animal domestique est rendu dépendant par et pour l’homme. Qu’il est nourrit par l’homme, élevé par l’homme (dans le sens élevage et non élevé dans le sens « spirituel » du terme bien sur). Les animaux domestiques ne sont plus « naturels » parce que les sélections génétiques pour plus de rendements les ont soustrait à la nature. Pourtant les animaux domestiques peuvent redevenir sauvages. La domestication n’est qu’un état temporaire, s’il se débarrasse de l’homme, l’animal n’est alors plus domestique. Les chats par exemple peuvent redevenir totalement sauvages même s’ils ont été des chats de famille au début.

3. Ils sont parties prenantes du monde humain autant que de leur propre monde : Quel est leur propre monde ? Qu’est-ce que nous ne leur avons pas déjà pris ? Les seuls endroits où nous « tolérons » les animaux sont les zoos, les sanctuaires, dans les élevages, chez nous, pour le sport… et.. c’est tout. Oui rien de très naturel à part les sanctuaires mais c’est quand même « cloisonné ».. Ils n’ont plus d’espaces à eux. On les chassent dans leurs terriers, on détruits leurs forêts, on coupe leurs arbres, on les soustraits à la nature, on les capture en pleine mer devant leurs familles… Ils n’ont plus de monde.. Les terres et les mers, même les cieux sont la propriété auto-proclamée de l’homme…

4. Nous travaillons avec les animaux et ils nous comprennent plus que nous les comprenons : Il faut modifier la tournure de phrase : Nous exploitons les animaux. Effectivement ils nous comprennent bien plus car ils se sont adaptés à nous grâce à leur profonde empathie. Nous ne savons pas les écouter et nous ne voulons pas voir leur détresse. Nous ne savons pas faire preuve d’autant de capacité à comprendre l’autre qu’eux. Pourtant ils nous parlent.. à leur manière.

5. Ils ne demandent pas à être libérés : J’ai eu envie de pleurer en lisant ça. Réellement. J’ai envie d’hurler tellement ils sont stupides.. Commençons par changer le mot « animaux » par « colonisés » comme le conseille Démos Kartos (vidéo plus bas). Cela donne : Il est probable que les colonisés ne demandent pas à être «libérés». Ils ne demandent pas à retourner à la sauvagerie. Ils ne demandent pas à être stérilisés afin de peu à peu disparaître, ainsi que le réclament certains végans. Ils demandent à vivre avec nous, et nous avec eux, ils demandent à vivre une existence intéressante, intelligente et digne.
Horrible n’est-ce pas ? On justifie l’oppression des minorités par le fait de donner un « sens » à leur vie. Et quelle vie on leur offre .. Les animaux qui finissent à l’abattoir trouvent-ils un intérêt commun aux nôtres ? Quasiment tous ont été élevés dans des conditions horribles, sans liberté de mouvement, en ayant subi des mutilations à vif dès le plus jeune âge. Une fois bien gras ou moins productifs, on ne pense qu’à satisfaire nos estomacs. Un cochon est tué à 6 mois alors qu’il aurait pu vivre 15 ans, doit-il vraiment nous dire merci ? Une poule pondeuse tué à 2 ans parce qu’elle est moins productive est-elle heureuse de son sort ? Une existence intéressante serait une vie riche d’expériences, de sorties, une vie en plein air, une vie de respect et de dignité.

viande vegan

 

Le véganisme va nous sauver de la famine

Jusqu’à il y a peu, rappelons-le, les hommes et les femmes mouraient vite de trois causes possibles : les maladies infectieuses, la guerre et la faim. Or, depuis la fin du XVIIIe siècle, dans nos pays européens, et depuis les années 60 dans l’ensemble du monde, il n’existe plus de famines liées à un manque de ressources. Quel progrès ! Les famines qui adviennent sont des armes politiques. Quand des gens meurent de faim quelque part, c’est parce que d’autres l’ont décidé. On ne voit pas en quoi le véganisme changerait quoi que ce soit à cette réalité. (1)

Réponse

1. On ne voit pas en quoi le véganisme changerait quoi que ce soit : Nous avons-là un spécialiste qui ne comprend rien. Nous allons donc devoir lui expliquer. 800 millions de personnes meurent de faim dans le monde, les 3/4 des terres agricoles de la planète sont destinées au bétail (élevage ou production d’aliments pour le bétail), il faut entre 3 et 13 calories végétales pour 1 seule calorie animale. Pour aller jusqu’au bout de la logique il faut donc moins de ressources et d’espaces pour nourrir un vegan qu’un omnivore > CQFD le régime vegan permet d’éviter les famines, en tout cas de libérer des ressources pour cultiver. Les vegans ne peuvent résoudre tous les problèmes géopolitiques, il est vrai, mais d’après l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), si les pays riches et émergents divisaient par deux leur consommation de viande, la ration calorique des habitants des pays en développement pourrait augmenter. Cela ferait qu’au moins 2,2 millions d’enfants pourraient échapper à la malnutrition chronique. Un beau chiffre tout de même non ? La population mondiale ne cesse de s’accroître et l’alimentation végétale serait le seul moyen de nourrir l’humanité.

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Le véganisme va sauver l’agriculture

Ce serait même exactement l’inverse. Si les famines ont disparu de notre sol, c’est parce que le XVIIIe siècle a connu la plus grande révolution agricole après celle de son invention : l’agronomie. Et la polyculture-élevage, pourvoyeuse de ce qui se fait de mieux pour nourrir un sol, le fumier. (1) Une des meilleures idées que l’homme ait jamais eue. Quant à l’industrialisation de l’élevage, elle n’est pas née après la Seconde Guerre mondiale avec le productivisme agricole. Elle a été pensée bien en amont, au milieu du XIXe siècle avec le développement du capitalisme industriel. Les animaux sont alors devenus des machines dont la seule utilité est de générer des profits, aux dépens des paysans et de l’environnement.

1. La polyculture-élevage est ce qui se fait de mieux pour le sol : Non ce sont les tracteurs et autres méga-machines qui font la productivité des champs et non les paisibles troupeaux de vaches et de moutons. L’extrême pénibilité du travail dans les élevages et les abattoirs est établie; le taux de suicide est près de 20% plus élevé chez les agriculteurs que dans le reste de la population. Tout cela tient faiblement grâce aux subventions publiques, un pansement qui n’aide pas à soigner. Il faut penser à la reconversion des éleveurs au lieu de se battre pour sortir la tête de l’eau.

 

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Le véganisme va sauver notre alimentation

Le véganisme propose de se passer des animaux, pour les sauver. Retour à la case départ : l’agriculture sans élevage, c’est l’agriculture famineuse parce qu’elle épuise les sols. Ce sont des rendements ridicules pour un travail de forçat car le compost de légumes est bien moins efficace pour faire pousser des légumes que le fumier animal. (1) A moins de forcer le sol par de la chimie, évidemment. Et de labourer bien profondément. Mais, dans ce cas, on abîme les sols, en désorganisant l’écosystème qu’il est en réalité.

Réponse 

1. Le compost de légume est moins efficace que l’animal, nous avons besoin des animaux pour leurs excréments : Donc il faut tuer juste pour avoir du compost maintenant.. Si on veut du bon compost on peut noter qu’on est 7 milliards d’être humains sur la planète, on produit plus de 556 milliards de kilos d’excréments par an. N’y a-t-il pas là matière à faire du compost ? Écologique en plus ! De plus, le but des vegans n’est pas de faire disparaître les animaux.. Soyons aussi réaliste et prenons des faits, de nombreux sols ont été détruits par l’épandage massif de lisiers en Bretagne. Des terres agricoles du nord de la France, lessivées à force de labours trop profonds. Les déjections de porcs d’élevages intensifs ont causés des invasions des algues vertes sur les côtés françaises,coûtant plusieurs centaines de millions d’euros à l’État.

 

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Le véganisme sauvera notre santé

Tuer l’animal, c’est mal, manger de la viande, c’est destructeur. Car les études montrent que la consommation de viandes est corrélée au cancer. Sauf que ces études ont été principalement menées aux Etats-Unis et en Chine, où l’on consomme bien plus de viande, encore plus gavée d’hormones et d’antibiotiques, encore plus transformée. (1) Quant aux études démontrant la longévité supérieure des végétariens qui – rappelons-le – consomment des produits animaux, lait et œufs, et dépendent donc de l’élevage, elles sont biaisées par le constat que ces publics consomment aussi très peu de produits transformés, peu de sucres, ils font du sport, boivent peu, ils ont une bonne assurance sociale, etc. Quelle est la responsabilité des légumes dans leur bonne santé ? Difficile à dire ! (2) Ce qui importe, c’est le régime alimentaire et le mode de vie équilibrés. En comparaison, manger végan, l’absolu des régimes «sans», c’est se condamner à ingurgiter beaucoup de produits transformés, c’est-à-dire des assemblages de molécules pour mimer ce qu’on a supprimé (3). Sans omettre d’ajouter la précieuse vitamine B12 à son alimentation (4).  Car sans elle, comme le montrent de nombreux témoignages d’ex-végans, ce régime ultra-sans détruit irrémédiablement la santé, à commencer par celle de l’esprit. (5)

Réponse 

1. Les études sont surtout faites sur la Chine et les USA : Le rapport de l’OMS 2015 dit clairement que la viande rouge de manière générale (partout) est cancérigène et qu’un régime végétarien est meilleur pour la santé.

2. Quelle est la responsabilité des légumes dans la bonne santé : Ils admettent que les végétariens vivent plus longtemps et ont un mode de vie sain (notamment grâce au fait qu’ils ne consomment pas de viande). On peut donc ne pas manger de viande et très bien se porter.

3. Manger vegan c’est manger beaucoup de produits transformés pour mimer ce qu’on a supprimé : Non. Non. Non. C’est élargir son alimentation en découvrant de nouveaux produits, de nouvelles saveurs. Ce sont généralement les personnes en pleine transition alimentaire vers le veganisme qui choisissent du simili-carné. Et ce n’est pas forcément de mauvais produits, bien au contraire.

4. Le vegan doit prendre de la B12 : La vitamine B12 est aussi ajoutée à la ration des animaux d’élevage, tout comme celle des comprimés pour végétariens, produite industriellement par fermentation, généralement à l’aide de bactéries génétiquement modifiées. Il s’agit de la même B12, produite dans les mêmes usines. Les animaux l’absorbent, l’utilisent et la stockent dans leur chair sans la transformer. Les molécules de B12 que les mangeurs de viande prennent « tout naturellement » dans leur « alimentation qui se suffit » n’ont fait que passer par le corps de l’animal. Leur origine est la même que celles que prennent les végétariens dans leurs comprimés. En somme : les végétariens prennent de la B12 fabriquée dans des usines et emballée dans des comprimés. Les personnes qui mangent de la viande, tout au contraire, prennent de la B12 fabriquée dans des usines et emballée dans des animaux.

5. Ce régime ultra-sans nuit à la santé et à l’esprit : Donc c’est presque insinuer que les vegans sont stupides.. D’accord, on va essayer de passer outre. Donc vivre et manger en fonction de ses convictions profondes et être en accord avec ce que l’on pense nuit à la santé et à l’esprit ? Je ne pense pas. Au contraire. Beaucoup de vegan se portent bien mieux que les carnistes. Ce n’est pas un régime sans, c’est un régime avec de nouveaux aliments.

vegan environnement

Le véganisme va sauver l’écologie

Avec ce retour au naturel, l’écologie est sauvée. Et bien non. Car ayant expulsé les animaux domestiques, il n’y a plus rien pour maintenir les paysages ouverts, ceux des prairies, des zones humides, des montagnes et des bocages. Sauf à obliger chômeurs, prisonniers et clochards à faucher et à couper les herbes, ou à produire des robots brouteurs. Les vaches et moutons sont les garants de l’extraordinaire diversité paysagère qui fait la France, qui est aussi celle de notre assiette. (1) Les animaux et leurs éleveurs sont les premiers aménageurs du territoire.

Réponse

1. Sans les animaux, comment maintenir les espaces en bon état : Donc les animaux ne peuvent pas vivre en paix dans ces espaces pour simplement brouter sans être nécessairement tués ? Les vegans ne vont pas demander la fermeture des éco-paturages car cela fonctionne grâce aux services éco-systématiques rendus par les bêtes. Rappelons aussi que quantitativement parlant ces modèles sont extrêmement minoritaires (voir inexistants) et sont combattus par les grandes firmes.

vegan hero

 

Le véganisme est une position politique émancipatrice

Non, contrairement à ce que croient de nombreux jeunes, fiers de dire «je suis végan», comme s’ils participaient à une action révolutionnaire, ou si leurs actions contre les abattoirs ou les paysans vendant leurs fromages sur les marchés relevaient de la résistance à l’ordre établi, le véganisme ne participe pas à l’émancipation des animaux et encore moins à celle des humains. Au contraire, en défendant une agriculture sans élevage et un monde sans animaux domestiques, c’est-à-dire sans vaches, ni chevaux, ni chiens, ce mouvement nous met encore plus dans les serres des multinationales et accroît notre dépendance alimentaire et notre aliénation. Les théoriciens et militants végans ne sont pas des révolutionnaires, ils sont, au contraire, clairement les idiots utiles du capitalisme. (1)

Réponse

1. Les vegans sont des idiots utiles du capitalisme : Qui a-t-il de plus capitaliste qu’un système qui utilise humains et animaux comme des machines ? Le système actuel que personne ne combat réellement, à part des minorités jugées par méconnaissance. Les termes « Idiots utiles du capitalisme » sont forts, dénigrants et mauvais. Dans un débat, lorsqu’on en arrivent à dénigrer l’autre par de tels mots c’est finalement qu’on n’a plus d’arguments intéressants. Les vegans prônent le retour des petits producteurs locaux, veulent une reconnexion à la nature. Ils ne consomment pas de produits provenant d’entreprises faisant du profit leur but ultime. Les vegans sont de profonds humanistes et animalistes. Ils veulent le bien-être, le bien-vivre et le respect du vivant. C’est vraiment mal connaitre le sujet. C’est même ne pas s’être renseigné du tout que de dire cela. Le but est de consommer bien, en toute conscience et en faisant au mieux pour tous. Ils ne vont pas exemple pas consommer de produits, même vegan, si c’est une entreprise du groupe Monsento, parce que le groupe en lui même est néfaste. Chaque euros que nous dépensons nous sert à voter. Notre argent est notre pouvoir de vote. Notre pouvoir de choisir ce que l’on soutient ou pas, de choisir le monde de demain. Donc non, les « idiots utiles du capitalisme » sont ceux qui ont écrits ces mots, car ils défendent ce système en dénigrant une minorité qui lutte contre le capitalisme.

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Le véganisme est l’ambassadeur de l’industrie 4.0

Le grand danger de ce début du XXIe siècle est bien l’invention d’une agriculture sans élevage. On ne compte plus les investissements et brevets déposés pour produire de la «viande» en cultivant en laboratoire des cellules musculaires de poulet, de bœuf ou de porc ou produire du lait et des œufs à partir de levures OGM. (1) Les promoteurs de cette agriculture cellulaire se recrutent au sein des grandes firmes (Gafa, milliardaires et fonds d’investissements puissants). Les premières viandes artificielles pourraient être introduites sur le marché sous forme de carpaccio avant que soient commercialisés avant dix ans de «vrais-faux» morceaux produits in vitro. Des amas de protéines qui auront poussé à grands jets d’hormones pour favoriser la croissance et d’antibiotiques pour éviter les contaminations.

Réponse 

1. Le grand danger de ce début de XXIè siècle est l’invention d’une agriculture sans élevage qui produit de la viande de laboratoire : Remettons les choses en place, l’industrialisation à vu l’avènement des laboratoires, des expérimentations et des recherches pour augmenter le rendements autant que possible. Cela a mené à de nombreuses dérives aujourd’hui acceptées, comme l’insémination artificielle des vaches, les OGM, les nouvelles races d’animaux de rentes qui produisent plus… Cela a aussi mené à la généralisation des monocultures à perte de vue. Ces mêmes personnes vont vers la culture de viande pour répondre aux besoins des consommateurs parce que le modèle actuel de production n’est pas soutenable. Les vegans ne cherchent pas à manger de la viande artificielle puisqu’on peut vivre sans manger de viande.

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En vérité, le véganisme ne va pas nous sauver

Le véganisme est dangereux. Il participe à la rupture programmée de nos liens avec les animaux domestiques (1). Il menace de nous condamner à la disette en nous ramenant à l’agriculture prédatrice des temps anciens. Il menace de ruiner les pratiques alternatives, comme le bio, en annihilant la polyculture-élevage qui est son fondement. Il menace de nous condamner à dépendre d’une alimentation industrielle 4.0. Il menace d’uniformiser nos paysages. Il menace paradoxalement de nous faire perdre notre humanité incarnée et notre animalité en nous coupant des réalités naturelles par des zoos virtuels, des paysages transformés en sanctuaires, avec des chiens et chats remplacés par des robots. (2) Le véganisme est l’allié objectif d’une menace plus grande encore. Car, après tout, la meilleure façon de ne plus abîmer la nature est de s’en couper totalement. De s’enfermer dans des villes, alimentées par des flux de molécules et des flux de données. Plus de sale, plus de propre, que de l’esprit sain tourné vers une morale ultime, l’amélioration de l’homme par son isolement total de la nature que l’on ne peut maîtriser et qui nous renvoie sans cesse à notre animalité. Oui, véganisme rime avec transhumanisme.

Un monde terrifiant. La consommation de la viande a introduit, dès la préhistoire, l’obligation du partage, l’invention de la logique du don et du contre-don car un chasseur ne consomme jamais son propre gibier. Don et contre-don sont aussi au fondement de nos rapports sociaux avec les animaux. Donner – recevoir – rendre est le triptyque de nos liens. Que sera l’humanité sans cet échange fondamental ?

Réponse

Bon je ne vais pas re-répondre à tous les arguments car je l’ai déjà fait plus haut. Mais continuons à corriger leur ramassis de bêtises (pour ne pas dire conneries).

1. Les vegans participent à la rupture programmée avec la nature : Donc c’est être en phase avec la nature et les animaux de les manger ? Un steak est-il encore un animal ? C’est être en accord avec l’animal encore une fois de le maltraiter, le séquestrer, le priver de ses besoins primaires et naturels ? Nos enfants doivent-ils découvrir les animaux aux travers de grilles, ou forcés à faire des tours ridicules ? Doivent-ils, pour être en accord avec la nature, toujours la dominer ? En disant cela ces trois « cerveaux » prouvent encore une fois qu’ils n’y connaissent rien. Que leur discours est creux, et n’est habillé dans ce dernier paragraphe, que par des tournures de phrases prétentieuses. Ils ne comprennent pas (ou ne cherchent pas à comprendre) la dimension antispéciste du mouvement vegan. Ce mouvement ne cherche pas à couper les liens mais à les redéfinir de manière plus égalitaire, en défendant le droit des opprimés.

2. Les vegans veulent nous faire perdre notre humanité incarnée par notre animalité :  Pour rappel l’homme est un animal. Il ne sera jamais autre chose. Nous venons de la nature et nous sommes la nature. L’homme n’a pas besoin de chasser, de manger de la viande et de dominer les animaux pour être un homme. Cet argument est presque machiste. Vous avez tous déjà entendu : « Ah non, mais moi je suis un mec, j’ai besoin de viande, de mon bon gros steak ! » Et bien non, notre humanité nous est conférée par notre capacité à ressentir, à aimer, à vouloir aider notre prochain et à vouloir protéger les plus faibles. N’avez-vous jamais pensé de quelqu’un qui a commis un acte cruel : « Il est inhumain » ? Si, parce qu’on associe à l’humanité, la bonté et la bienveillance. Massacrer des animaux est loin de nous rendre plus humains. Au contraire cela nous fait perdre notre humanité. Les vegans font preuves de bon sens et ne tuent pas d’animaux inutilement. Nous n’avons pas besoin de manger des cadavres, nous le faisons pour assouvir un plaisir gustatif momentané et égoïste.

 

Mais alors pourquoi avoir écrit un tel ramassis de conneries ?

Non je ne mâche pas mes mots. L’ont-ils fait ? Ont-ils même réellement argumentés ? Ont-ils juste essayé de faire un article réellement utile ou ont-ils juste craché tout leurs à priori sur une feuille ? Ils ont voulut faire du buzz… Désolée mais c’est un bad buzz.. Des dizaines d’articles sont sortis après celui-ci en réponse à ce torchon. C’est aussi la preuve que certains ne sont pas prêts à accepter le changement qu’il va pourtant falloir faire : Diminuer très fortement (à minima) voir ne plus consommer de viande.

Quels droits avons-nous de priver des êtres sensibles, intelligents, sociaux, qui ne demandent qu’à poursuivre leur existence, comme chacun d’entre nous, de leurs vies ? Notre humanité n’est pas amoindrie, mais renforcée, par le fait de sauver la vie d’animaux innocents.

En bref, une tribune médiocre avec des arguments vaseux, orientés, agressifs et stupides écrites par des gens « intelligents ».. Comment trois cerveaux réputés peuvent pondre une telle idiotie ?

Tout le monde s’accorde à dire que les conditions d’élevage et d’abattage des animaux sont intolérables. Refuser cela n’est pas sectaire, n’est pas dangereux, n’empêche pas notre humanité. Pourquoi s’opposer, alors qu’ensemble ont peut aider les animaux chacun à notre manière ? Unissons-nous pour faire entendre leurs voies et notre humanité.

Vous avez l’article de Libération ? Qu’en pensez-vous ?

Happyment vôtre ♥

 

Pour aller plus loin :

Libération – Pourquoi les vegans ont tout faux 

Mr Mondialisation – Les vegans ont tout faux, notre réponse à Libération 

Libération – Et si les vegans n’avaient pas tort 

Libération – Véganisme réunir autant de clichés en si peu de lignes un exploit 

Cahier Antispécistes – Les animaux emballage 

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