Fiche de lecture – Manifeste Animaliste de Corine Peluchon

 » Nos rapports aux animaux sont un miroir dans lequel nous voyons ce que nous sommes devenus au fil des siècles. Ce ne sont pas seulement les horreurs dont notre espèce se rend coupable en exploitant d’autres êtres sensibles qui apparaissent dans ce miroir, mais le visage blafard d’une humanité en train de perdre son âme.  »
– Corine Pelluchon

manifeste-animalisteEn résumé :  « Nos rapports aux animaux sont un miroir dans lequel nous voyons ce que nous sommes devenus au fil des siècles. Ce ne sont pas seulement les horreurs dont notre espèce se rend coupable en exploitant d’autres êtres sensibles qui apparaissent dans ce miroir, mais le visage blafard d’une humanité en train de perdre son âme.  »

Soulignant l’universalité de la cause animale, Corine Pelluchon montre que les violences infligées aux animaux reflètent les dysfonctionnements de la société. Raison pour laquelle il convient de politiser la cause animale et de donner des repères théoriques et pratiques pour y parvenir.

Pour commencer il convient de cesser la stigmatisation et l’ère des compromis qui ne donnent aucun résultat tangible.

Stratégiquement ensuite, il faut aider les personnes travaillant dans l’élevage, l’expérimentation, l’alimentation ou la mode à se reconvertir et à innover étant entendu que la principale cause de l’exploitation animale provient d’un système économique qui étend la dérégulation sur toute la surface de la terre.

Sensibiliser dès le plus jeune âge, découvrir la richesse des existences animales, enseigner l’éthique animale et l’éthologie dans le secondaire et à la faculté également. Car la culture et l’éducation sont les piliers de la justice.

L’idée poursuivie par l’auteure est de donner aux citoyens, aux représentants politiques et aux différents acteurs de l’économie les moyens d’opérer la transition vers une société juste prenant en compte les intérêts des humains et ceux des animaux.

Corine PelluchonL’auteur : Philosophe, professeure à l’université Paris-Est-Marne-La-Vallée, Corine Pelluchon, spécialiste de philosophie politique et d’éthique, a écrit de nombreux ouvrages dans lesquels la question animale occupe une place centrale, comme L’autonomie brisée. Bioéthique et Philosophie (PUF, 2009, 2014), Éléments pour une éthique de la vulnérabilité. Les hommes, les animaux, la nature (Le Cerf, 2011. Grand Prix Moron de l’Académie française), Les Nourritures. Philosophie du corps politique (Le Seuil, 2015. Prix Édouard Bonnefous de l’Académie des Sciences morales et politiques). Dans ce manifeste, elle condense sa réflexion en la rendant accessible à un large public.

Les arguments à retenir : Nous mettons un voile sur ce que l’on ressent, on se coupe des réalité et on refoule nos sensibilités. Tout ça permet un assujettissement sans précédent des animaux et une acceptation de violences ordinaires qui sont en fait extraordinaires.

Les zoos renforcent la supériorité des humains, l’un est libre et en sécurité, l’autre est enfermé et dépendant. Aller au cirque pour les animaux c’est consacrer la domination, en faire un art. La chasse à courre a été supprimée dans le pays même où elle est née (la Grande Bretagne) et existe toujours chez nous… Le foie gras c’est un foie malade venant d’un animal à qui on enfonce un tube de 20 à 30 cm dans la gorge pour le gaver…

Mon avis : Un livre riche non seulement en termes d’informations et de données factuelles mais aussi en termes de questionnements. C’est une remise en question de ce que l’on pense établi et qui en fait ne l’ai pas. Et en plus d’être instructif il est facile à lire !

Livre en vente sur la boutique L214

Le steak en quelques chiffres

Des hangars immenses, des milliers d’animaux enfermés, jamais de lumière du jour, pas d’exercice, pas d’amour, que de la souffrance. Voilà à quoi ressemblent la vie de l’animal, du cadavre qui est dans votre assiette.
Dans cet article je vais vous faire découvrir en quelques chiffres ce que représente votre steak

Des hangars immenses, des milliers d’animaux enfermés, jamais de lumière du jour, pas d’exercice, pas d’amour, que de la souffrance. Voilà à quoi ressemblent la vie de l’animal, du cadavre qui est dans votre assiette.

Parce que oui, le plaisir gustatif égoïste ne doit pas primer sur la vie. Qui a-t-il de plus beau que la vie ? Qui a-t-il de plus horrible que la mort, la souffrance et la peur ?

Dans cet article je vais vous faire découvrir en quelques chiffres ce que représente un steak :

  • 83% des 800 millions de poulets de chair sont élevés sans accès à l’extérieur (ITAVI, 2016).
  • 69% des 48 millions de poules pondeuses sont élevées en batterie de cages (CNPO, 2016).
  • 99% des 36 millions de lapins sont élevés en batterie de cages (ITAVI, 2006).
  • 95% des 25 millions de cochons sont élevés sur caillebotis en bâtiments.

Elevage intensif

  • Quelques heures à quelques jours, c’est la courte durée où les vaches peuvent profiter de leurs enfants.
  • Les poulets de viande sont tués à 6 semaines alors qu’ils peuvent vivre jusqu’à 8 ans
  • Les dindes sont tuées à 15 semaines alors qu’elles peuvent vivre jusqu’à 10 ans
  • Les cochons sont tués à 6 mois alors qu’ils peuvent vivre jusqu’à 15 ans
  • Les poules pondeuses sont tuées à 16 mois alors qu’elles peuvent vivre jusqu’à 8 ans
  • Les vaches laitières sont tuées à 5 ans alors qu’elles peuvent vivre jusqu’à 20 ans
  • Les canards sont tués à 13 semaines alors qu’ils peuvent vivre jusqu’à 15 ans
  • Les agneaux sont tués vers leurs 5 mois alors qu’ils peuvent vivre jusqu’à 13 ans
  • Les bovins sont tués à 1 ans alors qu’ils peuvent vivre jusqu’à 20 ans
  • Les truies sont tuées à 3 ans alors qu’elles peuvent vivre jusqu’à 15 ans
  • Les veaux  sont tués vers leurs 6 mois alors qu’ils peuvent vivre jusqu’à 20 ans

Age de votre viande

  • 300 œufs par an, ce que les poules pondeuses pondent aujourd’hui (Filières avicoles, 2015) contre une quinzaine lorsqu’elles vivent à l’état sauvage (HSUS, 2014).
  • 27 petits par an, nombre de petits auxquels les truies donnent naissance contre 16 en 1970 (IFIP, 2014).

Elevage intensig

  • Epointage des becs, dégriffage des pattes des poules et des canards, coupe des queues, rognage des dents des cochons, écornage des veaux, castration des porcs, des veaux, des chapons. Toute ces horreurs faites à vif pour produire plus.
  • Plus de 80% des animaux sont élevés en bâtiments fermés, parqués en cage ou sur des caillebotis sans accès à l’extérieur.
  • + de 25% des lapins meurent avant d’avoir atteint l’âge où ils seront tués (ITAVI, 2007, p.60)
  • + de 20% des cochons meurent avant d’avoir atteint l’âge d’être tués dans les élevages porcins (IFIP, 2014).
  • 14.5% de la production de CO2 mondiale est faites par la filière de la viande, la filière la plus polluante devant le secteur des transports (14%)
  • Un végétalien émet 2,5 fois moins de GES par son alimentation qu’un omnivore occidental.
  • Près de 800 millions d’humains souffrent de malnutrition.
  • 2/3 des terres agricoles dans le monde sont consacrées à l’élevage ou à la production d’aliments pour le bétail.
  • L’élevage est responsable de 64% des émissions d’ammoniac, une des principales cause des pluies acides.
  • 1 STEAK = 1500 litres d’eau.

Eau et viande

  • L’élevage est responsable de 8% de la consommation mondiale d’eau.
  • 3 millions d’animaux tués chaque jour en France.
  • Plus de 60 milliards d’animaux tués par an et dans le monde.
  • 294 millions de tonnes de viande produite chaque année.
  • 15.000 litres d’eau pour produire un kilo de viande, un rôti de porc ou un gigot d’agneau, c’est 70 baignoires pleines.
  • 1,3 milliard de tonnes de nourriture sont jetées ou perdues chaque année, ce qui correspond à 1/3 des aliments produits sur la planète.
  • L’élevage intensif serait responsable de la destruction d’environ 80% de la forêt amazonienne d’après Green Peace.
  • Les animaux d’élevages intensifs prennent systématiquement des médicaments en préventifs, en 2009 un grand détaillant américain a reçu 13 000 tonnes d’antibiotiques soit 80% de ceux consommés dans le pays.
  • Les bactéries s’adaptent et 2014 en France, sur l’étude d’un échantillon de 100 pièces de poulet, ¼ contenait des bactéries Eschérichia coli et 64% de celles-ci étaient résistantes à nos médicaments.
  • En 2012 en France 42 000 personnes ont eu un cancer colorectal principalement à cause de la viande.
  • Manger quotidienne de la viande rouge augmente le risque de mortalité de 13 %, de maladie cardiovasculaire de 18% et le risque de mortalité par cancer de 10%.
  • Pour la viande est transformée (bacon, salami, saucisses…) la mortalité globale qui augmente de 20%, le risque de mourir de problèmes cardiaques de 21 % et le risque de mourir de cancer de 16 %.
  • 75% des terres agricoles du globes pour nourrir les bêtes d’élevage.
  • Les protéines animales ne fournissent que 8% des calories et 18% des protéines que nous mangeons.
  • 1kg de viande = 7kg de céréales.

Pour aller plus loin

https://www.viande.info/

Ces personnalités Végéta*iennes

Découvrez la liste de ces personnalités Végétaliennes ou végétariennes qui font du bien à la planète et aux animaux !

Hello, Hello, A travers ce court article je vous propose de découvrir la grande liste des personnalités végétariennes, végétaliennes pour vous rendre compte que ce n’est pas une mode mais bien un phénomène rependu !

Pour rappel les végétariens ne mangent pas de viande ni de poisson mais des produits à base d’animaux (oeufs, lait, fromages, miel), les végétaliens aucun produits issus des animaux (miel, oeufs, lait, fromages, viande, poisson).

 

Personnalités végétariennes

  • Avril Lavigne
  • Billy Idol
  • Bob Dylan
  • Boy George
  • Carlos Santana
  • Chris Martin (Coldplay)
  • Chris Novoselic (Nirvana)
  • Cindy Lauper
  • Common (Lonnie Rashied Lynn)
  • Dave Stewart
  • David Bowie
  • Diane Dufresne
  • Diane Tell
  • Dizzy Gillespie
  • Elli Medeiros
  • Frida (Abba)
  • Garry Glitter
  • George Harrison
  • Hilary Hahn (Violoniste)
  • Jeane Manson
  • Jeanne Mas
  • Jimmy Cliff
  • Jimmy Sommerville (The Communards)
  • Joan Baez
  • Joe Jackson
  • John Lennon
  • Joss Stone
  • Kate Bush
  • LaToya Jackson
  • Lenny Kravitz
  • Léonard Cohen
  • Martin Gore (Depeche Mode)
  • Michael Jackson
  • Michael Stipe (REM)
  • Michel Sardou (et sa femme Anne-Marie)
  • Montserrat Caballé (cantatrice)
  • Morrissey (ancien du groupe Smiths)
  • Mylène Farmer
  • Nadiya (Chanteuse R n’B)
  • Nicole Croisille
  • Nik Kershaw
  • Nina Hagen
  • Olivia Newton John
  • Paul & Linda Mc Cartney
  • Peter Gabriel
  • Phil Collins
  • Pink (Chanteuse R n’ B)
  • Prince
  • Rick Allen (Def Leppard)
  • Rika Zaraï
  • Ringo Starr (et sa femme, Barbara Bach)
  • Robert Smith (The Cure)
  • Shirel
  • Shirley Bassey
  • Steve Vai
  • Stone (de « Stone & Charden »)
  • Susan Vega
  • Tanita Tikaram
  • Tina Turner
  • Vanessa Paradis
  • Whitney Houston
  • Womack and Womack
  • Yazz
  • Yehudi Menuhin
  • Yoko Ono (Veuve de John Lennon)
  • Carl Lewis
  • Gandhi
  • Pytaghore
  • Platon
  • Saint Thomas d’Aquin
  • Saint Augustin
  • Saint François d’Assise

 

Personnalités végétaliennes

  • Bryan Adams
  • Sinead O’Connor
  • Shania Twain
  • Moby
  • Keziah Jones
  • Venus et Serena Williams
  • Beyoncé
  • Dave Scott
  • Bode Miller
  • Martina Navratilova
  • Edwin Moses
  • Oprah Winfrey
  • Pomoe
  • Ziggy Marley
  • Lolita Lempika
  • RZA
  • Pink
  • Ariana Grande
  • Aymeric Caron
  • Stella Mc Cartney
  • Kate Von D
  • Mike Tyson
  • Algore
  • Bill Clinton
  • Jane Goodall
  • Sia
  • Paul Watson
  • Miley Cyrus
  • Gwineth Paltrow
  • Joaquim Phoenix
  • Emily Deschanel
  • James Cameroun
  • Pamela Anderson
  • Jared Leto
  • Forest Whitaker
  • Carrie Ann Moss
  • Tobey Maguire
  • Russel Brand
  • Jessica Chastain
  • Kristen Bell
  • Peter Singer
  • Peter Dinklage
  • Mayim Bialik
  • Nathalie Portman
  • Sam L Jackson
  • Casey Affleck
  • Woody Harrelson
  • Sandra Oh
  • Ellen Page
  • Ellen Degeneres
  • Eric Roberts
  • Michel Pfeiffer

 

Et encore la liste n’est pas exhaustive et tend à grandir encore et encore pour compter parmi nous de nombreux néo-végéta*iens !

La boucherie éthique – Sensibiliser à la consommation de viande

Manger de la viande sans tuer les animaux ? C’est le pari de la boucherie éthique. Découvrez ce que cache ce faux documentaire

Quand on mange de la viande ce n’est en fait pas de la viande que l’on mange mais des êtres, des animaux, des vies.

Toutes les techniques sont bonnes pour sensibiliser à la consommation de viande mais certaines fonctionnent mieux que d’autres. Les parasites ont choisi le faux documentaire pour nous questionner sur notre alimentation.

 

Un faux reportage

Il est important de préciser ici que ce reportage n’est pas réel. C’est une mise en scène sous forme de documentaire qui a été effectuée mais tout est faux.

La boucherie éthique n’existe pas, d’ailleurs aucune boucherie éthique ne pourra jamais exister car le simple fait de tuer un être vivant n’est pas éthique.

Ce « reportage » de sensibilisation met en scène Daniel, le créateur de la boucherie éthique. Après avoir vu des vidéos horribles montrant la vie des animaux d’élevage et leur abattage il décide de réformer la filière de la viande. Il ne veut pas tuer mais il ne peut pas se passer du goût. D’ailleurs pour lui il n’est pas question de devenir végétarien ou vegan, ça serait trop dur.

Non au lieu de cela il propose de « prélever » chirurgicalement des parties du corps des animaux (autant que possible bien sûr) et de les laisser en vie dans des sanctuaires.

On voit donc des animaux de toutes espèces arborant des prothèses. On nous montre à quel point ces animaux sont heureux et ont de la chance de pouvoir vivre et donner de leurs corps pour l’homme. C’est un privilège. Certaines associations (toujours de manière fictive bien sûr) véganes ou de protection des animaux soutiennent le mouvement et avouent que se passer de viande « c’était dur et utopique ».

Un label « Viande éthique » est créé pour que les consommateurs sachent que l’animal qu’il mange n’est pas mort, juste prélevé.

Viande éthique

Au delà des animaux « classiques » de rente (cochons, vaches, poules…) on voit aussi des animaux sauvages prélevés (koala, panda, lion..), mais aussi des humains. Vu qu’on a plus besoin de tuer pour manger on peut tester tout type d’animaux. Cela profite même aux animaux. Pour les animaux de rente c’est la promesse d’une « belle vie » une fois leur « devoir » terminé; pour les animaux sauvage c’est l’augmentation du nombre d’individus parce qu’on va plus les protéger et les inciter à se reproduire; et pour les humains c’est le fait de gagner beaucoup d’argent en échange d’une partie de son corps. On s’en doute ce sont donc des pauvres (notamment une SDF dans le documentaire) qui vendent des parties d’eux pour des personnes fortunées en quête de plaisirs gustatifs inédits.

Des centres de prélèvement existent donc, permettant par exemple d’amener votre chien, de commander deux rumsteck et de le récupérer avec quelques parties en moins mais en vie. Ce qui permettrait d’après une propriétaire de chien « de plus se rapprocher de son animal et d’avoir une petite partie de lui en soi ».

D’autres secteurs se sont inspirés de la viande éthique, la chasse par exemple..

Pour appuyer leur volonté d’ouvrir les consciences au ridicule du carnisme et d’une éventuelle boucherie éthique de vrais intervenants sont présents. C’est le cas du cofondateur de L214  Sébastien Arsac, et de Paul Watson de Sea Shepherd.   Ce sont les seuls qui sont porteurs d’un discourt cohérent.

Daniel nous dit vers la fin du documentaire que pour les poules et les poissons c’est pas la même chose, on peut les tuer. Il ne faut pas être « extrémiste quand même« .

 

Ce que cela cache

Défense des animaux

En premier lieu il convient de dire que de nombreux internautes ont cru à cette histoire et cela les a révoltés. Dans cette part d’internautes la majorité est carniste et il est impressionnant de voir comme la cruauté de prélever des animaux les choquent alors que les manger ne les choquent pas. Bref.. Tout commence et tout fini par un décompte. Le nombre d’animaux qui sont dépossédés de leurs vies durant le visionnage du documentaire. Ce chiffre est horrible, terrible, terrifiant. Le faux documentaire est donc clairement engagé dans la défense des animaux.

Dérives technologiques

Ici on nous montre une dérive possible des avancées technologiques au « service » de la nourriture. Prélever de la viande et ne pas tuer, se nourrir d’animaux encore vivants. Depuis le début l’homme cherche à améliorer l’efficacité et la productivité de tout ce qu’il entreprend. Même dans le cadre des animaux. Cela fait des années que nous cherchons constamment les sélections génétiques pour produire plus d’œufs, de viande, de lait. Ensuite on a essayé d’implanter des choses pour mieux contrôler les animaux comme les vaches avec des hublots. Dans le cadre du documentaire on nous montre que les scientifiques et vétérinaires cherchent à prendre toujours plus de l’animal en ne se souciant que peu de leur bien-être. La vétérinaire qui fait les prélèvements est d’ailleurs habillée d’une blouse couverte de sang, la table est couverte de sang elle aussi. Un clin d’œil pour rappeler que bien peu de chose la sépare d’un boucher.

Lorsqu’un restaurateur est interviewé il nous indique même que dans un futur proche on pourra faire du foi gras éthique en remplaçant les foi des canards ou oies par d’autres fois…  On nous parle clairement de transanimalisme et d’animaux augmentés. Les animaux préféreraient presque avoir des membres mécaniques que leurs membres…

Manger de la viande éthique

Animaux objets

Ici les animaux ne sont ni plus ni moins que des objets vivants. On estime que c’est leur devoir de produire de la viande pour nous et de nous donner une partie de leur corps, ils sont nés pour cela et pour rien d’autres. Les éleveurs les font naître, prennent soin d’eux, les nourrissent, c’est en retour à l’animal de faire son boulot et de nous donner sa viande.

Une question se pose donc: L’animal doit-il être utile pour vivre ? Son but est-il d’être mangé ? Peut-on s’approprier le corps d’un animal pour un simple plaisir gustatif ?

Maquiller la vérité

Ici en fin de compte on maquille la réalité pour le consommateur. Parce qu’après tout qui est responsable de la mort ou de l’utilisation des animaux ? Le consommateur. Si personne ne consomme, pas d’animaux tués. Le but est donc d’emballer joliment le paquet pour mieux le donner, même si le cadeau reste le même.

Manger de la viande permettrait en fait de sauver les animaux, voila ce que l’on veut nous faire croire…  Parce que finalement si personne ne mangeait de viande on ne mettrait pas ces animaux au monde, on les préserve donc en les faisant naître pour leur offrir une courte vie de souffrance.

On enjolive toujours les mots qui concernent la viande : Quand on castre, lime les dents, coupe la queue des porcelets à vifs on dit qu’on fait des soins dans les élevages. Dans les abattoirs tuer c’est euthanasier.

Il faut maquiller les choses/la réalité pour que ce soit plus acceptable et défendable pour les consommateurs, on doit cacher l’horreur de la viande pour qu’on continue à en manger. Et ici si c’est « éthique » ça dédouane les gens. Ils ne se sentent plus coupables. Ils peuvent donc continuer bêtement et égoïstement à consommer.

On veut se donner bonne conscience, donner une bonne image en société. On est fainéant et au lieu de changer nos modes de consommation on cherche des alternatives qui sont bien vues. Par exemple, dans le monde réel, au lieu d’arrêter de manger de la viande on va manger de la viande bio.. Ça reste de la viande en fait..

Viande éthique, viande

Le syndrome de la blouse blanche

Une chose importante dans ce documentaire c’est le syndrome de la blouse blance.

De nombreuses personnes ont cru (à tort) que ce documentaire était réel parce qu’il met en scène de nombreux faux experts. Ces faux experts en blouses blanches ne sont autre que des acteurs. On avale donc n’importe quoi tant que l’habit fait le moine. Notre sens critique s’arrête là où la blouse commence.

 

 

En tout cas ce faux documentaire intelligemment tourné et orchestré nous montre les dérives de l’homme et son égoïsme. Il permet de remettre en question des choses que beaucoup préfère oublier. Que beaucoup savent mais dont ils ne veulent pas se souvenir.

Nous ne sommes pas dans un monde de bisounours. Manger de la viande tue. Manger de la viande tue beaucoup : 65 milliard d’animaux terrestres tous les ans.

 

 

 

Le petit lexique de la cause animale

Découvrez le vocabulaire de la cause animale !

Aujourd’hui je vous propose un article assez court mais qui vous permettra de mieux comprendre le vocabulaire des vegans, végétaliens, animalistes et acteurs de la protection animale.

 

Abolitionnisme : Mouvement qui veut l’abolition absolue de toutes formes d’exploitation animale.

Animalisme : Engagement politique dont le but est de défendre les animaux comme individus.

Antispécisme : Courant de pensée philosophique et moral, qui considère que l’espèce à laquelle appartient un animal n’est pas un critère pertinent pour décider de la manière dont on doit le traiter et de la considération morale qu’on doit lui accorder.

B12 : Vitamine utilisée par les végétaliens pour éviter les carences.

Carnisme : Idéologie selon laquelle il est moralement acceptable pour les humains de consommer certains animaux.

Crudivore : Ne consomme que des produits crus. Et donc pas forcément végétarien.

Cruelty free : Le terme signifie « sans cruauté ». Les cosmétiques signalés d’un label « cruelty free » ne testent pas leurs produits sur les animaux (ni produits finis, ni ingrédients).

Flexitarien : Personne consommant occasionnellement de la viande. Ils sont souvent qualifiés de semi végétariens. C’est la volonté de réduire sa consommation de viande.

Locavore : Consomme des aliments produits tout près de chez lui. Il ne s’agit pas d’un régime alimentaire, mais d’un mode de consommation engagé et décroissant, qui refuse les aliments qui font trois fois le tour de la planète avant de finir dans nos assiettes. De fait, le locavore va consommer beaucoup de fruits et légumes, exclusivement de saison.

Mentaphobie : Réticences à reconnaître la conscience animale.

Néowelfarisme : Mène des campagnes pour le bien‑être animal, tout en visant l’abolitionnisme.

Omnivore : Personne se nourrissant indifféremment d’aliments d’origine animale et végétale.

Orthorexique : Trouble du comportement alimentaire (au même titre que la boulimie ou l’anorexie). L’orthorexique consacre plusieurs heures par jour à vérifier que ce qu’il va ingérer est sain, ce qui peut être extrêmement privatif.

PA : Protection animale. Terme utilisé par les militant de la cause animale.

Seitan : Pâton de gluten (la protéine du blé) cuit dans un bouillon, qui peut être cuisiné comme une viande.

Sentience : Désigne la capacité à éprouver des choses subjectivement, à avoir des expériences vécues, à ressentir.

Slow cosmétique : Démarche écologique et éthique fondée sur une volonté commune de promouvoir un mode de consommation naturel, sain et raisonnable de la cosmétique.

Spécisme : Le spécisme « est à l’espèce ce que le racisme est à la race, et ce que le sexisme est au sexe : une discrimination fondée sur l’espèce, presque toujours en faveur des membres de l’espèce humaine », résume David Olivier, fondateur de la Veggie Pride. Discriminer par l’espèce.

Tempeh : Aliment fermenté. On utilise des graines de soja simplement dépelliculées, que l’on fait cuire, que l’on écrase et que l’on fait fermenter en compagnie d’un champignon. 24 heures de fermentation sont nécessaire pour qu’apparaissent des moisissures blanches qui modifient la texture du soja pour en faire un bloc.

Tofu : Issu du caillage du lait de soja. Il n’est pas fermenté, ni vieilli, ni mûri. Il se commercialise sous forme de bloc rectangulaire.

Validisme : Il résulte de la structure sociale qui normalise le fait que la société et les infrastructures sont pensés par des personnes valides pour des personnes valides, en ne prenant pas en compte les personnes en situation de handicap, la société étant handicapée pour les personnes ne correspondant pas à la norme valide. La norme donc le modèle standard d’une personne n’ayant (et non pas « souffrant de ») aucun « handicap » physique ou mental. Les personnes ne correspondant pas à ce modèle se voient donc mis face à une infinité de difficultés.
Enfin, le validisme est l’idéologie selon laquelle les personnes en situation de handicap sont « anormales », que le handicap est l’une des pires choses qui puissent nous arriver mais aussi et surtout qu’il n’est ni utile ni rentable de prendre en compte leurs particularités dans la construction de la société.

Vegane : Personne ne consommant ni chair animale ni produits d’origine animale et qui renonce à l’utilisation des animaux dans toutes circonstances. Elle refuse de porter les produits issus des animaux comme la fourrure, les plumes, le cuir, l’angora ou la soie. Elle utilise des produits cosmétiques et d’entretien non testés sur les animaux. Elle ne participe pas aux activités qui exploitent les animaux comme c’est le cas dans les cirques terrestres et aquatiques, certains circuits touristiques ou dans différents sports.
Les vegan ont un régime alimentaire végétalien et pratique le mode de vie vegan.

Végétarien : Personne qui ne consomme pas de chair animale, qu’elle provienne d’animaux terrestres ou aquatiques mais qui admet la consommation de produits d’origine animale comme les œufs, le lait, le miel et le fromage.

Végétalien : Personne qui ne consomme pas de chair animale ni de produits d’origine animale.

Végéta*isme : Terme très usité sur la toile permettant de s’adresser et de regrouper les végétariens et végétaliens. Le dénominateur commun non négociable est l’absence de consommation de chair animale.

Welfarisme : Cherche à réduire la souffrance des animaux exploités, mais ne remet pas en question leur exploitation. C’est en fait la recherche d’une amélioration des conditions des animaux exploités mais la remise en cause du fait qu’ils soient les « objets » des humains.

Zoopolis : Mot inventé par Jennifer R. Wolch – « Pour permettre l’apparition d’une éthique, une pratique et une politique qui se soucient des animaux et de la nature, nous devons renaturaliser les villes et y réinviter les animaux, et ce faisant réenchanter la ville. J’appelle cette ville renaturalisée et réenchantée : Zoöpolis. »

Animale aide

Et voila, j’espère que ces quelques définitions vous permettront de mieux comprendre le champ lexical de la cause animal et de mieux vous y retrouver pendant les débats.

D’autres mots à ajouter ? Donnez-les nous en commentaire.

 

Happyment vôtre ♥

Végétarien, Végétalien, Vegan – Késaco ?

Actuellement de nombreux modes de consommation ce sont développés en réponse aux souffrances que vivent les animaux.
Entre les omnivores, les ovo-végétariens, les flexi-tariens, les pesco-végétariens, les végétariens, les végétaliens et les vegans un petit décryptage s’impose !

Actuellement de nombreux modes de consommation ce sont développés en réponse aux souffrances que vivent les animaux.

Les associations, les auteurs, les cinéastes, les chercheurs, les influenceurs… Nombreux sont ceux qui ont dénoncés les conditions de vie (et de mise à mort) des animaux d’élevage.

Face à cela certains ont décidés de stopper partiellement ou totalement leur consommation de produits à base d’animaux.

Entre les omnivores, les ovo-végétariens, les flexi-tariens, les pesco-végétariens, les végétariens, les végétaliens et les vegans un petit décryptage s’impose !

 

Petit test – Quel est votre régime alimentaire ?

  • Vous mangez de la viande, du poisson, des oeufs, du lait de manière courante : Vous êtes omnivore.
  • Vous mangez de la viande, du poisson, des oeufs et du lait mais vous limitez sérieusement votre consommation de viande (que pour les sorties ou au resto) : Vous êtes flexi-tarien.
  • Vous ne mangez pas de viande mais vous consommez du poisson, des oeufs et du lait : Vous êtes pesco-végétarien.
  • Vous ne mangez ni viande, ni poisson mais vous consommez du lait et des oeufs : Vous êtes végétarien.
  • Vous ne mangez ni viande, ni poisson, ni oeufs mais vous buvez du lait ou mangez des produits à base de lait (yaourts, crèmes, fromages) : Vous êtes lacto-végétarien.
  • Vous ne mangez ni viande, ni poisson, ni produits à base de lait mais vous mangez des oeufs : Vous êtes ovo-végétarien.
  • Vous ne mangez ni viande, ni poisson, ni aucun produit provenant d’animaux (oeufs, lait, fromages, miel…) : Vous êtes végétalien.

D’accord, maintenant vous savez ce que vous êtes, mais qu’est ce que cela veut dire plus précisément ?

Végétarien, omnivore, végétalien

Être omnivore ou carniste

Définition : Un omnivore est une personne qui se nourrit de produits d’origine animale, d’animaux, de fruits et de légumes. Il se nourrit de tout sans distinction.

Omnivore ou carniste

Être végétarien

Dénition : Un végétarien est une personne qui pratique le végétarisme, c’est-à-dire qui exclue de son alimentation toute chair animale. Ainsi, le végétarien ne mange ni poisson, ni viande, ni volaille (oui certains m’ont déjà affirmé que la volaille n’était pas de la viande…), mais peut néanmoins consommer des produits issus du règne animal comme le lait, les œufs, le miel.

Petites nuances :  

  • Les flexi-tariens réduisent sensiblement leur consommation de viande mais ne sont pas considérés comme végétariens,
  • Les pesco-végétariens (ou végétarisme à la française) consomment du poisson, ils ne sont donc pas considérés comme des végétariens car ils consomment de la chair animale,
  • les lacto-végétariens ne consomment, en plus des végétaux, que du lait,
  • les ovo-végétariens, qui ne consomment, en plus des végétaux, que des oeufs.

Végétarien

 

Être végétalien

Définition : Un végétalien ne consomme aucun produit issu de l’exploitation animale. Cela concerne donc la chair animale, mais également le lait, le miel ou les oeufs. Il s’agit d’un régime alimentaire strict.

Il va donc plus loin que le végétarien dans la protection et l’exploitation animale.

Il faut faire attention dans la composition de ses plats pour avoir toujours des apports protéinés suffisant. Un supplément B12 devra être pris régulièrement pour éviter les carences, il vaut mieux demander conseil à un nutritionniste ou à son médecin pour manger équilibré.

Vegan -

 

Être vegan

Définition : Personne qui exclut, autant que possible en pratique, tout produit d’origine animale (végétalisme) et adopte un mode de vie respectueux des animaux (habillement, cosmétiques, loisirs…). Adj. Le mouvement végane, véganisme. (Définition Le Petit Robert 2015).

On entend par « origine animale » dans cette pratique les substances issues de l’élevage, de l’abattage, de la chasse et de la pêche.

Le vegan va donc le plus loin dans la protection des animaux et dans sa volonté de ne contribuez en rien (au maximum) à leur exploitation. Il va refuser de manger des produits provenant d’animaux, d’aller au cirque, à Marineland, de porter du cuir ou de la laine..

Souvent c’est une personne très impliquée qui va faire partie d’association  militante.

Être vegan est plus qu’un mode de consommation alimentaire, c’est un mode de vie.

vegan-vegetalien-vegetarien

 

Pour des raisons éthiques, écologiques et pratiques nous devons revoir notre alimentation. Je ne prône pas un type d’alimentation plutôt qu’un autre mais n’oublions pas les ressources alloués pour un steak comparées à celles allouées pour la même quantité de légumes.. La terre, les animaux ont besoin de notre bon sens.

 

Et vous, quel type d’alimentation avez-vous choisi ? Répondez-nous en commentaire.

 

Pour aller plus loin

https://vegan-pratique.fr/

http://veganimpact.com/