Fiche de lecture – Ma vie toute crue

« Voici mon témoignage. Celui d’une descente aux enfers, suivie d’une lente reconstruction. Mon récit est dur, parfois, mais nécessaire. Nous ne pouvons pas ignorer plus longtemps toute la souffrance que contient notre assiette. »

En résumé : « Ferme ta gueule, baisse la tête, fais ton boulot. Et si tu n’es pas content, dégage ! » Cette phrase, je l’ai entendue des centaines de fois. Elle concentre toute la violence qui règne dans cet espace dérobé aux regards. Les ouvriers souffrent et les animaux ne sont pas traités avec la dignité qu’il faudrait. Après sept années de silence, j’ai pris la décision de témoigner à visage découvert pour dénoncer la misère animale et la détresse humaine. Pour mieux les affronter, j’ai filmé ces images qui me faisaient cauchemarder. Tournées sur mon lieu de travail et confiées à l’association de protection animale L214, elles ont fait le tour du monde. On y voit des dizaines de foetus prêts à naître jetés à la poubelle comme de vulgaires déchets. La plus grande ferme du monde avortée pour des raisons de productivité, au mépris du bon sens et de toute décence. Voici mon témoignage. Celui d’une longue descente aux enfers, suivie d’une lente reconstruction. Mon récit est dur, parfois, mais nécessaire. Nous ne pouvons pas ignorer plus longtemps toute la souffrance que contient notre assiette.  »

Ma vie toute crue

L’auteur : Mauricio Garcia Pereira est né en Allemagne, a grandi dans une ferme de Galice en Espagne, où il a appris à aimer et respecter les animaux. Après avoir exercé plusieurs métiers, il arrive à Limoges où il se fait embaucher dans le plus grand abattoir public de France. Il y reste 7 ans avant de dénoncer à visage découvert l’abattage de vaches gestantes. Avec « Ma vie toute crue », il signe un témoignage choc sur le scandale des mauvaises pratiques des abattoirs au mépris de la souffrance animale.

Mon avis : Un livre simple et fort à la fois. Un récit poignant d’un héros sans cape extrêmement humble. J’ai (excusez-moi de l’expression), dévoré ce livre. Il est vraiment intense, on a l’impression d’entrer dans sa peau. Les faits ne sont pourtant (malheureusement) pas extraordinaires mais vraiment banaux. La cruauté s’est installée comme la routine. Les animaux et les hommes sont victimes de ce système qui broie tout sur son passage. Du productivisme à l’excès. J’oserais même dire de l’esclavagisme moderne. Un livre à lire. On se rend trop peu compte de ce que vivent les employés. Cela n’enlève bien sur en rien la douleur, la peur que ressentent les animaux. Il faut que cette injustice cesse, que l’on ferme les abattoirs. Ce livre est un témoignage qui aide à en voir la nécessité et avancer vers l’abolition de ces enfers sur Terre.

 

Livre en vente sur la Fnac.com

 

Vous avez lu ce livre ? Qu’en pensez-vous ?

 

Happyment vôtre ♥

La part du colibri – Pierre Rabhi

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? » « Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part. »

En résumé : « Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? » « Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part. »

Telle est notre responsabilité à l’égard du monde car nous ne sommes pas totalement impuissants si nous le décidons.

 

L’auteur : Paysan, écrivain et penseur français d’origine algérienne, Pierre Rabhi est l’un des pionniers de l’agriculture écologique en France. Il défend un mode de société plus respectueux des hommes et de la terre et soutient le développement de pratiques agricoles accessibles à tous et notamment aux plus démunis, tout en préservant les patrimoines nourriciers.

La part du colibri - Pierre Rabhi

 

Les arguments à retenir :

  • L’industrialisation à coupé l’homme de la nature.
  • Le mode de vie actuel n’est pas soutenable et n’est partagé que par certains dans le monde.
  • Les petits qui donnent leur vie pour nous offrir ce mode de vie et n’en profitent pas (pays pauvres, éloignés)
  • On a assez d’armement pour détruire plus de 300x la planète mais on ne mets que 0.28% Du budget de la France pour l’écologie. Pourquoi détruire au lieu de sauver
  • Un bœuf nourri 1 500 personnes, les céréales de ce bœuf en nourrissent 15 000…
    Agroecologie retour à la nature, la terre n’est pas un sol vide mais pleins de vie. Il faut utiliser ses ressources.

L’université des colibris pour apprendre gratuitement. Projet Oasis pour créer des lieux de vie et de ressources

 

Mon avis : Un très récit très imagé, emprunt d’une expérience personnelle pleine d’émotions. Je trouve la parole juste et censé. Un récit à découvrir. Court, simple et qui nous pose des questions.