Fiche de lecture – Désobéir pour les animaux des désobéissants

Découvrez le livre Désobéir pour les animaux. Une mini-bombe d’informations de 60 pages.

Désobéir pour les animauxEn résumé : Chaque jour en France, 3 millions d’animaux terrestres sont mis à mort pour leur chair, et bien plus de poissons encore. L’industrie de la viande organise l’enfermement, la mutilation, le gavage et l’abattage à la chaîne d’êtres sensibles. La loi permet de les manger, mais aussi de les traquer dans les bois ou de les torturer dans des arènes.

Pourtant la science et le simple bon sens montrent que les animaux sont des êtres conscients, intelligents, capables de relations complexes et dotés de personnalités singulières.

Face aux intérêts financiers liés à l’exploitation des animaux, il est urgent de désobéir pour faire cesser la domination extrêmement violente que les humains exercent sur les autres animaux et promouvoir ensemble des relations de solidarité, de partage et de respect.

Le mot des auteurs : L’exploitation des animaux n’a pas toujours été, loin s’en faut, aussi totale et brutale que de nos jours. Aujourd’hui, les animaux sont soumis à toutes sortes de mauvais traitements : élevage intensif, vivisection, mutilations, gavage.
Chaque jour en France, 3 millions d’animaux sont mis à mort. Alors que la production de viande gaspille l’eau, les céréales et les terres cultivables, la loi permet encore que l’on mutile, sépare, gave et enferme des êtres vivants.
Des êtres vivants que l’on peut aussi soumettre à des traitements cruels et dégradants qualifiés d’expériences scientifiques, traquer dans les bois par plaisir, torturer dans des arènes au nom du business touristique, etc.
Pourtant la science et le simple bon sens montrent chaque jour davantage à quel point les animaux sont non seulement indispensables aux équilibres des écosystèmes, donc à la survie de l’espèce humaine, mais qu’ils sont par ailleurs des créatures conscientes, intelligentes, capables de relations complexes et de personnalités uniques, de langage, voire de culture.

Face aux intérêts financiers liés à l’exploitation des animaux, il est urgent de désobéir pour susciter des modes de coexistence entre les espèces basés sur la coopération plutôt que la prédation. Partout dans le monde, les militants de la libération animale déploient des trésors d’imagination, et prennent tous les risques non violents pour venir en aide aux plus vulnérables que nous.

Les Désobéissants sont un collectif qui entend promouvoir et former à l’action directe non-violente et la désobéissance civile. Xavier Renou en est l’un des membres fondateurs. Né en 1973, diplômé de Sciences Po Paris, il est ancien chargé de campagne à Greenpeace France. Il est l’auteur de La privatisation de la violence (Agone, 2006), et le directeur de la collection Désobéir aux éditions le passager clandestin (16 titres sortis depuis 2009).
Karine, Elodie, Pierre, Brigitte et Clem sont les principaux rédacteurs de cet ouvrage. Il sont membres actifs d’association de défense des animaux, notamment L214.

Les arguments à retenir : Tous les chiffres et les études données sont des arguments en puissance.

Désobéir pour les animaux

Mon avis : Une mini-bombe. Ce livre est petit (60 pages) mais puissants, il permet en quelques pages de balayer la problématique animale et d’avoir des chiffres et des faits pour mieux comprendre. Je vous recommande de le lire car il est très complet.

Livre en vente sur Fnac.com et Amazon

Fiche de lecture – Manifeste Animaliste de Corine Peluchon

 » Nos rapports aux animaux sont un miroir dans lequel nous voyons ce que nous sommes devenus au fil des siècles. Ce ne sont pas seulement les horreurs dont notre espèce se rend coupable en exploitant d’autres êtres sensibles qui apparaissent dans ce miroir, mais le visage blafard d’une humanité en train de perdre son âme.  »
– Corine Pelluchon

manifeste-animalisteEn résumé :  « Nos rapports aux animaux sont un miroir dans lequel nous voyons ce que nous sommes devenus au fil des siècles. Ce ne sont pas seulement les horreurs dont notre espèce se rend coupable en exploitant d’autres êtres sensibles qui apparaissent dans ce miroir, mais le visage blafard d’une humanité en train de perdre son âme.  »

Soulignant l’universalité de la cause animale, Corine Pelluchon montre que les violences infligées aux animaux reflètent les dysfonctionnements de la société. Raison pour laquelle il convient de politiser la cause animale et de donner des repères théoriques et pratiques pour y parvenir.

Pour commencer il convient de cesser la stigmatisation et l’ère des compromis qui ne donnent aucun résultat tangible.

Stratégiquement ensuite, il faut aider les personnes travaillant dans l’élevage, l’expérimentation, l’alimentation ou la mode à se reconvertir et à innover étant entendu que la principale cause de l’exploitation animale provient d’un système économique qui étend la dérégulation sur toute la surface de la terre.

Sensibiliser dès le plus jeune âge, découvrir la richesse des existences animales, enseigner l’éthique animale et l’éthologie dans le secondaire et à la faculté également. Car la culture et l’éducation sont les piliers de la justice.

L’idée poursuivie par l’auteure est de donner aux citoyens, aux représentants politiques et aux différents acteurs de l’économie les moyens d’opérer la transition vers une société juste prenant en compte les intérêts des humains et ceux des animaux.

Corine PelluchonL’auteur : Philosophe, professeure à l’université Paris-Est-Marne-La-Vallée, Corine Pelluchon, spécialiste de philosophie politique et d’éthique, a écrit de nombreux ouvrages dans lesquels la question animale occupe une place centrale, comme L’autonomie brisée. Bioéthique et Philosophie (PUF, 2009, 2014), Éléments pour une éthique de la vulnérabilité. Les hommes, les animaux, la nature (Le Cerf, 2011. Grand Prix Moron de l’Académie française), Les Nourritures. Philosophie du corps politique (Le Seuil, 2015. Prix Édouard Bonnefous de l’Académie des Sciences morales et politiques). Dans ce manifeste, elle condense sa réflexion en la rendant accessible à un large public.

Les arguments à retenir : Nous mettons un voile sur ce que l’on ressent, on se coupe des réalité et on refoule nos sensibilités. Tout ça permet un assujettissement sans précédent des animaux et une acceptation de violences ordinaires qui sont en fait extraordinaires.

Les zoos renforcent la supériorité des humains, l’un est libre et en sécurité, l’autre est enfermé et dépendant. Aller au cirque pour les animaux c’est consacrer la domination, en faire un art. La chasse à courre a été supprimée dans le pays même où elle est née (la Grande Bretagne) et existe toujours chez nous… Le foie gras c’est un foie malade venant d’un animal à qui on enfonce un tube de 20 à 30 cm dans la gorge pour le gaver…

Mon avis : Un livre riche non seulement en termes d’informations et de données factuelles mais aussi en termes de questionnements. C’est une remise en question de ce que l’on pense établi et qui en fait ne l’ai pas. Et en plus d’être instructif il est facile à lire !

Livre en vente sur la boutique L214

Fiche de lecture – Les animaux ne sont pas comestibles de Martin Page

LE livre qui m’a amené à être végétarienne. Il nous propose de réfléchir sur notre consommation et sur l’impact de celle-ci sur les sans-voix.

En résumé : Le véritable test moral de l’humanité (le plus radical, qui se situe à un niveau si profond qu’il échappe à notre regard), ce sont les relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. – Milan Kundera

Récit du parcours de l’auteur vers le véganisme, ce livre navigue entre essai et aventure intime pour présenter la cause animale comme une lutte politique et éthique exigeante mais aussi joyeuse et inventive.
Être végane, c’est avoir la conviction que l’être humain ne doit pas asservir et tuer les animaux pour manger, se vêtir ou se divertir. C’est un chemin passionnant et imparfait, riche en réflexions, débats, rencontres et connaissances.
En racontant son quotidien, en présentant d’autres trajets et motivations (liées à l’écologie, à la santé), en informant sur la nutrition, en montrant que le véganisme est accessible et gourmand, et qu’il n’a rien à voir avec l’ascèse ou la pureté, Martin Page invite chacun, qu’il soit végane, végétarien ou omnivore, à s’interroger sur le regard qu’il pose sur les animaux et sur la place que leur assigne la société.
La lutte pour les animaux est une question de justice sociale. Il est plus que temps d’inventer un monde empathique et égalitaire.

 

martin page

L’auteur : Né en 1975, Martin Page passe sa jeunesse en banlieue sud de Paris. Étudiant dilettante, il ne fait que des premières années : il étudie le droit, la sociologie, la linguistique, la psychologie, la philosophie, l’histoire de l’art et l’anthropologie.

 

 

Les arguments à retenir : Mille milliard d’animaux marins tués chaque année / Soixante milliard d’animaux terrestres.
Les prémices du véganisme datent de l’antiquité suite à cette réflexion : les animaux sont des individus qui désirent vivre.

Ages de mise à mort :

  • Poule bio : 3 mois
  • Cochon bio : Avant 1 an
  • Veaux : Entre 3 et 8 mois
  • Canard à foie gras : 13 semaines (femelles broyées à la naissance car seuls les mâles sont utilisés.)

Arguments par catégories :

  • Poules pondeuses : Les mâles sont systématiquement broyés vivants
  • Lait : Les vaches et les chèvres sont inséminés de force (violés) et immobilisés toute la journée, une fois qu’elles ne peuvent plus faire de lait elles sont amenées à l’abattoir. Les veaux ou chevreaux sont tués et séparés très tôt de leurs parents.
  • La chasse : Des tonnes de plomb et plastique qui se détériore dans la nature et qui va dans les nappes phréatiques.
  • Corrida : Si le taureaux tue le toréador qui l’a tué alors la mère de ce taureau est tuée pour qu’il n’y ait plus de descendance.
  • Laine : Certains moutons ont tellement été modifiés qu’ils mourraient étouffés si on ne les tondait pas.

 

Mon avis : LE livre qui m’a amené à être végétarienne. Son discours, son parcours, sa manière d’amener les choses m’a profondément touchée. Il n’y a aucun jugement, que l’on soit omnivore, végétarien ou végétalien ce livre est intéressant et facile à lire. Il nous propose de réfléchir sur notre consommation et sur l’impact de celle-ci sur les sans-voix (les animaux qui ne peuvent parler pour eux-mêmes).

Livre en vente sur la boutique L214

Martin page - Les animaux ne sont pas comestibles