25 Arguments anti-corrida

Découvrez les arguments pro-corrida les plus souvent cités et apprenez à les déjouer !

La corrida vous dégoûte, vous irise le poil, vous donne envie de vomir?

Vous allez vous mettre à table pour un grand repas de famille et vous savez que le sujet risque de tomber parce qu’un aficionados est parmi vous ? Découvrez les contre-arguments pour lui clouer le bec !

Parce que personne ne devrait penser que la corrida est un spectacle acceptable, parce que chaque personne convaincue qu’il faut l’abolir est la goutte d’eau qui aidera à stopper cette tradition ridicule.

Taureau heureux

1. C’est bien d’aider les animaux, mais c’est plus important de s’occuper des humains !

Pourquoi une dualité entre l’envie de sauver les animaux et celle d’aider les humains ?
Le fait que des humains souffrent n’empêche pas la personne qui vous le reproche de faire ses courses et regarder la télé au lieu de participer à une manifestation pour les aider ! Beaucoup de militants pour les animaux sont aussi engagés pour les humains parce qu’ils veulent défendre les plus faibles et les sans-voix.

Et les tortionnaires, au lieu d’aller passer leur temps à torturer les animaux, feraient mieux de mettre leur énergie au service d’une cause noble ! Et le public de la corrida, leur argent au service d’un monde meilleur !

Par ailleurs la corrida génère une accoutumance à la violence et des troubles psychologiques chez l’enfant qui peuvent assister à ses spectacles.

Le professeur Théodore Monod, humaniste et savant, disait : «On voudrait ne plus voir ressasser indéfiniment, ad nauseam, l’objection banale : “avant de secourir des animaux, il faudrait songer aux hommes”. On voudrait être bien certain que les infatigables ressasseurs de ce misérable et si commode argument, s’ils refusent la pitié pour les bêtes au nom d’une autre priorité, se trouvent bien eux-mêmes aux avant-postes dans le combat pour l’homme : ce n’est pas tout à fait évident.
Pour beaucoup d’entre eux, ce n’est pas, on peut le craindre, l’un ou l’autre, mais bien : ni l’un ni l’autre”.

2. C’est de l’Art, c’est de la Culture.

Donc d’après cet argument tout se justifie par le fait que ce soit de l’art. Je peux brûler mon chaton innocent, prendre des photos et l’exposer en galerie sans rien craindre sous prétexte que c’est de l’art ? La corrida peut inspirer l’Art, qui garde cette liberté de se nourrir de tout et même du pire (guerres, génocides…). On peut créer brillamment avec des sujets atroces. Mais pourquoi utiliser l’Art sous sa forme la plus sombre et pas le mettre au service de l’homme et des générations futures à qui on veut léguer une belle vision de notre génération ? A-t-on envie que notre siècle soit résumé à l’époque sombre où l’humanité asservissait et torturait les animaux ?

La corrida est une injure à l’art. Sa violence exalte les plus bas instincts de l’homme.
Quant à la « culture », n’oublions pas svp que la corrida ne fait plus partie du patrimoine immatériel français. Si même la France ne la veut plus dans son patrimoine, quand peut-on dire que c’est de la culture ?

3. C’est comme ça, c’est une tradition !

Non la corrida est une importation ibérique. Interdite par de nombreuse lois sur le territoire français, et toléré que pour certaines régions de France (dans le sud) et 3 pays d’Europe (partout ailleurs c’est interdit).

En Espagne la corrida a été interdite par décret en juillet 1937 par le « Fronte Popular » puis remise au goût du jour par le dictateur Franco. A l’heure actuelle, même l’Espagne d’où vient la corrida, ne veut plus de cette pratique. La Catalogne espagnole, région phare de l’Espagne, l’a interdite en 2010.

4. On ne veut pas perdre nos spécificités culturelles.

Les régions du Sud de la France ont un patrimoine culturel riche et n’ont pas besoin que ce patrimoine soit sali par la sanglante corrida. Cela serait même un affront à ces belles régions de les réduire à cela.

Les touristes évitent parfois même les endroits où la corrida est pratiquée car la réputation des villes tauromachiques est altérée, une mauvaise ambiance s’installe. La corrida n’est pas un sujet consensuel, il s’ensuit inévitablement des tensions dans ces villes.

5.  Sans corrida, c’est tout une économie qui s’effondre

La corrida n’est pas en bonne santé financière elle est soutenue à tort par des subventions européennes que nos impôts payent. Sans subventions elle ne pourrait survivre. L’économie de la corrida est lourdement déficitaire en France.

Beaucoup des taureaux mis à mort ne proviennent pas de France mais de pays étrangers. Cette économie de la mort et de la torture ne profite qu’à une infime partie de nantis.

Et puis, ces personnes pourraient se recycler, on pourrait utiliser les lieux pour organiser des spectacles de danse alliant la monte espagnole et le flamenco, ou encore des concerts.

6. Sans la tauromachie, la race des taureaux de corrida s’éteindra.

Ces pauvres bêtes ne sont pas une race à part entière mais une sélection génétique (comme la vache blanc bleu belge, horrible manipulation génétique qui vit dans d’atroces souffrances).

Lorsque le tracteur à fait son apparition on a dit la même chose des chevaux de traits qui existent toujours. On sait aujourd’hui les utiliser à des fins touristiques et dans certains travaux.

Si le but n’est que de massacrer le pauvre animal, il vaut mieux qu’il ne voit pas le jour plutôt que de vivre pour souffrir.

7. Le « taureau bravo » est fait pour combattre, c’est un tueur.

Effectivement le taureau bravo est un tueur… de plantes ! Cet animal est herbivore et sa technique préférée de défense est la fuite ! Sacré tueur …

Dans l’arène le taureau n’a pas le « choix »,  l’homme utilise à mal son intelligence pour le forcer à aller vers lui. Les accidents se produisent soit lorsque le taureau essaye de fuir en passant dans les gradins (mince il blesse accidentellement des afficionados, quelle perte…) soit quand il se défend avec ses cornes face au toréador (oups un psychopathe en moins).

Un test a été réalisé par des étudiants mexicains. Ils sont dans une arène, immobiles, et le taureau ne cherche qu’à sortir, il ne blesse personne. Naturellement le taureau ne cherche pas à attaquer les humains mais à vivre.

8. Ok ils souffrent mais que peu de temps, pendant 3 ans ils ont une vie de roi.

Donc si j’élève bien mon chat ou mon chien j’ai le droit légitime de le torturer et de le tuer pour le plaisir ? Après tout il a bien vécu avant ! Non le fait qu’il est été heureux ne justifie en rien le fait de souffrir horriblement devant une foule de psychopathes en puissance.

9. On pourrait empêcher la mise à mort, mais pas interdire la corrida…

Donc il faudrait juste torturer le taureau et lui infliger d’horribles séquelles irrémédiables mais pas le tuer ?

Cela changerait-il le fait que l’on torture sciemment un animal devant une foule ?
Cela rend-il la corrida plus morale ?

Rien ne justifie cela pour une simple distraction ou quoi que ce soit d’ailleurs. Si l’on ne tuait plus les taureaux beaucoup mourraient agonisants suite à leurs blessures, d’autres partiraient à l’abattoir ou seraient abattus en coulisse car inutilisables ensuite (ou cela coûterait bien trop cher pour une « bête » de les remettre sur pieds…)

10. Les animaux d’élevage intensif qui vont à l’abattoir sont bien moins traités, occupez-vous d’eux !

Oui, c’est l’argument où ils font semblant d’en avoir quelques chose à faire du bien-être animal, super bonne blague non ?

Au lieu de chercher à rendre les choses meilleures on cherche maintenant à dire : « Il y a pire ailleurs alors c’est pas si grave ». Effectivement, cherchons à faire toujours pire, l’humanité en sortira grandie…

Les conditions de vie horribles des élevages industriels et les conditions d’abattage ne sont pas belles non plus mais des lois tentent de régir cela (bien quelles soient insuffisantes) et les ouvriers (pour la plupart) sont aussi victimes de cela à cause des cadences horribles et de la difficulté du travail. Personne ne s’amuse à torturer sciemment un animal devant un public en délire dans les abattoirs. Le but est de tuer l’animal le plus vite possible et avec le moins de souffrances possibles (théoriquement bien sûr, le débat portant actuellement sur la corrida), l’inverse de la corrida qui dure environ une demi-heure.

L’argument est encore plus drôle quand vous êtes végétarien ou végan et que vous ne mangez pas de viande et donc ne contribuez pas à ces entreprises de la mort.

11. Le taureau préfère mourir en héros dans l’arène que finir en steak à l’abattoir.

Ca y est il s’est maintenant transformer en éthologue. Il connait le comportement du taureau parce qu’évidemment il parle taureau !

C’est sûr que le taureau est un animal qui n’a pas la volonté de vivre mais celle de combattre un type en collants au milieu d’une arène de dégénérés…

Et bien non chers aficionados, le taureau veut juste finir paisiblement sa vie à brouter dans des champs sans fin jusqu’à son dernier souffle. Pourquoi dire : Corrida ou abattoir ..?

Je pense sincèrement que le taureau n’a pas envie de se faire mettre en pièce par un toréador puis qu’on applaudisse son cadavre …

Ce serait un anthropomorphisme que de dire cela. Surtout que généralement la personne en face de vous ne trouve pas les animaux particulièrement intelligents mais arrive à penser que le taureau rêve de corrida… (il y bien-sûr une école ou les bébés taureaux de corrida vont en classe pour apprendre à devenir un héros de l’arène…On nage en plein délire…)

12. Tu aimes les animaux mais moi leur souffrance ne me touche pas et je ne suis pas fan d’animaux.

Cet argument montre qu’il est sur les rotules, il ne sait plus vraiment quoi dire, c’est une bonne chose !

Ne pas être touché ne veut pas dire cautionner une souffrance réelle.

Donc si je n’aime pas particulièrement les enfants, je pourrais me taire si je sais que mes voisins battent le leur? Non ce n’est pas une raison pour ne pas s’indigner.

Et puis être antipathique est loin d’être une qualité, c’est un manque totale de sensibilité et de compréhension de notre environnement.

13. C’est un beau spectacle.

Il y a des photos magnifiques (désolée du terme) de forêt qui brûlent, les photos sont artistiques et souvent prises pour dénoncer les incendies volontaires et leurs effets. Pourtant personne n’aimerait voir une forêt brûler, ni l’environnement et l’écosystème complètement détruit qu’il y aura après.

Il faut à un moment, réfléchir entre le plaisir de voir un spectacle et la souffrance qu’il engendre ainsi que l’intérêt des taureaux à ne pas être tués.

Sans décors, sans bruits, sans musique, sans ambiance, sans costume à paillette la scène devient complètement sordide. C’est la mise en scène qui en fait un spectacle mais ce n’est qu’un acte de cruauté sans précédent.

14 . N’y vas pas si tu n’aimes pas, mais laisse moi pratiquer ma passion !

Non la torture et la maltraitance ne sont pas un choix, comme pourrait l’être le plat que vous allez manger ce soir. L’enjeu est énorme, on parle de souffrance d’être vivant par des êtres qui se disent humains.

Est-ce qu’on peut dire : « Je respecte le fait que vous ne battiez pas votre femme, mais moi j’aime battre la mienne, respectez mon choix ! ». Non c’est impossible.

Chacun fait ce qu’il veut… tant que cela ne nuit pas aux autres. Et aller à une corrida c’est nuire aux autres.

Rester indifférent à la souffrance, c’est en devenir complice.

15. Ne m’influence pas et ne me dis pas ce que je dois faire !

Il est grognon et commence à perdre patience…

Mais dites lui de réfléchir à ce que vis le taureau. Il a le choix lui ? Non on l’oblige à entrer dans l’arène.

Et puis le petit afficionados que tu as en face de toi a finalement été conditionné pour aimer la corrida, il ne le sait juste pas.

Il s’est fait avoir par la musique, les flonflons, la foule, la codification, les rituels, le langage élitiste, la semi-déification du tauréreau, la diabolisation de l’animal.

Tout cela a un parfum de manipulation de masse (souvent imbibée d’alcool). Ces artifices sont destinés à faire perdre au public toute empathie envers le taureau, à le «désanimaliser», en faire un élément factice d’un tableau savamment mis en scène.

Les enfants apprennent à aimer et à respecter les animaux via des petites histoires mignonnes de petits veaux ou bébés chats, Puis on les emmènent voir une corrida? C’est un peu du retournement de cerveau non ?

16. Tu oses employer le mot torture pour des animaux alors que des humains se font torturer ?!

D’après le Larousse la torture est une « souffrance physique ou morale extrême ».

Faire le rapprochement des atrocités que subit un animal n’enlève en rien l’horreur de ce que subissent aussi les humains.

Simone Veil, signataire du manifeste de la FLAC et rescapée des camps de la mort, ne contredira pas.

17. Je ne vais pas au corrida de toute façon.

Sauf que qui ne dit mots consent ! Et puis vous la financez avec vos impôts ! Deux raisons de plus pour s’opposer totalement à la violence qu’elle génère.

18. Le taureau ne souffre pas, ce n’est qu’un animal.

La science à fait beaucoup de progrès (pas comme votre interlocuteur) et à montré que si, le taureau souffre et est pourvu d’un système nerveux.

L’éthologie a depuis longtemps intégré le fait que l’immense majorité des mammifères souffrent aux niveaux physiologique (dommages physiques), neurologique (douleurs) et psychologique (stress).

De plus beaucoup de mammifères, au-delà de simplement ressentir la douleur, sont conscients d’eux-mêmes, ont développés un langage et se projettent dans le futur. Bien sûr si les aficionados acceptaient ça ils en prendraient un coup.

carte-sondage-departements-taurins-2017

19. Mais tout le monde aime la corrida

Eh bien non !

l’Alliance anticorrida vient de publier un sondage Ifop indiquant que 75% des habitants des départements concernés par la corrida, y sont défavorables.

Il s’agit donc de l’Aude, des Bouches-du-Rhône, du Gard, du Gers, de la Gironde, de l’Hérault, des Landes, des Pyrénées-Atlantiques, des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Orientales.

20. Respecter les animaux, c’est abaisser les humains

Non l’un empêche pas l’autre, il n’y a pas une dose de respect à distribuer.

Beaucoup de philosophes (Plutarque, Montaigne, Yourcenar, Tolstoï …) pensent même que la maltraitance animale participe à la normalisation de la violence tout court.

D’ailleurs Gandhi n’a t-il pas dit : « On peut juger la grandeur d’une nation par la façon dont les animaux y sont traités. » ?

21. La corrida, c’est légal

C’est en fait illégal techniquement.

La loi Grammont et l’alinéa 7 article 521-1 du code civil stipule que de lourdes sanction peuvent être prises contre les personnes maltraitants des animaux.

C’est la loi Romanary-Sourbet qui autorise la corrida seulement dans les départements du sud.

De plus l’Union Européenne à interdit la corrida dans tous les pays d’Europe sauf trois ! (Espagne, Portugal et France)

Et puis à l’époque on avait le droit aux sacrifices humains et à l’esclavagisme… Les temps changent !

22. Les abolitionnistes veulent imposer leur point de vue moraliste

Oui et heureusement parce que c’est le bon point de vue !

Heureusement que les anti-esclavagistes réussirent en leur temps à « imposer » leur « point de vue moraliste ».

23. Il faut du courage pour affronter un taureau

Non il faut de la connerie.

Et puis le match est biaisé, le taureau arrive dans l’arène après s’être fait couper une partie des cornes à vif, on lui donne aussi parfois de l’anti-inflammatoire…

Donc non ce n’est pas un combat c’est une mise à mort. Le taureau ne peut pas gagner le match, il sera toujours perdant.

24. Picasso et Hemingway aimaient bien la corrida

Hemingway s’extasiait devant le spectacle d’un cheval paniqué galopant dans ses entrailles pendantes…

Picasso a été élevé dans le bain des corridas.

Il y a bien plus de personnalités qui prônent un traitement éthique des animaux (Léonard De Vinci, Einstein, Tolstoï, Lamartine, Plutarque, Gandhi …) et contre la corrida en particulier (Hugo, Zola, Yourcenar, Théodore Monod, Mark Twain, George Clemenceau…) que de personnalités qui la soutienne.

25. C’est de la sensiblerie de s’opposer à la corrida

La sensibilité est à la base de l’empathie, elle-même à la base de l’éthique.

C’est grâce à cela qu’il y a eu de nombreuses grandes avancées comme la fin de l’esclavagisme par exemple.

Ce n’est pas de la sensiblerie, c’est surtout de la justice !

Alliance-anticorrida-manif-2012

J’espère que cet article vous aidera à répondre aux pro-corrida et vous aideras à montrer aux gens que cette pratique est terriblement barbare !

Merci à Flac anti-corrida pour les nombreux arguments que j’ai trouvés particulièrement intéressants.

Avez-vous des contre-arguments à ajouter ? Répondez-nous en commentaire.

Happyment vôtre ♥

D’où vient la corrida – Une « tradition » honteuse

Qu’est-ce que la corrida ?
D’où ça vient ?
Comment c’est financé ? Découvrez les plus sombres secrets de la corrida

Tous les matins je regarde ma boîte mail et je participe à de nombreuses pétitions qui me touchent pour la protection animale.  Souvent je retombe sur le même sujet de lutte :  La corrida.

Une barbarie justifiée par la volonté de conserver une « tradition » encrée.. Une barbarie point.

Et je me suis dit : Qu’est ce que je sais de la corrida finalement ? D’où ça vient ? Comment les hommes ont pu créer une chose aussi horrible ?

 

Les origines

J’ai donc farfouillé sur internet, dans des bibliothèques et je me suis rendu compte que l’origine de la corrida n’est pas aussi simple qu’on pourrait le penser.

Sur les sites pro-corrida cela vient de la noblesse espagnole qui voulait montrer son « courage », pour les sites anti-corrida l’histoire de la création est plus précise et met en avant un détail (que les autres sites ont certainement préférés oublier), c’est que la corrida que nous connaissons aujourd’hui est née dans les abattoirs.

En effet, une idée injustement répandue prétend que la corrida remonte aux chasse préhistoriques, aux jeux crétois ou aux combats dans les cirques romains. Déjà les pro-corrida ne savent que choisir.. Première illogisme.

Ces deux théories ne sont pas viables car la civilisation crétoise n’avais pas de relations hors de la mer Egée et les arènes romaines ont été soient détruites par les invasions barbares, soient occupées jusqu’au 19e siècle par des habitations. Deuxième illogisme.

En fait la corrida ne serait pas si vieille et serais née entre le 11e et le 13e siècle d’abord avec les jeux torins, chevaleresques ou populaire et que sa forme actuelle s’est formalisée au 16e siècle avec certaines coutumes d’abattoirs.

Quelques employés d’abattoirs à Séville s’amusaient à pourchasser et esquiver les taureaux avant de les tuer. C’est comme cela que ce sont formées les techniques de l’esquive et de l’estocade à pied.
Les premiers toréreaux rémunérés seraient d’anciens employés des abattoirs.

 

Arrivée de la corrida en France

En France la corrida à fait son entrée en 1852 et tout n’a pas été rose depuis !

Une partie des élites (entre autres BYRON, George SAND, Victor HUGO, CLARETIE, BLOY, MIRBEAU, ZOLA, RECLUS, CLEMENCEAU ou encore ROCHEFORT) dénonce ces pratiques barbares. La loi Grammont (qui interdit la maltraitance des animaux en public sous peine d’amande) et la SPA (qui pris fortement partie contre) n’ont pas facilité les chose.

D’après le site No Corrida qui a interviewé Eric Baratay (Professeur d’histoire contemporaine, Histoire des animaux à l’université Lyon 3) lors des trois corridas données en 1853 à Bayonne (première ville à les organiser), les spectateurs désertèrent les gradins dès le second jour. En 1859, l’assistance diminua de moitié lors de la deuxième course et la troisième fut annulée. Même scénario à Mérignac en 1853. Même échec à Nîmes en 1863. Dax oublia les corridas jusqu’en 1878.

Corrida  torture

Déroulement d’une corrida

Avant la corrida les taureaux sont mutilés pour n’avoir aucune chance de gagner.

Leur cornes sont sciées à vifs sur 6 à 10 cm puis reconstituée avec de la résine pour que le public n’y voit que du feu. C’est la même douleur que de se faire scier les dents à vifs. De plus le taureau hésitera à se servir de ses cornes pour repousser le tortionnaire car elles lui font mal, sans parler du fait qu’il avait une image mentale précise de la taille de ses cornes et qui ne le sais plus (ce qui fait qu’il rate l’agresseur).

Des sédatifs ou des anti-inflammatoires (pour mieux lui faire supporter la douleurs) peuvent aussi lui être administrés

Il y a généralement 6 taureaux qui sont torturés puis tués publiquement et trois parties par combat de corrida. Le combat en corrida est aussi appelé lidia.
La première partie c’est le tercio de pique. On fait entrer le taureaux.
Le matador évalue son comportement puis entre en piste pour faire une série de passe à la cape (capote). Puis viennent les picadors, chargés de « tester la bravoure » du taureau avec leur pique munie d’une pointe d’acier appelée puya. Il y a généralement deux ou trois rencontres entre le taureau et le picador, sur des taureaux « faibles » une seule rencontre l’affaibli énormément.

La deuxième partie ou tercio de banderilles.
Les picadors sortent, le matador enchaîne parfois encore quelques passes. S’enchaîne ensuite la pose des banderilles. Celles-ci sont en principe posées par les peones, mais le matador peut également les poser. (Il faut donc 3 types de sadiques pour un pauvre taureau…)

Et la dernière partie, le tercio de mise à mort
Le matador a 15 minutes pour tuer le taureaux à compter de sa première passe.

Le taureaux agonisera finalement une grosse demi-heure sous le regard amusé et stupide de personnes prêtes à payer pour du sang.

 

Et si le taureau gagne?

Il y a eu quelques histoires de taureaux qui ont réussis à tuer leur tortionnaire. Malheureusement ce n’est pas un combat (comme annoncé par les afficionados), c’est juste de la torture où un seul gagnant peu s’en aller : L’humain (ou plutôt l’inhumain).

Un autre toréador est rentré dans l’arène pour terminer le travail… Mais lorsque le taureaux meurt face à un homme on ne fait pas rentrer un autre taureau jusqu’à ce que l’homme meurt? Si?!

Bref vous aurez compris c’est injuste mais cela va encore plus loin, la mère du taureau « assassin » sera envoyée à l’abattoir pour que la lignée de taureaux tueurs s’éteigne avec elle. N’est pas la preuve d’une « tradition » stupide et patriarcale à souhait?

 

Niveau législatif

Les corridas sont interdites par de nombreuses lois :

La loi Grammont : « Seront punis d’une amende de cinq à quinze francs, et pourront l’être d’un à cinq jours de prison, ceux qui auront exercé publiquement et abusivement des mauvais traitements envers les animaux domestiques. »

L’alinéa 7 article 521-1 du code pénal :  » Le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.

En cas de condamnation du propriétaire de l’animal ou si le propriétaire est inconnu, le tribunal statue sur le sort de l’animal, qu’il ait été ou non placé au cours de la procédure judiciaire. Le tribunal peut prononcer la confiscation de l’animal et prévoir qu’il sera remis à une fondation ou à une association de protection animale reconnue d’utilité publique ou déclarée, qui pourra librement en disposer.

Les personnes physiques coupables des infractions prévues au présent article encourent également les peines complémentaires d’interdiction, à titre définitif ou non, de détenir un animal et d’exercer, pour une durée de cinq ans au plus, une activité professionnelle ou sociale dès lors que les facilités que procure cette activité ont été sciemment utilisées pour préparer ou commettre l’infraction. »

MAIS c’est autorisé explicitement pour certaines régions par la loi Romery-Sourbet du 24 avril 1951 : Autorisation de la corrida dans les régions où : « une tradition locale ininterrompue peut être invoquée ».

Les corridas sont financées par les collectivités locales et par l’état, ce sont donc nos impôts qui contribue à ça…

Comme le dit si bien le Huffington Post :  » Ce sont des centaines de millions d’euros qui sont versés depuis quelques années par l’Europe à trois de ses États membres (Espagne, Portugal et France) pour soutenir une activité qui est illégale dans les vingt-quatre autres, bien que tous y contribuent. Cet argent -celui de tous les citoyens européens- a pourtant pour vocation initiale de favoriser le développement, la coopération et le respect. Au lieu de cela, il est utilisé pour promouvoir la torture animale comme divertissement, et cela dans le contexte d’une crise sans précédent où d’autres besoins bien plus nécessaires sont insuffisamment soutenus. »

 

Voila vous savez tout de la folie des corridas : Un public d’abrutis applaudissant un psychopathe en collant et paillette lorsqu’il fait saigner à mort un taureau qui ne demande qu’à vivre. Et le pire, ce sont nos impôts qui financent ça !

 

Avez-vous des astuces/idées pour stopper cette folie ? Dites-le nous en commentaire.