Fiche de lecture – Manifeste Animaliste de Corine Peluchon

 » Nos rapports aux animaux sont un miroir dans lequel nous voyons ce que nous sommes devenus au fil des siècles. Ce ne sont pas seulement les horreurs dont notre espèce se rend coupable en exploitant d’autres êtres sensibles qui apparaissent dans ce miroir, mais le visage blafard d’une humanité en train de perdre son âme.  »
– Corine Pelluchon

manifeste-animalisteEn résumé :  « Nos rapports aux animaux sont un miroir dans lequel nous voyons ce que nous sommes devenus au fil des siècles. Ce ne sont pas seulement les horreurs dont notre espèce se rend coupable en exploitant d’autres êtres sensibles qui apparaissent dans ce miroir, mais le visage blafard d’une humanité en train de perdre son âme.  »

Soulignant l’universalité de la cause animale, Corine Pelluchon montre que les violences infligées aux animaux reflètent les dysfonctionnements de la société. Raison pour laquelle il convient de politiser la cause animale et de donner des repères théoriques et pratiques pour y parvenir.

Pour commencer il convient de cesser la stigmatisation et l’ère des compromis qui ne donnent aucun résultat tangible.

Stratégiquement ensuite, il faut aider les personnes travaillant dans l’élevage, l’expérimentation, l’alimentation ou la mode à se reconvertir et à innover étant entendu que la principale cause de l’exploitation animale provient d’un système économique qui étend la dérégulation sur toute la surface de la terre.

Sensibiliser dès le plus jeune âge, découvrir la richesse des existences animales, enseigner l’éthique animale et l’éthologie dans le secondaire et à la faculté également. Car la culture et l’éducation sont les piliers de la justice.

L’idée poursuivie par l’auteure est de donner aux citoyens, aux représentants politiques et aux différents acteurs de l’économie les moyens d’opérer la transition vers une société juste prenant en compte les intérêts des humains et ceux des animaux.

Corine PelluchonL’auteur : Philosophe, professeure à l’université Paris-Est-Marne-La-Vallée, Corine Pelluchon, spécialiste de philosophie politique et d’éthique, a écrit de nombreux ouvrages dans lesquels la question animale occupe une place centrale, comme L’autonomie brisée. Bioéthique et Philosophie (PUF, 2009, 2014), Éléments pour une éthique de la vulnérabilité. Les hommes, les animaux, la nature (Le Cerf, 2011. Grand Prix Moron de l’Académie française), Les Nourritures. Philosophie du corps politique (Le Seuil, 2015. Prix Édouard Bonnefous de l’Académie des Sciences morales et politiques). Dans ce manifeste, elle condense sa réflexion en la rendant accessible à un large public.

Les arguments à retenir : Nous mettons un voile sur ce que l’on ressent, on se coupe des réalité et on refoule nos sensibilités. Tout ça permet un assujettissement sans précédent des animaux et une acceptation de violences ordinaires qui sont en fait extraordinaires.

Les zoos renforcent la supériorité des humains, l’un est libre et en sécurité, l’autre est enfermé et dépendant. Aller au cirque pour les animaux c’est consacrer la domination, en faire un art. La chasse à courre a été supprimée dans le pays même où elle est née (la Grande Bretagne) et existe toujours chez nous… Le foie gras c’est un foie malade venant d’un animal à qui on enfonce un tube de 20 à 30 cm dans la gorge pour le gaver…

Mon avis : Un livre riche non seulement en termes d’informations et de données factuelles mais aussi en termes de questionnements. C’est une remise en question de ce que l’on pense établi et qui en fait ne l’ai pas. Et en plus d’être instructif il est facile à lire !

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Fiche de lecture – Les animaux ne sont pas comestibles de Martin Page

LE livre qui m’a amené à être végétarienne. Il nous propose de réfléchir sur notre consommation et sur l’impact de celle-ci sur les sans-voix.

En résumé : Le véritable test moral de l’humanité (le plus radical, qui se situe à un niveau si profond qu’il échappe à notre regard), ce sont les relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. – Milan Kundera

Récit du parcours de l’auteur vers le véganisme, ce livre navigue entre essai et aventure intime pour présenter la cause animale comme une lutte politique et éthique exigeante mais aussi joyeuse et inventive.
Être végane, c’est avoir la conviction que l’être humain ne doit pas asservir et tuer les animaux pour manger, se vêtir ou se divertir. C’est un chemin passionnant et imparfait, riche en réflexions, débats, rencontres et connaissances.
En racontant son quotidien, en présentant d’autres trajets et motivations (liées à l’écologie, à la santé), en informant sur la nutrition, en montrant que le véganisme est accessible et gourmand, et qu’il n’a rien à voir avec l’ascèse ou la pureté, Martin Page invite chacun, qu’il soit végane, végétarien ou omnivore, à s’interroger sur le regard qu’il pose sur les animaux et sur la place que leur assigne la société.
La lutte pour les animaux est une question de justice sociale. Il est plus que temps d’inventer un monde empathique et égalitaire.

 

martin page

L’auteur : Né en 1975, Martin Page passe sa jeunesse en banlieue sud de Paris. Étudiant dilettante, il ne fait que des premières années : il étudie le droit, la sociologie, la linguistique, la psychologie, la philosophie, l’histoire de l’art et l’anthropologie.

 

 

Les arguments à retenir : Mille milliard d’animaux marins tués chaque année / Soixante milliard d’animaux terrestres.
Les prémices du véganisme datent de l’antiquité suite à cette réflexion : les animaux sont des individus qui désirent vivre.

Ages de mise à mort :

  • Poule bio : 3 mois
  • Cochon bio : Avant 1 an
  • Veaux : Entre 3 et 8 mois
  • Canard à foie gras : 13 semaines (femelles broyées à la naissance car seuls les mâles sont utilisés.)

Arguments par catégories :

  • Poules pondeuses : Les mâles sont systématiquement broyés vivants
  • Lait : Les vaches et les chèvres sont inséminés de force (violés) et immobilisés toute la journée, une fois qu’elles ne peuvent plus faire de lait elles sont amenées à l’abattoir. Les veaux ou chevreaux sont tués et séparés très tôt de leurs parents.
  • La chasse : Des tonnes de plomb et plastique qui se détériore dans la nature et qui va dans les nappes phréatiques.
  • Corrida : Si le taureaux tue le toréador qui l’a tué alors la mère de ce taureau est tuée pour qu’il n’y ait plus de descendance.
  • Laine : Certains moutons ont tellement été modifiés qu’ils mourraient étouffés si on ne les tondait pas.

 

Mon avis : LE livre qui m’a amené à être végétarienne. Son discours, son parcours, sa manière d’amener les choses m’a profondément touchée. Il n’y a aucun jugement, que l’on soit omnivore, végétarien ou végétalien ce livre est intéressant et facile à lire. Il nous propose de réfléchir sur notre consommation et sur l’impact de celle-ci sur les sans-voix (les animaux qui ne peuvent parler pour eux-mêmes).

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Martin page - Les animaux ne sont pas comestibles

Fiche de lecture – L’imposture intellectuelle des canivores de Thomas Lepeltier

Alors que la consommation de produits d’origine animale est de plus en plus remise en cause de nos jours, des  » intellectuels  » français » s’en prennent régulièrement aux végétaliens et véganes qui militent pour l’arrêt total de cette consommation.
Découvrez ici le livre de Thomas Lepeltier

L-imposture-intellectuelle-des-carnivores

En résumé : Alors que la consommation de produits d’origine animale (viande, lait, œufs) est de plus en plus remise en cause de nos jours, des  » intellectuels  » français (universitaires, journalistes, experts) s’en prennent régulièrement aux végétaliens et véganes qui militent pour l’arrêt total de cette consommation. Citons, sans être exhaustif, Raphaël Enthoven, Luc Ferry, Élisabeth de Fontenay, Périco Légasse, Dominique Lestel, Marylène Patou-Mathis, Natacha Polony, Jocelyne Porcher, Francis Wolff. À travers des livres, des articles ou en intervenant sur des plateaux de télévision, ils critiquent, dénoncent et moquent les défenseurs des animaux. Ce n’est pas sans conséquences. De nos jours, peu de personnes restent insensibles au sort des animaux de rente. Quand un film est tourné à l’intérieur d’un abattoir et diffusé dans les médias, la plupart des gens sont choqués. Puis, confrontés aux arguments des végétaliens et véganes, ces personnes cherchent des réponses. Que penser ? Que faire ? Que manger ? Or voilà que ces intellectuels viennent leur dire que les végétaliens et véganes ont tort. À chaque fois, le principe de base de l’éthique qui avance que nous ne devons pas faire souffrir et tuer un être sensible, juste pour notre plaisir, est oublié ou mal interprété. À la place, ces intellectuels avancent des arguments qui défient la logique, ne reposent sur aucun fondement rationnel et encouragent la cruauté. Mais ils confortent ainsi une société qui, parce qu’elle ne veut pas changer ses habitudes culinaires, tue sans nécessité une quantité faramineuse d’animaux. Aussi ce livre prend-il le parti de les dénoncer haut et fort ; pas pour le plaisir de critiquer, mais dans l’espoir que cette mise au point contribue à faire cesser le grand massacre des animaux de rente et serve à lancer un débat constructif sur leur place dans la société.

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L’auteur : Thomas Lepeltier est historien et philosophe des sciences, spécialiste de l’éthique animale. Il a écrit 9 livres (pour le moment) et à contribué à l’écriture de 14 livres sur le même sujet.

 

 

Les arguments à retenir : Des milliers d’animaux morts chaque jour, des milliards chaque année. La plupart sans voir la lumière du jour et en étant entassés toute leur courte vie. Beaucoup de gens veulent abolir les souffrances animales mais oublient tout au moment de passer à table… On ne peut pas aimer et tuer.

Mon avis : Un livre intéressant car il reprend des arguments d’intellectuels (oui vous avez bien lu « intellectuels ») pour les contrer et y apporter une vraie lumière. Le fait que tout le livre soit écrit autour du fait de réfuter des arguments peut être fatiguant et un peu lassant pour le lecteur, bien que les contre-arguments soient pertinents et logiques.

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