L’antispécisme – Décryptage

L’Antispécisme, un débat et un terme dont on entend souvent parler. Mais qu’est ce que l’antispécisme ? Décryptage ici !

D’après Wikipédia « Le spécisme est la considération que des membres d’une certaine espèce ont des droits moraux plus étendus ou supérieurs à ceux accordés à d’autres espèces, notamment la considération morale supérieure que les humains accordent à leur propre espèce, dans un contexte lié à l’éthique et à la philosophie des droits des animaux. Ce concept est surtout utilisé par les tenants de l’antispécisme.

Par extension, le spécisme renvoie aussi à l’idée que les humains accorderaient une considération morale plus ou moins importante aux individus des autres espèces animales en fonction de celle-ci : les animaux de compagnie et les animaux dont l’espèce est en danger d’extinction verraient par exemple leurs intérêts davantage pris en compte que les animaux d’élevage, ceux destinés à l’expérimentation ou encore considérés comme nuisibles. »

Nous savons ce qu’est le spécisme, mais qu’est donc l’antispécisme ?

Spécisme - Antispécisme

 

Les origines

En 1970, grâce à Richard D. Ryder, universitaire britanique à Oxford et psychologue britannique auteur de l’ouvrage Victims of Science, que le mot antispéciste naît. Publié dans un ouvrage pour dénoncé les animaux, le terme à des racines qui sonnent comme pour racisme ou sexisme. En effet, il vise à dénoncer une discrimination.

En 1971 il écrit un nouveau livre Animals, Men and Morals, où il fait un parallèle avec l’histoire : « La discrimination sur la base de la race, bien que tolérée presque universellement il y a deux siècles, est maintenant largement condamnée, écrit-il. De la même façon, il se pourrait qu’un jour les esprits éclairés abhorreront le spécisme comme ils détestent aujourd’hui le racisme ».

Il est utilisé Peter Singer, défenseur reconnu des animaux le reprends en 1975 et le vulgarise dans son livre, La Libération animale. Peter Singer nous dit dans son livre que : « Les racistes violent le principe d’égalité en donnant un plus grand poids aux intérêts des membres de leur propre race quand un conflit existe entre ces intérêts et ceux de membres d’une autre race. Les sexistes violent le principe d’égalité en privilégiant les intérêts des membres de leur propre sexe. De façon similaire, les spécistes permettent aux intérêts des membres de leur propre espèce de prévaloir sur les intérêts supérieurs des membres d’autres espèces ».

Ce n’est qu’en 1993 que le livre de Peter Singer est traduit en France, ce n’est qu’alors que le débat est arrivé.

En 2010 le terme spécisme arrive dans les dictionnaires français. Depuis quelques années des associations de protections animale et notamment L214 a mis en lumière le spécisme et donc l’antispécisme.

Chez nous Aymeric Caron, végétarien et auteur de No Steak (2013) est l’un des nombreux porte-voix de cette cause, en 2016 il écrit même un essai nommé Antispéciste où il souhaite l’essor d’un humanisme nouveaux qui prendrait en compte les animaux.

Une journée mondiale contre le specisme a même été créée, elle a lieu le 27 août.

Spécisme - Antispécisme - Anthropocentrisme

L’idéologie

L’antispécisme refuse la notion même d’espèce et les critères injustes déterminés par les hommes qui sont à liés à l’appartenance à une espèce.

Le but est de lutter contre la domination et la supériorité humaine et le droit de vie ou de mort de l’être humain sur l’animal. Les animaux sont des êtres conscients et sentients qui ont la volonté de vivre et à ce titre au moins ils sont égaux aux humains.

Les antispécistes sont conscients qu’une égalité entre les espèces est impossible mais veulent stopper les maltraitances et accorder plus de droits aux animaux.

Richard D. Ryder rappel que Charles Darwin, inventeur de la théorie de l’évolution, dit qu’il n’existe qu’une différence de degré entre les animaux non humains et les animaux humains. « Depuis Darwin, les scientifiques admettent qu’il n’y a aucune différence essentielle « magique » entre les humains et les autres animaux, biologiquement parlant, écrit Richard D. Ryder. Pourquoi, dès lors, faisons-nous moralement une distinction radicale ? »

Spécisme - Anti-spécisme - Choix

Son combat

Pour les antispécistes le spécisme est la troisième horreur de l’humanité (racisme, sexisme et specisme). Le racisme est le fait de hiérarchiser les être humains, le sexisme à discriminer par le sexe et le specisme à refuser des droits essentiels en fonction de l’espèce.

L’antispéciste est contre l’anthropocentrisme et l’idée que l’humanité est supérieure aux autres espèces.

Faire valoir le fait que chaque individu toute espèce confondue, aspire à être libre et d’avoir le droit de disposer de sa propre vie.

Aucune espèce n’a envie d’être un objet, un bien, une marchandise, un steak. Il y a donc une volonté de fermer les abattoirs, les laiteries, les sites de pêche, d’interdire toutes les expérimentations animales et les tortures…

Les classifications arbitraires ne doivent pas permettre une hiérarchisation. Choisir de caresser un chien ou un chat et de manger les cochons est spéciste. Cette hiérarchisation n’est créée que pour le plaisir des humains.

Jamais violent le combat antispéciste se veut respectueux des animaux humains et non humains.

 

 

Je vous laisse vous faire votre propre idée sur ce débat et la nécessité des questions qu’il pose. Pouvons-nous continuer sans scrupules, à exploiter les animaux, les faire naître et mourir à notre guise ?

Voici quelques citations qui pourront vous informer un peu plus.

« Quand il s’agit de la violation des droits fondamentaux des humains, nous sommes absolutistes. Personne ne propose de rendre l’esclavage, la pédophilie, le viol, le meurtre etc. plus « humains ». Quand il s’agit de la violation des droits fondamentaux des animaux, nous parlons de tout sauf d’absolutisme. Au contraire, nous nous concentrons sur le fait de rendre plus « humaine » la violation de leurs droits fondamentaux. Nous traitons les interêts fondamentaux des humains et non-humains différemment. Tel est le spécisme.«  Gary L. Francione.

“Tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d’autres.” George Orwell

« On me demande parfois : Pourquoi dépensez-vous autant de votre temps et d’argent à parler de la bonté envers les animaux quand il y a tant de cruauté faite aux Hommes? Je réponds : Je travaille à ses racines. » George T. Angell

« Les animaux ne nous appartiennent pas. Quels qu’ils soient, n’avons pas le droit d’en disposer, que ce soit pour notre alimentation, notre habillement, nos loisirs ou nos expériences scientifiques. » Association PETA

« Quand les humains sont oppressés, c’est une tragédie. Quand les animaux sont oppressés, c’est la tradition. » Association Vegan France

 

Et vous, que pensez-vous du spécisme ? Donnez-nous votre avis en commentaire !

Recette – Velouté de Butternut

Un classique qui réchauffe le coeur et le corps ! Une petite recette facile et éthique pour se faire plaisir avec des légumes de saison.

Un classique qui réchauffe le coeur et le corps ! 

Une petite recette facile et éthique pour se faire plaisir avec des légumes de saison.

Ingrédients

  • 1 courge butternut (800 g)
  • 1 oignon
  • 1 cube de bouillon de légume
  • 2 cuillères à soupe de crème fraîche végétale (soja)
  • Huile d’olive
  • Sel
  • poivre
  • curry

Recette

  1. Coupez ! Epluchez et coupez l’oignon et la courge. Faites les revenir dans une casserole environ 5 minutes avec l’huile d’olive.
  2. Au feu ! Couvrez d’eau à hauteur et ajoutez le bouillon de légume. Laissez mijoter en couvrant environ 25 minutes.
  3. Comme un DJ : Mixez le tout, ajoutez la crème, le sel, le poivre et le curry. Voilà c’est prêt!

Pour accompagner tout ça je vous conseille d’ajouter sur le dessus quelques pignons de pin, graines de courges ou des pousses germées.

Une variante du velouté Butternut à proposer ? Dîtes-nous tout !

Recette – Lasagnes blanches aux épinards

Vous n’avez jamais réussi à apprécier les épinards ? Je vous assure que cette recette gourmande va vous réconcilier avec ces pauvres petites feuilles vertes !

Vous n’avez jamais réussi à apprécier les épinards ? Je vous assure que cette recette gourmande va vous réconcilier avec ces pauvres petites feuilles vertes !

Ingrédients

  • 500g d’épinards frais
  • Une vingtaine de feuille de lasagne sans oeufs (sans pré-cuisson)
  • 100ml de sauce pesto de basilic
  • 100g environ de graine de tournesol
  • Quelques feuilles de basilic
  • 200g de parmesan ou parmesan végétal
  • 500ml de lait de soja
  • 3 cuillère à soupe de farine
  • 1 cuillère à soupe de levure maltée
  • de la noix de muscade
  • Sel et poivre

Recette

  1. La béchamel : Mettez 3 cuillères à soupe d’huile d’olive et 3 cuillères à soupe de farine. Mélangez bien le tout à feu doux jusqu’à ce que cela épaississe. Ajoutez ensuite les 500ml de lait de soja et portez à ébullition en remuant bien pour éviter les grumeaux. Faites cela jusqu’à ce que cela épaississe (environ 10 min). Assaisonnez ensuite à votre gout avec la noix de muscade, la levure maltée, le sel et le poivre.
  2. Salsa : Mélangez ensuite tout simplement la sauce au pesto et la sauce béchamel. Laissez ça de côté pour la suite de la recette.
  3. Epinardons ! Lavez bien les épinards, enlevez ensuite les tiges et faites les cuire une dizaine de minutes dans de l’eau salée. Égouttez-les et hachez-les finement (attention à ne pas vous bruler ! ) Ajoutez-les ensuite à la sauce que vous avez préparé juste avant.
  4. Montage : Prenez un plat pour le four et versez au fond un peu d’huile d’olive et de sauce. Il faut que la première couche de pâte à lasagne ne soit pas directement en contact avec le plat sinon cela va coller et mal cuire. Une fois que vous avez badigeonné le fond ajoutez une couche de pâtes, puis une couche de sauce et épinards, répétez l’opération jusqu’à ce que vous n’ayez plus d’ingrédients. Recouvrez la dernière couche de lasagnes avec de la sauce, ajoutez le parmesan râpé pour former une croute et enfin les graines de tournesol pour le croquant. Enfournez tout ça 30 minutes à 220°C. Avant de dégustez ajoutez une petite feuille de basilic sur chaque part (effet garanti !)

Vous avez gouté ? Vous avez aimé ? Donnez-nous votre avis !

Recette – Pâte à tartiner veggie

Vous ne cautionnez pas l’impact écologique et environnemental du Nutella mais vous adorez la pâte à tartiner ? Pas de soucis, voici une recette gourmande, facile à réaliser, fait maison et complètement éthique !

Vous ne cautionnez pas l’impact écologique et environnemental du Nutella mais vous adorez la pâte à tartiner ? Pas de soucis, voici une recette gourmande, facile à réaliser, fait maison et complètement éthique !

Les ingrédients

  • 1 pot de purée de noisette (environ 350g)
  • 1 peu de purée d’amande (une petite cuillère à café)
  • Du lait de noisette (10 cuillères à soupe)
  • De l’huile de noisettes ou de coco (4 cuillères à soupe)
  • Du chocolat noir (30g environ)
  • Du sirop d’agave (5 cuillères à soupe)
  • Du sucre roux (1 petite cuillère à soupe)

En option : des pralins pour le côté croquant

La recette

  1. Chochochochocolat : Faites fondre doucement le chocolat au bain-marie.
  2. Du gloubiboulga : Dans un saladier, mettez tout votre pot de purée de noisettes, ajoutez le sirop d’agave, l’huile de noisette (si vous utilisez l’huile de coco il faut avant la rendre liquide, pour cela réchauffez-la légèrement), le lait, le chocolat fondu, la purée d’amande, sucrez un petit peu. Mélangez le tout !
  3. Test : Goûtez et ajustez à votre goût ! Si vous avez envie d’un petit côté croquant, ajoutez des pralins.
  4. Validation : Une fois que vous êtes conquis.e par son goût, mettez votre super pâte à tartiner éthique dans un bocal en verre.

N’hésitez pas à faire déguster vos amis pour leur montrer que c’est simple et délicieux ! C’est par le plaisir gustatif qu’on changera les choses, et qu’on consommera mieux.

Vous avez une autre recette ? Confiez-nous votre petit secret en commentaire !

Recette – Burger veggie

Envie de manger des burgers mais pas envie de contribuer à la souffrance animale ? Ne vous en faites pas, les burgers veggie sont délicious !

Envie de manger des burgers mais pas envie de contribuer à la souffrance animale ? Ne vous en faites pas, les burgers veggie sont tout aussi délicious que les carnés. Voire plus ! Puisqu’aucun animal n’a donné sa vie pour ce petit plaisir gustatif. Allez découvrons la recette !

Les ingrédients

  • Des pains à Burger (le top c’est avec du pavot et du sésame sur le dessus)
  • 2 tomates
  • Quelques feuilles de salade
  • 2 oignons
  • Des steak hachés veggie (facile à trouver en super marché)
  • Du faux-mage ou des tranches de fromages à burger
  • 2 avocats
  • Une paquet d’épices à guacamole
  • Les sauces que vous aimez (mayonnaise vegan, sauce algérienne vegan, ketchup …)

La recette

  1. Ça se prépare : Préparez le guacamole en écrasant les avocats dans un plat et en le mélangeant avec les épices. A côté de cela, coupez les tomates en tranches moyennes. Coupez les oignons en lamelles.
  2. Au travail les oignons ! Mettez les deux oignons dans une poêle à feu moyen avec de l’huile d’olive. Une fois qu’ils sont transparent, ajoutez une cuillère à soupe de sucre et une cuillère à soupe de vinaigre balsamique. Laissez cuire une petite dizaine de minutes.
  3. Au feu : Dans une poêle, faites cuire le steak à feu moyen pendant environ 7 à 10 minutes.
  4. Miam Miam : Mettez les pain à burger au grill pain. Une fois qu’ils sont sortis, étalez la sauce de votre choix, ajoutez le guacamole, la salade, le faux-mage (ou fromage) le steak haché végétal, les oignons confis et enfin le dernier pain.

Vous pourrez accompagner ça d’une salade verte, de frites de patates douces, de frites classiques ou de petits légumes.

Vous avez testé ? Qu’en pensez-vous ?

Fiche de lecture – Manifeste Animaliste de Corine Peluchon

 » Nos rapports aux animaux sont un miroir dans lequel nous voyons ce que nous sommes devenus au fil des siècles. Ce ne sont pas seulement les horreurs dont notre espèce se rend coupable en exploitant d’autres êtres sensibles qui apparaissent dans ce miroir, mais le visage blafard d’une humanité en train de perdre son âme.  »
– Corine Pelluchon

manifeste-animalisteEn résumé :  « Nos rapports aux animaux sont un miroir dans lequel nous voyons ce que nous sommes devenus au fil des siècles. Ce ne sont pas seulement les horreurs dont notre espèce se rend coupable en exploitant d’autres êtres sensibles qui apparaissent dans ce miroir, mais le visage blafard d’une humanité en train de perdre son âme.  »

Soulignant l’universalité de la cause animale, Corine Pelluchon montre que les violences infligées aux animaux reflètent les dysfonctionnements de la société. Raison pour laquelle il convient de politiser la cause animale et de donner des repères théoriques et pratiques pour y parvenir.

Pour commencer il convient de cesser la stigmatisation et l’ère des compromis qui ne donnent aucun résultat tangible.

Stratégiquement ensuite, il faut aider les personnes travaillant dans l’élevage, l’expérimentation, l’alimentation ou la mode à se reconvertir et à innover étant entendu que la principale cause de l’exploitation animale provient d’un système économique qui étend la dérégulation sur toute la surface de la terre.

Sensibiliser dès le plus jeune âge, découvrir la richesse des existences animales, enseigner l’éthique animale et l’éthologie dans le secondaire et à la faculté également. Car la culture et l’éducation sont les piliers de la justice.

L’idée poursuivie par l’auteure est de donner aux citoyens, aux représentants politiques et aux différents acteurs de l’économie les moyens d’opérer la transition vers une société juste prenant en compte les intérêts des humains et ceux des animaux.

Corine PelluchonL’auteur : Philosophe, professeure à l’université Paris-Est-Marne-La-Vallée, Corine Pelluchon, spécialiste de philosophie politique et d’éthique, a écrit de nombreux ouvrages dans lesquels la question animale occupe une place centrale, comme L’autonomie brisée. Bioéthique et Philosophie (PUF, 2009, 2014), Éléments pour une éthique de la vulnérabilité. Les hommes, les animaux, la nature (Le Cerf, 2011. Grand Prix Moron de l’Académie française), Les Nourritures. Philosophie du corps politique (Le Seuil, 2015. Prix Édouard Bonnefous de l’Académie des Sciences morales et politiques). Dans ce manifeste, elle condense sa réflexion en la rendant accessible à un large public.

Les arguments à retenir : Nous mettons un voile sur ce que l’on ressent, on se coupe des réalité et on refoule nos sensibilités. Tout ça permet un assujettissement sans précédent des animaux et une acceptation de violences ordinaires qui sont en fait extraordinaires.

Les zoos renforcent la supériorité des humains, l’un est libre et en sécurité, l’autre est enfermé et dépendant. Aller au cirque pour les animaux c’est consacrer la domination, en faire un art. La chasse à courre a été supprimée dans le pays même où elle est née (la Grande Bretagne) et existe toujours chez nous… Le foie gras c’est un foie malade venant d’un animal à qui on enfonce un tube de 20 à 30 cm dans la gorge pour le gaver…

Mon avis : Un livre riche non seulement en termes d’informations et de données factuelles mais aussi en termes de questionnements. C’est une remise en question de ce que l’on pense établi et qui en fait ne l’ai pas. Et en plus d’être instructif il est facile à lire !

Livre en vente sur la boutique L214

Le steak en quelques chiffres

Des hangars immenses, des milliers d’animaux enfermés, jamais de lumière du jour, pas d’exercice, pas d’amour, que de la souffrance. Voilà à quoi ressemblent la vie de l’animal, du cadavre qui est dans votre assiette.
Dans cet article je vais vous faire découvrir en quelques chiffres ce que représente votre steak

Des hangars immenses, des milliers d’animaux enfermés, jamais de lumière du jour, pas d’exercice, pas d’amour, que de la souffrance. Voilà à quoi ressemblent la vie de l’animal, du cadavre qui est dans votre assiette.

Parce que oui, le plaisir gustatif égoïste ne doit pas primer sur la vie. Qui a-t-il de plus beau que la vie ? Qui a-t-il de plus horrible que la mort, la souffrance et la peur ?

Dans cet article je vais vous faire découvrir en quelques chiffres ce que représente un steak :

  • 83% des 800 millions de poulets de chair sont élevés sans accès à l’extérieur (ITAVI, 2016).
  • 69% des 48 millions de poules pondeuses sont élevées en batterie de cages (CNPO, 2016).
  • 99% des 36 millions de lapins sont élevés en batterie de cages (ITAVI, 2006).
  • 95% des 25 millions de cochons sont élevés sur caillebotis en bâtiments.

Elevage intensif

  • Quelques heures à quelques jours, c’est la courte durée où les vaches peuvent profiter de leurs enfants.
  • Les poulets de viande sont tués à 6 semaines alors qu’ils peuvent vivre jusqu’à 8 ans
  • Les dindes sont tuées à 15 semaines alors qu’elles peuvent vivre jusqu’à 10 ans
  • Les cochons sont tués à 6 mois alors qu’ils peuvent vivre jusqu’à 15 ans
  • Les poules pondeuses sont tuées à 16 mois alors qu’elles peuvent vivre jusqu’à 8 ans
  • Les vaches laitières sont tuées à 5 ans alors qu’elles peuvent vivre jusqu’à 20 ans
  • Les canards sont tués à 13 semaines alors qu’ils peuvent vivre jusqu’à 15 ans
  • Les agneaux sont tués vers leurs 5 mois alors qu’ils peuvent vivre jusqu’à 13 ans
  • Les bovins sont tués à 1 ans alors qu’ils peuvent vivre jusqu’à 20 ans
  • Les truies sont tuées à 3 ans alors qu’elles peuvent vivre jusqu’à 15 ans
  • Les veaux  sont tués vers leurs 6 mois alors qu’ils peuvent vivre jusqu’à 20 ans

Age de votre viande

  • 300 œufs par an, ce que les poules pondeuses pondent aujourd’hui (Filières avicoles, 2015) contre une quinzaine lorsqu’elles vivent à l’état sauvage (HSUS, 2014).
  • 27 petits par an, nombre de petits auxquels les truies donnent naissance contre 16 en 1970 (IFIP, 2014).

Elevage intensig

  • Epointage des becs, dégriffage des pattes des poules et des canards, coupe des queues, rognage des dents des cochons, écornage des veaux, castration des porcs, des veaux, des chapons. Toute ces horreurs faites à vif pour produire plus.
  • Plus de 80% des animaux sont élevés en bâtiments fermés, parqués en cage ou sur des caillebotis sans accès à l’extérieur.
  • + de 25% des lapins meurent avant d’avoir atteint l’âge où ils seront tués (ITAVI, 2007, p.60)
  • + de 20% des cochons meurent avant d’avoir atteint l’âge d’être tués dans les élevages porcins (IFIP, 2014).
  • 14.5% de la production de CO2 mondiale est faites par la filière de la viande, la filière la plus polluante devant le secteur des transports (14%)
  • Un végétalien émet 2,5 fois moins de GES par son alimentation qu’un omnivore occidental.
  • Près de 800 millions d’humains souffrent de malnutrition.
  • 2/3 des terres agricoles dans le monde sont consacrées à l’élevage ou à la production d’aliments pour le bétail.
  • L’élevage est responsable de 64% des émissions d’ammoniac, une des principales cause des pluies acides.
  • 1 STEAK = 1500 litres d’eau.

Eau et viande

  • L’élevage est responsable de 8% de la consommation mondiale d’eau.
  • 3 millions d’animaux tués chaque jour en France.
  • Plus de 60 milliards d’animaux tués par an et dans le monde.
  • 294 millions de tonnes de viande produite chaque année.
  • 15.000 litres d’eau pour produire un kilo de viande, un rôti de porc ou un gigot d’agneau, c’est 70 baignoires pleines.
  • 1,3 milliard de tonnes de nourriture sont jetées ou perdues chaque année, ce qui correspond à 1/3 des aliments produits sur la planète.
  • L’élevage intensif serait responsable de la destruction d’environ 80% de la forêt amazonienne d’après Green Peace.
  • Les animaux d’élevages intensifs prennent systématiquement des médicaments en préventifs, en 2009 un grand détaillant américain a reçu 13 000 tonnes d’antibiotiques soit 80% de ceux consommés dans le pays.
  • Les bactéries s’adaptent et 2014 en France, sur l’étude d’un échantillon de 100 pièces de poulet, ¼ contenait des bactéries Eschérichia coli et 64% de celles-ci étaient résistantes à nos médicaments.
  • En 2012 en France 42 000 personnes ont eu un cancer colorectal principalement à cause de la viande.
  • Manger quotidienne de la viande rouge augmente le risque de mortalité de 13 %, de maladie cardiovasculaire de 18% et le risque de mortalité par cancer de 10%.
  • Pour la viande est transformée (bacon, salami, saucisses…) la mortalité globale qui augmente de 20%, le risque de mourir de problèmes cardiaques de 21 % et le risque de mourir de cancer de 16 %.
  • 75% des terres agricoles du globes pour nourrir les bêtes d’élevage.
  • Les protéines animales ne fournissent que 8% des calories et 18% des protéines que nous mangeons.
  • 1kg de viande = 7kg de céréales.

Pour aller plus loin

https://www.viande.info/

Ces personnalités Végéta*iennes

Découvrez la liste de ces personnalités Végétaliennes ou végétariennes qui font du bien à la planète et aux animaux !

Hello, Hello, A travers ce court article je vous propose de découvrir la grande liste des personnalités végétariennes, végétaliennes pour vous rendre compte que ce n’est pas une mode mais bien un phénomène rependu !

Pour rappel les végétariens ne mangent pas de viande ni de poisson mais des produits à base d’animaux (oeufs, lait, fromages, miel), les végétaliens aucun produits issus des animaux (miel, oeufs, lait, fromages, viande, poisson).

 

Personnalités végétariennes

  • Avril Lavigne
  • Billy Idol
  • Bob Dylan
  • Boy George
  • Carlos Santana
  • Chris Martin (Coldplay)
  • Chris Novoselic (Nirvana)
  • Cindy Lauper
  • Common (Lonnie Rashied Lynn)
  • Dave Stewart
  • David Bowie
  • Diane Dufresne
  • Diane Tell
  • Dizzy Gillespie
  • Elli Medeiros
  • Frida (Abba)
  • Garry Glitter
  • George Harrison
  • Hilary Hahn (Violoniste)
  • Jeane Manson
  • Jeanne Mas
  • Jimmy Cliff
  • Jimmy Sommerville (The Communards)
  • Joan Baez
  • Joe Jackson
  • John Lennon
  • Joss Stone
  • Kate Bush
  • LaToya Jackson
  • Lenny Kravitz
  • Léonard Cohen
  • Martin Gore (Depeche Mode)
  • Michael Jackson
  • Michael Stipe (REM)
  • Michel Sardou (et sa femme Anne-Marie)
  • Montserrat Caballé (cantatrice)
  • Morrissey (ancien du groupe Smiths)
  • Mylène Farmer
  • Nadiya (Chanteuse R n’B)
  • Nicole Croisille
  • Nik Kershaw
  • Nina Hagen
  • Olivia Newton John
  • Paul & Linda Mc Cartney
  • Peter Gabriel
  • Phil Collins
  • Pink (Chanteuse R n’ B)
  • Prince
  • Rick Allen (Def Leppard)
  • Rika Zaraï
  • Ringo Starr (et sa femme, Barbara Bach)
  • Robert Smith (The Cure)
  • Shirel
  • Shirley Bassey
  • Steve Vai
  • Stone (de « Stone & Charden »)
  • Susan Vega
  • Tanita Tikaram
  • Tina Turner
  • Vanessa Paradis
  • Whitney Houston
  • Womack and Womack
  • Yazz
  • Yehudi Menuhin
  • Yoko Ono (Veuve de John Lennon)
  • Carl Lewis
  • Gandhi
  • Pytaghore
  • Platon
  • Saint Thomas d’Aquin
  • Saint Augustin
  • Saint François d’Assise

 

Personnalités végétaliennes

  • Bryan Adams
  • Sinead O’Connor
  • Shania Twain
  • Moby
  • Keziah Jones
  • Venus et Serena Williams
  • Beyoncé
  • Dave Scott
  • Bode Miller
  • Martina Navratilova
  • Edwin Moses
  • Oprah Winfrey
  • Pomoe
  • Ziggy Marley
  • Lolita Lempika
  • RZA
  • Pink
  • Ariana Grande
  • Aymeric Caron
  • Stella Mc Cartney
  • Kate Von D
  • Mike Tyson
  • Algore
  • Bill Clinton
  • Jane Goodall
  • Sia
  • Paul Watson
  • Miley Cyrus
  • Gwineth Paltrow
  • Joaquim Phoenix
  • Emily Deschanel
  • James Cameroun
  • Pamela Anderson
  • Jared Leto
  • Forest Whitaker
  • Carrie Ann Moss
  • Tobey Maguire
  • Russel Brand
  • Jessica Chastain
  • Kristen Bell
  • Peter Singer
  • Peter Dinklage
  • Mayim Bialik
  • Nathalie Portman
  • Sam L Jackson
  • Casey Affleck
  • Woody Harrelson
  • Sandra Oh
  • Ellen Page
  • Ellen Degeneres
  • Eric Roberts
  • Michel Pfeiffer

 

Et encore la liste n’est pas exhaustive et tend à grandir encore et encore pour compter parmi nous de nombreux néo-végéta*iens !

La boucherie éthique – Sensibiliser à la consommation de viande

Manger de la viande sans tuer les animaux ? C’est le pari de la boucherie éthique. Découvrez ce que cache ce faux documentaire

Quand on mange de la viande ce n’est en fait pas de la viande que l’on mange mais des êtres, des animaux, des vies.

Toutes les techniques sont bonnes pour sensibiliser à la consommation de viande mais certaines fonctionnent mieux que d’autres. Les parasites ont choisi le faux documentaire pour nous questionner sur notre alimentation.

 

Un faux reportage

Il est important de préciser ici que ce reportage n’est pas réel. C’est une mise en scène sous forme de documentaire qui a été effectuée mais tout est faux.

La boucherie éthique n’existe pas, d’ailleurs aucune boucherie éthique ne pourra jamais exister car le simple fait de tuer un être vivant n’est pas éthique.

Ce « reportage » de sensibilisation met en scène Daniel, le créateur de la boucherie éthique. Après avoir vu des vidéos horribles montrant la vie des animaux d’élevage et leur abattage il décide de réformer la filière de la viande. Il ne veut pas tuer mais il ne peut pas se passer du goût. D’ailleurs pour lui il n’est pas question de devenir végétarien ou vegan, ça serait trop dur.

Non au lieu de cela il propose de « prélever » chirurgicalement des parties du corps des animaux (autant que possible bien sûr) et de les laisser en vie dans des sanctuaires.

On voit donc des animaux de toutes espèces arborant des prothèses. On nous montre à quel point ces animaux sont heureux et ont de la chance de pouvoir vivre et donner de leurs corps pour l’homme. C’est un privilège. Certaines associations (toujours de manière fictive bien sûr) véganes ou de protection des animaux soutiennent le mouvement et avouent que se passer de viande « c’était dur et utopique ».

Un label « Viande éthique » est créé pour que les consommateurs sachent que l’animal qu’il mange n’est pas mort, juste prélevé.

Viande éthique

Au delà des animaux « classiques » de rente (cochons, vaches, poules…) on voit aussi des animaux sauvages prélevés (koala, panda, lion..), mais aussi des humains. Vu qu’on a plus besoin de tuer pour manger on peut tester tout type d’animaux. Cela profite même aux animaux. Pour les animaux de rente c’est la promesse d’une « belle vie » une fois leur « devoir » terminé; pour les animaux sauvage c’est l’augmentation du nombre d’individus parce qu’on va plus les protéger et les inciter à se reproduire; et pour les humains c’est le fait de gagner beaucoup d’argent en échange d’une partie de son corps. On s’en doute ce sont donc des pauvres (notamment une SDF dans le documentaire) qui vendent des parties d’eux pour des personnes fortunées en quête de plaisirs gustatifs inédits.

Des centres de prélèvement existent donc, permettant par exemple d’amener votre chien, de commander deux rumsteck et de le récupérer avec quelques parties en moins mais en vie. Ce qui permettrait d’après une propriétaire de chien « de plus se rapprocher de son animal et d’avoir une petite partie de lui en soi ».

D’autres secteurs se sont inspirés de la viande éthique, la chasse par exemple..

Pour appuyer leur volonté d’ouvrir les consciences au ridicule du carnisme et d’une éventuelle boucherie éthique de vrais intervenants sont présents. C’est le cas du cofondateur de L214  Sébastien Arsac, et de Paul Watson de Sea Shepherd.   Ce sont les seuls qui sont porteurs d’un discourt cohérent.

Daniel nous dit vers la fin du documentaire que pour les poules et les poissons c’est pas la même chose, on peut les tuer. Il ne faut pas être « extrémiste quand même« .

 

Ce que cela cache

Défense des animaux

En premier lieu il convient de dire que de nombreux internautes ont cru à cette histoire et cela les a révoltés. Dans cette part d’internautes la majorité est carniste et il est impressionnant de voir comme la cruauté de prélever des animaux les choquent alors que les manger ne les choquent pas. Bref.. Tout commence et tout fini par un décompte. Le nombre d’animaux qui sont dépossédés de leurs vies durant le visionnage du documentaire. Ce chiffre est horrible, terrible, terrifiant. Le faux documentaire est donc clairement engagé dans la défense des animaux.

Dérives technologiques

Ici on nous montre une dérive possible des avancées technologiques au « service » de la nourriture. Prélever de la viande et ne pas tuer, se nourrir d’animaux encore vivants. Depuis le début l’homme cherche à améliorer l’efficacité et la productivité de tout ce qu’il entreprend. Même dans le cadre des animaux. Cela fait des années que nous cherchons constamment les sélections génétiques pour produire plus d’œufs, de viande, de lait. Ensuite on a essayé d’implanter des choses pour mieux contrôler les animaux comme les vaches avec des hublots. Dans le cadre du documentaire on nous montre que les scientifiques et vétérinaires cherchent à prendre toujours plus de l’animal en ne se souciant que peu de leur bien-être. La vétérinaire qui fait les prélèvements est d’ailleurs habillée d’une blouse couverte de sang, la table est couverte de sang elle aussi. Un clin d’œil pour rappeler que bien peu de chose la sépare d’un boucher.

Lorsqu’un restaurateur est interviewé il nous indique même que dans un futur proche on pourra faire du foi gras éthique en remplaçant les foi des canards ou oies par d’autres fois…  On nous parle clairement de transanimalisme et d’animaux augmentés. Les animaux préféreraient presque avoir des membres mécaniques que leurs membres…

Manger de la viande éthique

Animaux objets

Ici les animaux ne sont ni plus ni moins que des objets vivants. On estime que c’est leur devoir de produire de la viande pour nous et de nous donner une partie de leur corps, ils sont nés pour cela et pour rien d’autres. Les éleveurs les font naître, prennent soin d’eux, les nourrissent, c’est en retour à l’animal de faire son boulot et de nous donner sa viande.

Une question se pose donc: L’animal doit-il être utile pour vivre ? Son but est-il d’être mangé ? Peut-on s’approprier le corps d’un animal pour un simple plaisir gustatif ?

Maquiller la vérité

Ici en fin de compte on maquille la réalité pour le consommateur. Parce qu’après tout qui est responsable de la mort ou de l’utilisation des animaux ? Le consommateur. Si personne ne consomme, pas d’animaux tués. Le but est donc d’emballer joliment le paquet pour mieux le donner, même si le cadeau reste le même.

Manger de la viande permettrait en fait de sauver les animaux, voila ce que l’on veut nous faire croire…  Parce que finalement si personne ne mangeait de viande on ne mettrait pas ces animaux au monde, on les préserve donc en les faisant naître pour leur offrir une courte vie de souffrance.

On enjolive toujours les mots qui concernent la viande : Quand on castre, lime les dents, coupe la queue des porcelets à vifs on dit qu’on fait des soins dans les élevages. Dans les abattoirs tuer c’est euthanasier.

Il faut maquiller les choses/la réalité pour que ce soit plus acceptable et défendable pour les consommateurs, on doit cacher l’horreur de la viande pour qu’on continue à en manger. Et ici si c’est « éthique » ça dédouane les gens. Ils ne se sentent plus coupables. Ils peuvent donc continuer bêtement et égoïstement à consommer.

On veut se donner bonne conscience, donner une bonne image en société. On est fainéant et au lieu de changer nos modes de consommation on cherche des alternatives qui sont bien vues. Par exemple, dans le monde réel, au lieu d’arrêter de manger de la viande on va manger de la viande bio.. Ça reste de la viande en fait..

Viande éthique, viande

Le syndrome de la blouse blanche

Une chose importante dans ce documentaire c’est le syndrome de la blouse blance.

De nombreuses personnes ont cru (à tort) que ce documentaire était réel parce qu’il met en scène de nombreux faux experts. Ces faux experts en blouses blanches ne sont autre que des acteurs. On avale donc n’importe quoi tant que l’habit fait le moine. Notre sens critique s’arrête là où la blouse commence.

 

 

En tout cas ce faux documentaire intelligemment tourné et orchestré nous montre les dérives de l’homme et son égoïsme. Il permet de remettre en question des choses que beaucoup préfère oublier. Que beaucoup savent mais dont ils ne veulent pas se souvenir.

Nous ne sommes pas dans un monde de bisounours. Manger de la viande tue. Manger de la viande tue beaucoup : 65 milliard d’animaux terrestres tous les ans.

 

 

 

Le petit lexique de la cause animale

Découvrez le vocabulaire de la cause animale !

Aujourd’hui je vous propose un article assez court mais qui vous permettra de mieux comprendre le vocabulaire des vegans, végétaliens, animalistes et acteurs de la protection animale.

 

Abolitionnisme : Mouvement qui veut l’abolition absolue de toutes formes d’exploitation animale.

Animalisme : Engagement politique dont le but est de défendre les animaux comme individus.

Antispécisme : Courant de pensée philosophique et moral, qui considère que l’espèce à laquelle appartient un animal n’est pas un critère pertinent pour décider de la manière dont on doit le traiter et de la considération morale qu’on doit lui accorder.

B12 : Vitamine utilisée par les végétaliens pour éviter les carences.

Carnisme : Idéologie selon laquelle il est moralement acceptable pour les humains de consommer certains animaux.

Crudivore : Ne consomme que des produits crus. Et donc pas forcément végétarien.

Cruelty free : Le terme signifie « sans cruauté ». Les cosmétiques signalés d’un label « cruelty free » ne testent pas leurs produits sur les animaux (ni produits finis, ni ingrédients).

Flexitarien : Personne consommant occasionnellement de la viande. Ils sont souvent qualifiés de semi végétariens. C’est la volonté de réduire sa consommation de viande.

Locavore : Consomme des aliments produits tout près de chez lui. Il ne s’agit pas d’un régime alimentaire, mais d’un mode de consommation engagé et décroissant, qui refuse les aliments qui font trois fois le tour de la planète avant de finir dans nos assiettes. De fait, le locavore va consommer beaucoup de fruits et légumes, exclusivement de saison.

Mentaphobie : Réticences à reconnaître la conscience animale.

Néowelfarisme : Mène des campagnes pour le bien‑être animal, tout en visant l’abolitionnisme.

Omnivore : Personne se nourrissant indifféremment d’aliments d’origine animale et végétale.

Orthorexique : Trouble du comportement alimentaire (au même titre que la boulimie ou l’anorexie). L’orthorexique consacre plusieurs heures par jour à vérifier que ce qu’il va ingérer est sain, ce qui peut être extrêmement privatif.

PA : Protection animale. Terme utilisé par les militant de la cause animale.

Seitan : Pâton de gluten (la protéine du blé) cuit dans un bouillon, qui peut être cuisiné comme une viande.

Sentience : Désigne la capacité à éprouver des choses subjectivement, à avoir des expériences vécues, à ressentir.

Slow cosmétique : Démarche écologique et éthique fondée sur une volonté commune de promouvoir un mode de consommation naturel, sain et raisonnable de la cosmétique.

Spécisme : Le spécisme « est à l’espèce ce que le racisme est à la race, et ce que le sexisme est au sexe : une discrimination fondée sur l’espèce, presque toujours en faveur des membres de l’espèce humaine », résume David Olivier, fondateur de la Veggie Pride. Discriminer par l’espèce.

Tempeh : Aliment fermenté. On utilise des graines de soja simplement dépelliculées, que l’on fait cuire, que l’on écrase et que l’on fait fermenter en compagnie d’un champignon. 24 heures de fermentation sont nécessaire pour qu’apparaissent des moisissures blanches qui modifient la texture du soja pour en faire un bloc.

Tofu : Issu du caillage du lait de soja. Il n’est pas fermenté, ni vieilli, ni mûri. Il se commercialise sous forme de bloc rectangulaire.

Validisme : Il résulte de la structure sociale qui normalise le fait que la société et les infrastructures sont pensés par des personnes valides pour des personnes valides, en ne prenant pas en compte les personnes en situation de handicap, la société étant handicapée pour les personnes ne correspondant pas à la norme valide. La norme donc le modèle standard d’une personne n’ayant (et non pas « souffrant de ») aucun « handicap » physique ou mental. Les personnes ne correspondant pas à ce modèle se voient donc mis face à une infinité de difficultés.
Enfin, le validisme est l’idéologie selon laquelle les personnes en situation de handicap sont « anormales », que le handicap est l’une des pires choses qui puissent nous arriver mais aussi et surtout qu’il n’est ni utile ni rentable de prendre en compte leurs particularités dans la construction de la société.

Vegane : Personne ne consommant ni chair animale ni produits d’origine animale et qui renonce à l’utilisation des animaux dans toutes circonstances. Elle refuse de porter les produits issus des animaux comme la fourrure, les plumes, le cuir, l’angora ou la soie. Elle utilise des produits cosmétiques et d’entretien non testés sur les animaux. Elle ne participe pas aux activités qui exploitent les animaux comme c’est le cas dans les cirques terrestres et aquatiques, certains circuits touristiques ou dans différents sports.
Les vegan ont un régime alimentaire végétalien et pratique le mode de vie vegan.

Végétarien : Personne qui ne consomme pas de chair animale, qu’elle provienne d’animaux terrestres ou aquatiques mais qui admet la consommation de produits d’origine animale comme les œufs, le lait, le miel et le fromage.

Végétalien : Personne qui ne consomme pas de chair animale ni de produits d’origine animale.

Végéta*isme : Terme très usité sur la toile permettant de s’adresser et de regrouper les végétariens et végétaliens. Le dénominateur commun non négociable est l’absence de consommation de chair animale.

Welfarisme : Cherche à réduire la souffrance des animaux exploités, mais ne remet pas en question leur exploitation. C’est en fait la recherche d’une amélioration des conditions des animaux exploités mais la remise en cause du fait qu’ils soient les « objets » des humains.

Zoopolis : Mot inventé par Jennifer R. Wolch – « Pour permettre l’apparition d’une éthique, une pratique et une politique qui se soucient des animaux et de la nature, nous devons renaturaliser les villes et y réinviter les animaux, et ce faisant réenchanter la ville. J’appelle cette ville renaturalisée et réenchantée : Zoöpolis. »

Animale aide

Et voila, j’espère que ces quelques définitions vous permettront de mieux comprendre le champ lexical de la cause animal et de mieux vous y retrouver pendant les débats.

D’autres mots à ajouter ? Donnez-les nous en commentaire.

 

Happyment vôtre ♥

Les répercussions de l’élevage intensif

3 millions d’animaux tués chaque jour en France, plus de 60 milliards par an et dans le monde ; soit 294 millions de tonnes de viande. Et chaque année la population mondiale grandit d’environ 89 millions de personnes.
L’augmentation de la population pose une question simple : Comment nourrir tout le monde ?

Il y a peu pour un travail d’école en macroéconomie nous avons dû, avec une camarade trouver un sujet et une problématique actuelle. Nous avons donc choisi l’impact de l’élevage intensif sur les hommes, les animaux, l’économie, l’écologie.

Voici le résultat de mes recherches.

Des milliards d’animaux tués

3 millions d’animaux tués chaque jour en France, plus de 60 milliards par an et dans le monde ; soit 294 millions de tonnes de viande.

Nous vivons dans une société où la population est segmentée et où les consommateurs partagent leur budget entre une consommation éthique et classique.

Au 1er janvier 2018, la population mondiale est estimée à 7,63 milliards d’habitants. En 25 ans la population mondiale a augmenté de 35 % ce qui pose de graves problèmes de gestion des ressources (d’après les signataires du manifeste « Avertissement à l’humanité »).

C’est-à-dire que chaque année la population mondiale grandit d’environ 89 millions de personnes, comme si on ajoutait l’équivalent de la population de l’Allemagne.

L’augmentation de la population pose une question simple : Comment nourrir tout le monde ?

La réponse pourrait paraitre évidente : Produire plus, plus vite, de manière plus efficace. Cependant cette nécessité de rendement engendre des dérives.

« Chaque fois que vous dépensez de l’argent vous votez pour le type de monde que vous voulez » – Anna Lape

Dénonciation du mode de consommation actuel et limites

L’élevage intensif

« On reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux » – Gandhi
Qu’est-ce que l’élevage intensif ?

L’élevage intensif est une forme d’élevage dont le but est le rendement maximum, c’est-à-dire augmenter le nombre d’animaux sur une exploitation. Il est caractérisé par l’utilisation d’espace réduits et souvent fermés et critiqué principalement sur le fait de la qualité du produit et aussi sur les conditions de vie des animaux.  

Souffrance animale et conditions d’élevage

En France, plus de 80% des animaux sont élevés en bâtiments fermés, parqués en cage ou sur des caillebotis sans accès à l’extérieur :

    • 83% des 800 millions de poulets de chair sont élevés sans accès à l’extérieur (CGAAER, 2014)
    • 68% des 47 millions de poules pondeuses sont élevées en batterie de cages (ITAVI, 2015)
    • 99% des 36 millions de lapins sont élevés en batterie de cages (ITAVI, 2006)
  • 95% des 25 millions de cochons sont élevés sur caillebotis en bâtiments

Sélectionnés pour être les plus productifs possibles ils sont modifiés génétiquement pour qu’ils s’engraissent plus vite ; quitte à ce qu’ils ne puissent plus marcher ou vivre « dignement ».

Par exemple les « poules pondeuses » et les « poulets de chair » sont différents, les poulets mâles « pondeurs » sont éliminés par broyage ou gazage.

La filière « foie gras » effectue aussi un sexage en début de vie, les femelles n’étant pas utilisées pour produire du foie gras en France.

Les poules pondeuses pondent aujourd’hui près de 300 œufs par an (Filières avicoles, 2015) contre une quinzaine lorsqu’elles vivent à l’état sauvage (HSUS, 2014). Les truies donnent naissance à 27 petits par an contre 16 en 1970 (IFIP, 2014).

Pour la production de lait, les vaches, brebis et chèvres sont généralement inséminées chaque année. Les petits auxquels elles donnent naissance leur sont rapidement enlevés. Ces séparations affectent aussi bien les jeunes que leurs mères.

Les truies sont entravées.

De plus ils sont mutilés pour éviter qu’ils se blessent à cause de l’espace trop restreint, ceci sert à les « adapter » à la surpopulation des élevages (Castration à vif, ablation de la queue, du bec ou des dents sans anesthésie, dé griffage des pattes des poules et canards…)

Cela provoque un taux de mortalité important (20% des porcs meurent avant l’abattage et 25% des lapins)

Face à cela de nombreuses associations animales se sont insurgés contre cette maltraitance et cette violence en partageant massivement des vidéos des différents abattoirs pour ouvrir les yeux des consommateurs. On y constate que la règlementation n’y est toujours pas respectée. Le fait que les établissements soient plus ou moins grands ne change pas la cruauté des pratiques ce qui ne rassure pas les consommateurs qui ne peuvent plus ignorer l’horreur de ces lieux et cela joue sur la consommation.

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L’impact écologique

Au-delà du constat édifiant de la souffrance animale, de la maltraitance flagrante ainsi que du non-respect des besoins physiologiques et comportementaux basiques des animaux l’élevage intensif soulève aussi un problème écologique.

En effet il serait responsable de la destruction d’environ 80% de la forêt amazonienne d’après Green Peace. Forêt qui est considérée rappelons-le comme le poumon du monde.

Pour nourrir ses animaux il faut produire de manière intensive aussi ce qui induit l’utilisation de produits chimiques et donc l’empoisonnement des terres, des nappes phréatiques et de l’eau. La contamination des sols est aussi provoquée par les déjections des animaux (nitrates).

Pour continuer sur la thématique de l’eau pour 1 steak il faut compter 4 500L d’eau d’après Arjen Horkes. Pour 1kg de viande de bœuf il faut 15 500 litres d’eau, ce constat édifiant nous mène à la conclusion que l’élevage est responsable de 8% de la consommation mondiale d’eau.

Enfin outre toutes ces formes de pollution on peut noter que cela émet 7 gigatonnes de CO2 chaque année soit 14.5% des gaz à effet de serre produit dans le monde par an

Consommation d'eau

Les répercussions sur la santé

Les conditions d’élevage des animaux conduisent les industries à utiliser des antibiotiques en masse. En 2009 un grand détaillant américain a reçu 13 000 tonnes d’antibiotiques soit 80% de ceux consommés dans le pays.

Ce sont souvent des antibiotiques préventifs pour que les animaux ne tombent pas malades dû aux conditions sanitaires déplorables des élevages.

Cependant notre corps réagit à ces médicaments, ce qui fait que nos antibiotiques ne fonctionnent plus de la même manière dû à l’accoutumance de certains produits.

Celui des animaux aussi ; les bactéries s’adaptent et 2014 en France, sur l’étude d’un échantillon de 100 pièces de poulet, ¼ contenait des bactéries Eschérichia coli et 64% de celles-ci étaient résistantes à nos médicaments.

Il faut aussi prendre en compte les dangers de l’excès de viande pour la santé ; en 2012 en France 42 000 personnes ont eu un cancer colorectal principalement à cause de la viande

A la Harvard Medical School, des scientifiques ont analysé les données de 120 000 personnes, hommes et femmes de 1980 à 2008.

Le constat a été que manger quotidienne de la viande rouge augmente le risque de mortalité de 13 %, de maladie cardiovasculaire de 18% et le risque de mortalité par cancer de 10%.

Si la viande est transformée (bacon, salami, saucisses…) les chiffres sont encore plus impressionnants avec une mortalité globale qui augmente de 20%, le risque de mourir de problèmes cardiaques de 21 % et le risque de mourir de cancer de 16 %.

En effet ce serait les graisses saturées et le sodium présents dans les viandes transformées qui provoque une augmentation de la tension artérielle

Le paradoxe de la faim dans le monde et de la surconsommation de viande

Alors que la viande est considérée comme un symbole de virilité et de richesse on constate que la consommation de viande dans les pays développés est plus importante que dans les pays en développement. Entre 1995 et 2005 la Chine passe d’environ 38 kg à 59 kg, le Mexique de 44 kg à 62 kg, alors que le Cameroun passe d’environ 12 à 13 kg, l’Indonésie de 9 à 10 kg. En France nous sommes à 88kg de viande/personne/an.

On constate donc qu’un facteur important lié à cette consommation est l’évolution de la richesse du pays (en termes collectifs) et le pouvoir d’achat des consommateurs (au niveau individuel). En effet on constate des disparités inter-pays mais aussi intra-pays. Tout le monde n’a pas le même pouvoir d’achat et ne peux pas forcément manger autant de viande et tout le monde ne peut pas s’acheter la même qualité de viande.

Près de 800 millions d’humains souffrent de malnutrition et 2/3 des terres agricoles dans le monde sont consacrées à l’élevage ou à la production, 75% des terres agricoles du globes pour nourrir les bêtes d’élevage alors que ces animaux ne fournissent que 8% des calories et 18% des protéines que nous mangeons. En effet 1kg de viande = 7kg de céréales.

Les ressources allouées à la production de viande (directement ou indirectement) sont celles qui sont indisponibles pour les personnes mourant de faim. Les céréales utilisées pour les animaux sont ceux qui ne sont pas disponibles pour les humains. La baisse de la production de viande permettrait par exemple de libérer des espaces pour cultiver d’autres choses.

Ne pas manger les animaux

Impact sur l’économie

Perte de confiance des consommateurs

Morgan et Hunt (1994) : « l’engagement et la confiance sont des variables-clé parce qu’elles encouragent les praticiens : à préserver les investissements relationnels en coopérant avec les partenaires, à résister à l’attraction d’alternatives de court terme en faveur des bénéfices existants, à long terme, de rester avec les partenaires en présence et à percevoir des actions potentiellement risquées comme prudentes, en raison de leur croyance dans le fait que leurs partenaires n’agiront pas de façon opportuniste. Bref, l’engagement et la confiance conduisent directement aux comportements de coopération, médiateurs du succès du marketing relationnel »

La confiance est donc une notion clef de la consommation et du marketing. Les différents scandales du secteur de la viande ont au fur et à mesure entamé la confiance des consommateurs dans ce secteur. On peut par exemple citer le scandale de la viande de cheval dans les plats préparés en 2013, dernier gros scandale en termes de viande, mais aussi la diffusion d’images choquantes dans certains abattoirs…

En termes de crise sanitaires il y a eu l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ou vache folle en 1996 et 2000, fièvre aphteuse en 2001, grippe aviaire fin 2005.

Tout cela porte un coup à la consommation de viande et à tout le secteur agro-alimentaire de manière générale.

Les consommateurs ont besoin de confiance pour acheter, or lorsque l’on découvre que la viande n’a pas une traçabilité fiable, que parfois on ne mange pas le type de viande qu’on est censé manger ou que l’animal était malade ou à été horriblement traité la confiance s’effrite et la demande chute ce qui provoque un choc brutal sur la consommation. Ces chutes peuvent atteindre 20 à 30 % sur deux ou trois mois.

En fait une fracture s’est effectuée entre les croyances des consommateurs et la révélation des processus d’élevage et de fabrication, brisant la confiance de ces derniers. L’enquête Agro Marchés Internationaux (AMI)2 de 2001, montre que 68% des producteurs se déclarent pessimistes sur l’avenir de leur profession, la confiance des consommateurs étant la première difficulté pour 66% d’entre eux. Décaudin note que « les changements intervenus dans l’environnement de l’univers agroalimentaire au cours de la dernière décennie incitent le consommateur à rechercher une certaine sécurité »

Baisse de la consommation de viande et de la demande

Bien que les français consomment 89kg de viande environ par an et par personne (ce qui peut paraitre énorme en comparaison à certains pays comme vu précédemment) cette consommation est en chute. Cela a pour conséquence la diminution de la part des dépenses de viande dans les dépenses alimentaires des ménages. En effet elle était à 26 % en 1967 et à peu près stable jusqu’au début des année 90’, ce qui s’expliquait par la baisse du prix relatif des viande plus forte que l’augmentation de la consommation en volume. C’est descendu à 20 % en 2014 ce qui coïncide avec la stabilisation du prix relatif et la survenue des premières inquiétudes sanitaires de la filière.

Un des facteurs importants qui explique aussi cette baisse est le changement des modes de consommation. Avec les différentes évolutions structurelles notamment dans les modes de vie et les contraintes liées au temps et au travail les individus se tournent de plus en plus vers des viandes préparées au travers par exemple de plats préparés. On constate que ces derniers ont doublés entre 1960 et 2006 pour atteindre 40 % de leurs achats de viande et rattraper celle de la viande de boucherie qui a perdu pendant le même temps 20 points

Difficultés de la filière

Au-delà des problèmes d’image et des changements des modes de consommations la filière de la viande fait face à des difficultés économiques importantes.

Il faut aussi noter que les employés des abattoirs sont pour la plupart là parce qu’ils ne trouvent pas ailleurs et souffrent de troubles du sommeil, la drogue est un moyen courant pour eux de pouvoir continuer à travailler. Il y a donc une souffrance sociale importante.

« La souffrance animale est massive, mais la souffrance humaine est également massive« , témoigne le journaliste indépendant Geoffrey Le Guilcher.

Il dit : « Quand on est pris dans la cadence, si l’animal se débat, il rajoute de la pénibilité à un métier déjà pénible. On est dans un contexte où les animaux sont juste des ennemis, qui compliquent une tâche déjà inhumaine » ou encore « a 60 secondes pour dégraisser une vache (…) avant que la sonnerie annonce la prochaine carcasse ». Cela témoigne de l’horreur humaine et animale de ces lieux.

En trente ans, la moitié des exploitations ont disparu, les boucheries artisanales ferment, et du côté des abattoirs, seuls les plus gros résistent à cette crise structurelle.

D’après l’Insee, le revenu agricole moyen d’un exploitant français va baisser de 26 % en 2016. Pour appuyer cela la Mutualité sociale agricole, montre qu’un tiers des agriculteurs ont touché moins de 350 euros par mois en 2015 et au moins 51.000 exploitations ont eu un revenu inférieur à 4000 euros en 2015.

Sur les 80.000 exploitations agricoles spécialisées dans la viande bovine en France, un quart est « en état de quasi-faillite aujourd’hui » Jean-Pierre Fleury, président de la Fédération nationale bovine

Comment expliquer cela ?

Tout d’abord par des prix d’achat trop bas, en dessous des coûts de revient, qui ne permettent pas aux agriculteurs de survivre. Ce qui provoque des fermetures des petites infrastructures où seuls les gros industriels s’en sortent grâce à des prix compétitifs.

Stéphane Le Foll fait état de 11.400 dossiers de demandes d’allégement des charges et au total ce sont 43.000 dossiers remplis.

Des coûts de vente si bas s’expliquent par la guerre des prix dans la grande distribution qui veut toujours plus pour toujours moins cher afin de proposer au consommateur final un coût le plus bas possible.

On peut aussi noter comme les problèmes conjoncturels comme l’empilement des normes, la multiplication des contrôles, les problèmes de surproduction, l’embargo russe sur l’agroalimentaire ou encore les maladies…

Age de votre viande

« Dans nos vieilles sociétés occidentales, nos envies et nos besoins de viandes ont saturé. Le niveau de vie a changé, et les gens ont les moyens d’acheter aujourd’hui d’autres produits alimentaires. Et puis, avec les différentes crises sanitaires, toutes les images négatives qui ont été diffusées ont marqué le consommateur. » René Laporte agroéconomiste et auteur en 2012 de La viande voit rouge.

Dans le futur, une éventuelle solution pourrait participer à résoudre ce paradoxe : fabriquer de la viande in-vitro sans toucher à un animal vivant. Ce n’est donc techniquement pas de la viande mais plutôt un morceau de muscle créé à base de cellules souches de myoblastes. Si l’on envisageait une commercialisation, il faudrait accroître les rendements des cultures de ces cellules grâce à un incubateur géant et améliorer la technologie pour lui redonner un meilleur rendu nutritionnel et sensoriel.

Cela permettrait de réduire de manière conséquente l’utilisation de terres agricoles et d’eau pour les animaux d’élevage et dans un même temps de cesser les maltraitances animales tout en ayant un meilleur contrôle des risques sanitaires.

Une piste à suivre…

Et vous, qu’en pensez-vous ? Donnez-nous votre avis.

Happyment vôtre ♥

Recette veggie/vegan – Pâtes bolognaise revisitées

Découvrez la recette délicieusement éthique des pâtes bolognaise vegan !

Qui a dit qu’il fallait dire adieu aux bonnes vieilles recettes quand on devient végéta*ien.ne ?

Hors de question de ne plus se faire plaisir; un régime végétarien ou vegan ne veux absolument pas dire ennui des papilles !

Découvrez toutes les étapes pour faire de super pâtes bolognaise à vos convives et leur prouver qu’on peut tout à fait se passer de viande pour cette recette (et bien d’autres!)

Cette recette est pour environ 4 personnes.

 

Les ingrédients

  • 1 sachet de pâtes (de préférence des tagliatelles assez larges)
  • 2/3 oignons
  • 1 paquet de haché végétal Sojasun
  • 1 gros pot de sauce tomate (j’aime beaucoup utiliser ceux à la provençale ou au basilic)
  • 2 gousses d’ail
  • Quelques feuilles de laurier
  • Huile d’olive (extra vierge, bio et extraite à froid pour avoir le top du top)
  • Vinaigre balsamique
  • Sucre roux
  • Sel, poivre
  • Feuille de basilic
  • Fromage rappé vegan

Pates bolognaise

La recette

  1. Au boulot les oignons ! 
    On s’arme de masques/tubas, on plonge les oignons dans l’eau, on allume la hotte.. Bref quelle que soit votre technique il va falloir les éplucher et les couper en lamelles assez grossières et plutôt épaisses.
    Faites revenir les oignons à l’huile d’olive jusqu’à ce qu’ils soient transparents. Ensuite ajouter deux cuillères à soupe de vinaigre balsamique et une bonne cuillère à soupe de sucre roux. Laissez à feu doux une dizaine de minutes en pensant à remuer régulièrement.
  2. On fait aussi bosser le haché végétal.
    Faites cuire le haché végétal à feu moyen dans de l’huile d’olive avec du sel.
    Ne soyez pas timide sur la dose d’huile sinon ça risque non seulement d’accrocher mais aussi de ne pas avoir la texture craquante que l’on souhaite. Faites cuire une dizaine de minutes jusqu’à ce que ce soit légèrement croquant.
  3. Place à la sauce.
    Normalement à cette étape vos oignons sont prêts. Ajouter donc dans la même poêle le pot tout entier de sauce tomate. Rapez une gousse d’ail entière et laissez l’autre tel quel. Ajoutez dans la sauce. Mettez aussi les feuilles de laurier. Salez, poivrez. Une fois le haché prêt ajoutez-le à la mixture. Laissez tout ça mijoter tranquillement pendant la cuisson des pâtes.
  4. Des pâtes à la mer !
    Plonger vos délicates pâtes dans l’eau bouillante salée et respectez le temps de cuisson. Vous remarquerez la simplicité de cette étape. Bon évidemment il ne faudra pas oublier de les égoutter une fois prêtes !
  5. A taaaaaaaaaaable !
    La meilleure étape de toute d’après moi, j’ai nommé : la dégustation !
    Ajoutez une feuille de basilic sur votre assiette, une pincé de fromage végétal et le tour est joué !

 

Alors vous avez goutté ? Qu’en pensez-vous ?

 

Délicieusement vôtre ♥