Le steak en quelques chiffres

Des hangars immenses, des milliers d’animaux enfermés, jamais de lumière du jour, pas d’exercice, pas d’amour, que de la souffrance. Voilà à quoi ressemblent la vie de l’animal, du cadavre qui est dans votre assiette.
Dans cet article je vais vous faire découvrir en quelques chiffres ce que représente votre steak

Des hangars immenses, des milliers d’animaux enfermés, jamais de lumière du jour, pas d’exercice, pas d’amour, que de la souffrance. Voilà à quoi ressemblent la vie de l’animal, du cadavre qui est dans votre assiette.

Parce que oui, le plaisir gustatif égoïste ne doit pas primer sur la vie. Qui a-t-il de plus beau que la vie ? Qui a-t-il de plus horrible que la mort, la souffrance et la peur ?

Dans cet article je vais vous faire découvrir en quelques chiffres ce que représente un steak :

  • 83% des 800 millions de poulets de chair sont élevés sans accès à l’extérieur (ITAVI, 2016).
  • 69% des 48 millions de poules pondeuses sont élevées en batterie de cages (CNPO, 2016).
  • 99% des 36 millions de lapins sont élevés en batterie de cages (ITAVI, 2006).
  • 95% des 25 millions de cochons sont élevés sur caillebotis en bâtiments.

Elevage intensif

  • Quelques heures à quelques jours, c’est la courte durée où les vaches peuvent profiter de leurs enfants.
  • Les poulets de viande sont tués à 6 semaines alors qu’ils peuvent vivre jusqu’à 8 ans
  • Les dindes sont tuées à 15 semaines alors qu’elles peuvent vivre jusqu’à 10 ans
  • Les cochons sont tués à 6 mois alors qu’ils peuvent vivre jusqu’à 15 ans
  • Les poules pondeuses sont tuées à 16 mois alors qu’elles peuvent vivre jusqu’à 8 ans
  • Les vaches laitières sont tuées à 5 ans alors qu’elles peuvent vivre jusqu’à 20 ans
  • Les canards sont tués à 13 semaines alors qu’ils peuvent vivre jusqu’à 15 ans
  • Les agneaux sont tués vers leurs 5 mois alors qu’ils peuvent vivre jusqu’à 13 ans
  • Les bovins sont tués à 1 ans alors qu’ils peuvent vivre jusqu’à 20 ans
  • Les truies sont tuées à 3 ans alors qu’elles peuvent vivre jusqu’à 15 ans
  • Les veaux  sont tués vers leurs 6 mois alors qu’ils peuvent vivre jusqu’à 20 ans

Age de votre viande

  • 300 œufs par an, ce que les poules pondeuses pondent aujourd’hui (Filières avicoles, 2015) contre une quinzaine lorsqu’elles vivent à l’état sauvage (HSUS, 2014).
  • 27 petits par an, nombre de petits auxquels les truies donnent naissance contre 16 en 1970 (IFIP, 2014).

Elevage intensig

  • Epointage des becs, dégriffage des pattes des poules et des canards, coupe des queues, rognage des dents des cochons, écornage des veaux, castration des porcs, des veaux, des chapons. Toute ces horreurs faites à vif pour produire plus.
  • Plus de 80% des animaux sont élevés en bâtiments fermés, parqués en cage ou sur des caillebotis sans accès à l’extérieur.
  • + de 25% des lapins meurent avant d’avoir atteint l’âge où ils seront tués (ITAVI, 2007, p.60)
  • + de 20% des cochons meurent avant d’avoir atteint l’âge d’être tués dans les élevages porcins (IFIP, 2014).
  • 14.5% de la production de CO2 mondiale est faites par la filière de la viande, la filière la plus polluante devant le secteur des transports (14%)
  • Un végétalien émet 2,5 fois moins de GES par son alimentation qu’un omnivore occidental.
  • Près de 800 millions d’humains souffrent de malnutrition.
  • 2/3 des terres agricoles dans le monde sont consacrées à l’élevage ou à la production d’aliments pour le bétail.
  • L’élevage est responsable de 64% des émissions d’ammoniac, une des principales cause des pluies acides.
  • 1 STEAK = 1500 litres d’eau.

Eau et viande

  • L’élevage est responsable de 8% de la consommation mondiale d’eau.
  • 3 millions d’animaux tués chaque jour en France.
  • Plus de 60 milliards d’animaux tués par an et dans le monde.
  • 294 millions de tonnes de viande produite chaque année.
  • 15.000 litres d’eau pour produire un kilo de viande, un rôti de porc ou un gigot d’agneau, c’est 70 baignoires pleines.
  • 1,3 milliard de tonnes de nourriture sont jetées ou perdues chaque année, ce qui correspond à 1/3 des aliments produits sur la planète.
  • L’élevage intensif serait responsable de la destruction d’environ 80% de la forêt amazonienne d’après Green Peace.
  • Les animaux d’élevages intensifs prennent systématiquement des médicaments en préventifs, en 2009 un grand détaillant américain a reçu 13 000 tonnes d’antibiotiques soit 80% de ceux consommés dans le pays.
  • Les bactéries s’adaptent et 2014 en France, sur l’étude d’un échantillon de 100 pièces de poulet, ¼ contenait des bactéries Eschérichia coli et 64% de celles-ci étaient résistantes à nos médicaments.
  • En 2012 en France 42 000 personnes ont eu un cancer colorectal principalement à cause de la viande.
  • Manger quotidienne de la viande rouge augmente le risque de mortalité de 13 %, de maladie cardiovasculaire de 18% et le risque de mortalité par cancer de 10%.
  • Pour la viande est transformée (bacon, salami, saucisses…) la mortalité globale qui augmente de 20%, le risque de mourir de problèmes cardiaques de 21 % et le risque de mourir de cancer de 16 %.
  • 75% des terres agricoles du globes pour nourrir les bêtes d’élevage.
  • Les protéines animales ne fournissent que 8% des calories et 18% des protéines que nous mangeons.
  • 1kg de viande = 7kg de céréales.

Pour aller plus loin

https://www.viande.info/

Fiche de lecture – Steak Machine de Geoffrey Le Guilcher

Steak Machine est le récit d’une infiltration totale de quarante jours dans un abattoir industriel en Bretagne.

En résumé : Un CV imaginaire, une fausse identité, et un crâne rasé. Steak Machine est le récit d’une infiltration totale de quarante jours dans un abattoir industriel en Bretagne. Geoffrey Le Guilcher a partagé le quotidien des ouvriers : les giclées de sang dans les yeux, les doigts qui se bloquent et les défonces nocturnes. Un univers où, selon un collègue de l’abattoir, “si tu te drogues pas, tu tiens pas”. L’usine ciblée par le journaliste abat deux millions d’animaux par an. Une cadence monstrueuse qui mène inéluctablement au traitement indigne des hommes et des animaux.

310x190_geoffrey-guilcher-journaliste-infiltre-40-jours-abattoir-industriel-bretagne-relate-experience-danss-steak-machine-livre-paru-jeudi-2-fevrier-2016L’auteur : Après trois ans passés aux Inrockuptibles, Geoffrey Le Guilcher, 30 ans, est devenu journaliste indépendant. Il collabore avec Mediapart, Le Canard enchaîné, Streetpress et Les Jours. En janvier 2016, il a publié une biographie-enquête non autorisée : Luc Besson, l’homme qui voulait être aimé (Flammarion).

Les arguments à retenir : 1 mise à mort sur 5 est ratée avec un rythme d’1 vache par minute. 16% des vaches et 25% des veaux font des faux anévrismes lors de leurs saigné et sont parfois conscients alors qu’on les découpent. Les faux anévrisme c’est en fait des caillots qui se forment au niveau de la jugulaire qui a été tranchée. C’est des cadences infernales qui permettent la consommation de masse mais ni le respect des animaux ni des humains. Au 18e siècle les autorités créent les abattoirs non seulement pour régler les nuisances sanitaires en centre ville mais aussi et surtout parce que les spectacles de mises à mort rendent les gens violents. Les ouvriers sont exploités, souffrent de douleurs chroniques provoquées par des gestes répétitifs. Le travail les consument à petit feu et ils finissent complètement cassés, parfois handicapés. Les managers sont vindicatifs, les horaires éprouvantes, la cadence horrible et si un employé est cassé par le travail l’abattoir ne le reconnait pas et refuse de mettre ça comme accident du travail.

Mon avis : Un témoignage important qui a besoin d’être entendu. Geoffrey le Guilcher entre dans le vif du sujet des abattoirs et fait face à la maltraitance et à la violence de ce milieu. La souffrance est animale mais aussi humaine. Je dirais qu’à la fin on reste un peu sur sa faim car on n’en sait pas vraiment beaucoup sur la zone d’abattage (zone très dure à introduire).

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Fiche de lecture – Ma vie toute crue

« Voici mon témoignage. Celui d’une descente aux enfers, suivie d’une lente reconstruction. Mon récit est dur, parfois, mais nécessaire. Nous ne pouvons pas ignorer plus longtemps toute la souffrance que contient notre assiette. »

En résumé : « Ferme ta gueule, baisse la tête, fais ton boulot. Et si tu n’es pas content, dégage ! » Cette phrase, je l’ai entendue des centaines de fois. Elle concentre toute la violence qui règne dans cet espace dérobé aux regards. Les ouvriers souffrent et les animaux ne sont pas traités avec la dignité qu’il faudrait. Après sept années de silence, j’ai pris la décision de témoigner à visage découvert pour dénoncer la misère animale et la détresse humaine. Pour mieux les affronter, j’ai filmé ces images qui me faisaient cauchemarder. Tournées sur mon lieu de travail et confiées à l’association de protection animale L214, elles ont fait le tour du monde. On y voit des dizaines de foetus prêts à naître jetés à la poubelle comme de vulgaires déchets. La plus grande ferme du monde avortée pour des raisons de productivité, au mépris du bon sens et de toute décence. Voici mon témoignage. Celui d’une longue descente aux enfers, suivie d’une lente reconstruction. Mon récit est dur, parfois, mais nécessaire. Nous ne pouvons pas ignorer plus longtemps toute la souffrance que contient notre assiette.  »

Ma vie toute crue

L’auteur : Mauricio Garcia Pereira est né en Allemagne, a grandi dans une ferme de Galice en Espagne, où il a appris à aimer et respecter les animaux. Après avoir exercé plusieurs métiers, il arrive à Limoges où il se fait embaucher dans le plus grand abattoir public de France. Il y reste 7 ans avant de dénoncer à visage découvert l’abattage de vaches gestantes. Avec « Ma vie toute crue », il signe un témoignage choc sur le scandale des mauvaises pratiques des abattoirs au mépris de la souffrance animale.

Mon avis : Un livre simple et fort à la fois. Un récit poignant d’un héros sans cape extrêmement humble. J’ai (excusez-moi de l’expression), dévoré ce livre. Il est vraiment intense, on a l’impression d’entrer dans sa peau. Les faits ne sont pourtant (malheureusement) pas extraordinaires mais vraiment banaux. La cruauté s’est installée comme la routine. Les animaux et les hommes sont victimes de ce système qui broie tout sur son passage. Du productivisme à l’excès. J’oserais même dire de l’esclavagisme moderne. Un livre à lire. On se rend trop peu compte de ce que vivent les employés. Cela n’enlève bien sur en rien la douleur, la peur que ressentent les animaux. Il faut que cette injustice cesse, que l’on ferme les abattoirs. Ce livre est un témoignage qui aide à en voir la nécessité et avancer vers l’abolition de ces enfers sur Terre.

 

Livre en vente sur la Fnac.com

 

Vous avez lu ce livre ? Qu’en pensez-vous ?

 

Happyment vôtre ♥